2008-11-24

Y a-t-il un économiste à l'Elysée ?

Encore une fois, le Royaume-Uni, même travailliste, donne à la France une leçon de libéralisme, de politique économique, d'économie politique, d'économie, bref, de politique.

Dès lors que le principe - discutable - d'une relance est acquis, la réduction de 17,5 à 15 % (soit de 2,5 points !) de la TVA, même temporaire, est l'une des meilleures solutions.

Certes la TVA, proportionnelle, est moins nocive que l'impôt sur le revenu, progressif. Et les "administrés" aspirent à plus de stabilité de la réglementation fiscale. Mais s'il s'agit de donner à toute la population quelques marges de manoeuvre budgétaires de plus, ce n'est pas une idée indéfendable.

En outre, l'immense avantage de cette solution d'amener la TVA à son plancher conventionnel (la TVA ne peut normalement être inférieure à 15 %, par traité...) est qu'elle ne comporte aucune distorsion de concurrence. Au contraire, elle bénéficie généralement à tous les secteurs d'activité, et réduit le coin fiscal qui préjudicie à l'initiative économique et aux transactions. Cela vaut infiniment mieux que les "aides ciblées", soumises au marchandage politique des intérêts corporatistes, envisagées par la France de Nicolas Sarkozy et l'Allemagne d'Angela Merkel, qui nous avait habitués à être plus inspirée. Ajoutons qu'on cherche la cohérence entre un "Grenelle de l'environnement" et le subventionnement de l'industrie automobile : le contribuable paie deux fois, pour des actions contradictoires.

De surcroît, la mesure de réduction de la TVA est simple d'application, sans bureaucratie ni tombereaux de réglementation nouvelle. Elle empêche de plus la démagogie consistant à présenter comme des actions nouvelles des mesures déjà votées, ce qui contribue à décrédibiliser encore la parole publique.

Si la mesure est temporaire, elle n'a pas d'effet déflationniste par procrastination : elle incite à agir avant la remontée au taux initial.

Dernier avantage : réduire les recettes a le même effet apparent (se souvenir de Bastiat : ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas...) qu'augmenter les dépenses : stimuler l'économie artificiellement par le déficit ; mais en contraignant encore les ressources du Léviathan, elle le force aussi à prendre ses responsabilités et à limiter, tôt ou tard, ses dépenses, sous peine de banqueroute.

Nota bene : Cet article ne porte que sur la baisse de la TVA : d'autres mesures envisagées dans le paquet de Gordon Brown et Alistair Darling sont dignes du parti socialiste français : hausse de l'impôt sur le revenu pour "les riches", déficit record de 118 milliards de livres en 2010, suspension de la règle d'or de l'équilibre des finances publiques sur un cycle économique jusqu'en 2015-2016, etc.
Dépenser, dépenser, dépenser un argent public qui n'est pas dans les caisses : comme en France, le résultat sera un appauvrissement réel, une banqueroute publique et/ou une relance délibérée de l'inflation (par une atteinte à l'indépendance de la BCE ou une sortie de l'euro) dans les 10 ans. Impensable ? Souvenez-vous de l'Argentine, de l'Islande, de la Hongrie. On en reparlera en 2018 ou même avant !

Liens :
- Vincent Bénard (Objectif Liberté) parie sur l'hyperinflation
- Loïc Abadie (Tropical Bear) parie sur la déflation

2008-11-23

Libertas sur Cozop

Le fil d'information de Libertas est désormais repris également dans deux journaux de Cozop : Libertariens et Réseau LHC.

2008-11-22

Get a free bank !

Entreprises publiques françaises

Ces informations ayant été sucrées par un "contributeur" sur Wikipédia, qui ne semble pas saisir la possibilité de contrôle d'une entreprise par un actionnaire minoritaire, je copie ici pour mémoire les participations connues de l'État français dans des entreprises :

L'État français détient les participations suivantes :

Ces participations sont gérées par l'Agence des participations de l'État (APE), satellite de la Direction générale du Trésor et de la Politique économique (DGTPE).

Mise à jour le 26 septembre 2008.

2008-11-21

C est vache mais bien vu

Un petit billet de FT Alphaville faisait sourire ce matin. C'est vache pour la fierté des Français, mais juste : Mon petit complexe Napoléon

Prêcher à des non convertis

Les blogueurs libéraux communiquent, interagissent, débattent, commentent... entre eux.

Et mis à part les débats de chapelles, prêchent plutôt à des convertis.

Mais comment ouvrir des espaces de dialogue, de débat d'idées sans anathèmes, faire découvrir de nouveaux horizons intellectuels à d'authentiques socialistes (je ne parle pas du PS, hein, je parle de l'idéologie socialiste), comme Skippyremi II ?

Comment les amener à remettre en cause leurs certitudes ? à découvrir la pensée libérale sans caricatures ?

Comment amener les lecteurs et auteurs des Left blogs à lire les Libertariens et vice-versa, afin d'engager un débat "utile et serein" ? Quels moyens ? Quels effets ?

2008-11-20

Ecrivains publics

"L'argent du contribuable a servi aux prix littéraires de cette année", écrit ActuaLitté.

Après un moment de surprise, le contribuable étonné découvre en effet sur le site du Centre national du livre, créé en octobre 1946 par une loi de l'Assemblée nationale constituante (composée à 22 % de socialistes et à 26 % de communistes), accessoirement une belle planque située dans un hôtel particulier de la rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris (décentralisation, avez-vous dit ?), que "chaque année le CNL attribue près de 3 millions d’euros aux auteurs et traducteurs dont les projets sont jugés remarquables".

Jugés remarquables, mais par qui ? Comme l'écrit Bastiat : "Partout le Conventionalisme classique nous montre, derrière la société passive, une puissance occulte qui, sous les noms de Loi, Législateur, ou sous cette expression plus commode et plus vague de on, meut l'humanité, l'anime, l'enrichit et la moralise".

"Le CNL bénéficie de taxes fiscales qui lui sont affectées : une redevance de 2,25 % sur la vente du matériel de reproduction et d’impression et une redevance de 0,20 % sur le chiffre d’affaires de l’édition, dont les éditeurs au CA inférieur à 76 000 € sont dispensés. Le montant global de ses interventions représente un budget de 35 millions € en 2008".

Voilà comment supprimer 35 millions d'euros de dépense publique, rendre du pouvoir d'achat aux Français, et laisser les éditeurs, les jurys de prix littéraires, les libraires et surtout les lecteurs juger quels auteurs et traducteurs sont remarquables !

Pourquoi je ne lis plus le Figaro

Pour je ne lis plus le Figaro ? Lisez cet article du Monde : Le Figaro escamote les diamants de Rachida Dati.

Comment faire confiance à un journal qui truque ses photos ? Le Figaro est peut-être encore un journal d'opinion, mais il n'est plus un journal d'information...

Mediapart est moins servile, plus indépendant. Et Cozop, pour les opinions, est plus intéressant.

2008-11-19

Politique agricole commune

Si l'on résume la politique agricole commune souhaitée par M. Barnier :
- soutien au pouvoir d'achat des consommateurs, à cause de l'envolée des prix agricoles en 2007-2008
- soutien aux agriculteurs, en raison de la chute des prix à la fin de 2008
- "régulation" des produits dérivés tels que les contrats à terme, sur les matières premières, qui sont des instruments de "spéculation financière"
- "régulation" des prix, pour éviter les fluctuations contre lesquelles les agriculteurs ne peuvent se couvrir, compte tenu de la proscription des instruments "spéculatifs"
- planification des quantités produites, avec subvention lorsque la quantité est insuffisante et compensation financière lorsque la quantité est excessive !

En bref, argent public et bureaucratie, aux dépens du contribuable présent et à venir.

L'autre solution : un marché agricole libre, la liberté des prix et de la production, et l'utilisation par les agriculteurs seuls ou associés de contrats à terme afin de stabiliser le prix de vente de leur production s'ils le souhaitent. Ni argent public, ni bureaucratie, mais un ajustement permanent de la production aux besoins, et des besoins à la production.

Journal de bord de la crise 4

Deux excellents articles sur la crise, trouvés parmi les conseils de lecture de Lomig :

2008-11-17

Relancer ? avec quel argent ?

Conclusion du G20 : il faut relancer l'économie.

Relancer ? avec quel argent ? Les caisses sont plus que vides. La prétendue relance ne pourra être financée que par un endettement supplémentaire ou par la création d'une monnaie illusoire.

Cela fait 27 ans que la France "relance", "stimule", son économie, avec le résultat que l'on sait : un chômage endémique, et des finances publiques dégradées, sans réserves permettant de faire face aux périodes de vaches maigres. Aujourd'hui où elle en aurait besoin, elle n'a pas des marges de manoeuvre.

Les plus de 3 % de déficit que la France connaîtra en 2008 et 2009 constituent déjà, en soi, une politique budgétaire de relance.

Si le G20 voulait précipiter la banqueroute des États occidentaux surendettés et déjà excessivement dépensiers, il ne s'y prendrait pas autrement.

2008-11-13

George W. Bush et le marché libre

Extraits d'un discours de George W. Bush à New York le 13 novembre 2008, en guise de préliminaire à la réunion du G20 les 14 et 15, répondant à certains thèmes développés par le tandem interventionniste Sarkozy-Guaino en disant, en somme, qu'il ne faut pas jeter le bébé [le marché libre] avec l'eau du bain [les erreurs de politique économique qui ont été commises, notamment par les sociétés quasi-étatiques Fannie Mae et Freddie Mac] :

"History has shown that the greater threat to economic prosperity is not too little government involvement in the market - but too much," Bush said, using the U.S. government's involvement in Fannie Mae (FNM) and Freddie Mac (FRE) as an example.

"While reforms in the financial sector are essential, the long-term solution to today's problems is sustained economic growth," he said. "And the surest path to that growth is free markets and free people."

"The crisis was not a failure of the free market system," Bush said. "And the answer is not to try to reinvent that system."

"Many European countries had much more extensive regulations and still experienced problems almost identical to our own"

"It would a terrible mistake to allow a few months of crisis to undermine 60 years of success."

(Sources : AP & Dow Jones)

Réseau LHC

Libertas, journal libéral francophone, a l'honneur de rejoindre le réseau de blogs politiques de qualité LHC, et se retrouve dans les valeurs de sa charte :

Libre : tout commentaire serait superflu, s'agissant d'un journal libéral ;
Humaniste : le libéralisme est un humanisme : le respect de la vie, de la liberté et de la propriété permet à chaque homme de s'épanouir ;
Critique : l'esprit critique est l'essence de l'esprit européen, critique envers les autres, critique envers soi-même.

Liens :
- Réseau LHC
- Cozop LHC
- groupe Facebook LHC
- page Facebook LHC

Par ailleurs, Libertas a demandé un changement de catégorie sur Wikio, afin de passer de la rubrique "divers" à la rubrique "politique", qui paraît plus appropriée. Ce changement devrait prendre effet en décembre 2008.

2008-11-02

L'ultralibéralisme, cette école de pensée criminelle

Michel Rocard, ancien premier ministre français, député socialiste européen, dans Le Monde du 2 novembre 2008 :

"Historiquement, les libéraux - Adam Smith [1723-1790], Thomas Malthus [1766-1864], David Ricardo [1772-1823] notamment - étaient des moralistes, des gens qui avaient une pensée sociale visant à intégrer la liberté humaine dans l'organisation de la société. Pour aucun d'eux, la liberté n'était le droit de faire n'importe quoi, elle avait besoin d'être canalisée par des règles.

La crise actuelle ne remet pas en cause le libéralisme. En revanche, elle sonne le glas de l'ultralibéralisme, cette école de pensée criminelle (sic) fondée par Milton Friedman [1912-2006] qui voulait croire que l'équilibre du marché est optimal et que moins on a de règles, plus on a des chances d'arriver à 'l'optimalité'. Elle a imprégné la droite américaine et une partie de la droite européenne. Elle a heureusement épargné les chrétiens-démocrates allemands et la droite française, encore très gaulliste".

Liens :
- l'entretien complet
- citations antilibérales

"Pour Henri Guaino, le changement de statut de la Poste n'est plus d'actualité"

Les services postaux français méritent une modernisation, au service des clients, expéditeurs et destinataires.

Jean-Louis Borloo avait déjà obtenu la prolongation du monopole de deux ans jusqu'en 2011. Le nouvel oracle de la République, la sibylle de l'Élysée, Henri Guaino, fait savoir maintenant qu'il n'est désormais plus question de préparer La Poste à cette perspective en ouvrant son capital.

Quelle différence entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, sur le dossier de La Poste ?

Archives :
- Exception culturelle postale en vue ?
- Les timbres et La Poste
- Nous ne vous remercions pas
- Au nom des usagers, libéralisez les postes !
- La Poste enfin en concurrence en 2009

2008-10-31

Journal de bord de la crise 3

"Les banques françaises sous la menace d'une nationalisation partielle" ! "Au sein du gouvernement, on prépare déjà l'étape suivante : celle d'une nationalisation partielle des grandes banques. 'Le président a été très clair : si les banques ne jouent pas le jeu, il utilisera l'arme atomique', confie un proche conseiller." (Le Monde, 31 octobre 2008). La "rupture" de Nicolas Sarkozy, est-ce la rupture avec ce qu'il restait de libéralisme à l'UMP ?

Deux vidéos intéressantes.

La première, sur l'interventionnisme comme cause de la crise économique actuelle (vidéo de 7 minutes, trouvée sur le blogue du Québécois libre et créée par Un monde libre) : Crise du capitalisme ou de l'interventionnisme.
Une critique : la vidéo insiste sur l'intervention publique "active" comme cause de la crise, mais néglige les errements des acteurs privés dus à la garantie implicite ou explicite accordée par l'État (autre forme d'intervention publique, "passive" cette fois, qui ne doit pas être oubliée).



La seconde, sur la monnaie (une cinquantaine de minutes, trouvée chez les libéraux du Modem) : l'argent-dette, de Paul Grignon.
La première partie, sur l'évolution de l'émission de la monnaie, est passionnante.
En revanche, la seconde partie doit être abordée avec précaution :
1. La préconisation d'une monnaie contrôlée par le gouvernement serait concevable dans un hypothétique régime vertueux, mais compte tenu de la nature humaine, et en France socialiste, mieux vaut que l'émission de monnaie soit hors du contrôle gouvernemental... Confiée à un organe chargé d'assurer la stabilité de la valeur de la monnaie, comme la BCE. Ou bien confiée à la nature, par le retour à l'étalon-or. Ou bien en recourant à des monnaies privées en concurrence ?
2. Les théories du complot auxquelles il est fait allusion à la fin sont dangereuses à un double titre: non seulement elles ne sont jamais prouvées par ceux qui les avancent et ont des relents historiques nauséabonds, mais elles conduisent à blâmer sans preuve un petit nombre, au lieu de rappeler la responsabilité de la majorité électorale dans l'évolution illibérale du pays.


L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

Le décryptage par Arrêt sur images.net, l'excellente émission de Daniel Schneidermann, est sur le site des libéraux du Modem : "L'argent-dette" : décryptage d'une manipulation de masse, mais laquelle ?".

Il faudrait relire Jacques Rueff (Le péché monétaire de l'Occident, 1971), Milton Friedman, prix Nobel et père du monétarisme, et F. A. von Hayek (Denationalization of money, 1977), Pascal Salin (La vérité sur la monnaie, 1990), pour avoir quelques avis libéraux sur la monnaie.

Qu'est-ce que cela signifie pour l'investisseur individuel ? Pour lui, la valeur de la monnaie est une donnée exogène, sur laquelle il n'a pas prise individuellement. Il peut seulement se protéger contre la manipulation de la monnaie, en investissant en actions, dont des actions bancaires, dans l'or, l'immobilier, les œuvres d'art, et dans les placements garantis contre l'inflation (livret A, LDD, voire OATi...) sur lesquels la création monétaire, ou plutôt la dilution monétaire, n'a pas d'impact direct...

2008-10-30

Journal de bord de la crise 2

2008-10-24 : Le FMI accorde un secours de 1,65 G€ à l'Islande
2008-10-26 : Le FMI accorde un secours de 13 G€ à l'Ukraine
2008-10-28 : Le FMI accorde un secours de 12,5 G€ à la Hongrie

2008-10-29

Journal de bord de la crise 1

Un lecteur de Libertas propose de faire part de ses impressions sur la crise, et de susciter ainsi les réactions du lectorat du journal, pour le bénéfice de tous : la mer est agitée et le brouillard est épais, le risque est élevé et la visibilité est faible.

Nous n'avons guère de prise sur les décisions politiques, macro-économiques. En revanche, nous en avons chacun sur nos décisions financières personnelles, individuelles, micro-économiques.

Libertas ouvre donc une nouvelle rubrique, consacrée à la crise économique en cours, au niveau micro-économique : le journal de bord d'un investisseur réel, confronté aux turbulences des marchés, et aux actions exogènes des gouvernants.

Il livrera ses impressions sur l'évolution de la crise, son appréciation des décisions politiques, ses propres décisions ou ses simples velléités. Seul face à la tempête, aux préconisations contradictoires, aux rumeurs, aux modifications de l'environnement législatif, réglementaire, fiscal, budgétaire, monétaire, économique, financier, politique, il espère recueillir vos réactions, et susciter le débat. Cela restera aussi, après la crise, le témoignage d'une perspective libérale sur celle-ci lorsqu'il sera un peu trop facile d'avoir une lecture rétrospective d'observateur pseudo-omniscient. Il permettra de constater l'échec ou le succès des décisions macro-économiques prises par des dirigeants généralement étatistes, et l'échec ou le succès des décisions micro-économiques qu'il a prises.

Aujourd'hui, il attend. Il attend de - et s'attend à - voir l'immobilier baisser à Paris. Il ne modifie pas pour l'instant la composition de son portefeuille, composé auparavant à 50 % d'actions et à 50 % d'obligations et de SICAV monétaires (selon les principes chers à Benjamin Graham), et maintenant minoritairement d'actions du fait de la baisse des marchés d'actions.

Il vendra probablement du monétaire pour acheter des actions étrangères en décembre 2008, afin de rétablir l'équilibre de son portefeuille. Et il envisage de consacrer ses prochains dividendes, en 2009, à l'achat de métal précieux. Il veut tendre vers : 50 % d'actions, dont 1/5 d'actions étrangères (donc 10 % du total du portefeuille mobilier), et 1 à 5 % de métal précieux.

Il anticipe une hausse substantielle des prélèvements obligatoires à moyen terme pour financer les subventions annoncées, présages de dette supplémentaire ; il est tenté de s'expatrier, mais où ? Il entrevoit plusieurs scénarios dans les dix ans, pour apurer les comptes :
- soit un appauvrissement réel et significatif des Français,
- soit une banqueroute nationale, ou du moins une mise sous tutelle du FMI,
- soit une hyperinflation, dans la zone euro si l'Allemagne l'accepte, ou bien après sortie de la France de l'euro.

Des réactions ? Et vous, vous vendez tout ? Vous achetez ? Vous ne bougez pas ?

Le New Deal a prolongé la crise de 7 ans !

Conseillers du gouvernement Sarkozy et caciques du PS, Libertas vous recommande vivement cet article remarquable de Vincent Bénard: Le New Deal de Roosevelt n'a pas résolu la crise de 1929. Il l'a prolongée.

2008-10-28

Comment N. Sarkozy relance le chômage

Nicolas Sarkozy annonce à Rethel la relance des contrats aidés : 100 000 contrats subventionnés, pour 150 à 200 millions d'euros de dette supplémentaire, en plus des 230 000 contrats aidés déjà inscrits au budget de 2009. C'est ce qu'on voit. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les emplois détruits par l'alourdissement des prélèvements obligatoires nécessaires au financement de ces subventions versées à ces emplois artificiels, par une loi injuste, qui prend aux uns pour donner aux autres. Ainsi, en voulant aider l'emploi, Nicolas Sarkozy, et son secrétaire d'État à l'emploi, Laurent Wauquiez, financent le chômage.

C'est un retour 160 ans en arrière : l'expérience des ateliers nationaux en 1848 avait déjà été un échec, une démonstration par les faits de cette erreur de raisonnement. Lisez le chapitre "Droit au travail" dans l'essai de Frédéric Bastiat, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" :
« Frères, cotisez-vous pour me fournir de l'ouvrage à votre prix. » C'est le Droit au travail, le Socialisme élémentaire ou de premier degré.

« Frères, cotisez-vous pour me fournir de l'ouvrage à mon prix. » C'est le Droit au profit, le Socialisme raffiné ou de second degré.

L'un et l'autre vivent par ceux de leurs effets qu'on voit. Ils mourront par ceux de leurs effets qu'on ne voit pas.

Ce qu'on voit, c'est le travail et le profit excités par la cotisation sociale. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les travaux auxquels donnerait lieu cette même cotisation si on la laissait aux contribuables.

En 1848, le Droit au travail se montra un moment sous deux faces. Cela suffit pour le ruiner dans l'opinion publique.

L'une de ces faces s'appelait: Atelier national.

L'autre: Quarante-cinq centimes.

Des millions allaient tous les jours de la rue de Rivoli aux ateliers nationaux. C'est le beau côté de la médaille.

Mais en voici le revers. Pour que des millions sortent il faut qu'ils y soient entrés. C'est pourquoi les organisateurs du Droit au travail s'adressèrent aux contribuables.

Or, les paysans disaient: Il faut que je paie 45 centimes. Donc, je me priverai d'un vêtement, je ne marnerai pas mon champ, je ne réparerai pas ma maison.

Et les ouvriers des campagnes disaient: Puisque notre bourgeois se prive d'un vêtement, il y aura moins de travail pour le tailleur; puisqu'il ne marne pas son champ, il y aura moins de travail pour le terrassier; puisqu'il ne fait pas réparer sa maison, il y aura moins de travail pour le charpentier et le maçon.

Il fut alors prouvé qu'on ne tire pas d'un sac deux moutures, et que le travail soldé par le gouvernement se fait aux dépens du travail payé par le contribuable. Ce fut là la mort du Droit au travail, qui apparut comme une chimère, autant que comme une injustice.
* * *

Comment relancer l'emploi ? Élaguer le code du travail et rendre aux entrepreneurs et aux chômeurs leur liberté contractuelle : liberté d'embaucher, liberté de licencier, liberté de négocier la rémunération.

2008-10-27

Frederic Lefebvre : trop de liberaux ?

"Que Dominique Strauss-Kahn connaisse parfaitement le système français et que la régulation fasse partie de ses principes est vraiment une bonne chose, à un moment où il y a beaucoup de libéraux qui détiennent des postes importants dans les institutions financières", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, cité par Philippe Bolopion et Alain Faujas dans leur article publié dans Le Monde.fr le 27 octobre 2008 : "Le conseil d'administration du FMI blanchit mais sermonne Dominique Strauss-Kahn".

Doit-on comprendre que l'UMP préfère les socialistes aux libéraux ? la régulation à la dérégulation ? C'est consternant.

Lien : citations antilibérales

2008-10-25

Moscou préparait la guerre en Géorgie depuis 2004

Libertas est fier d'avoir pris dès le début de la guerre de 2008 le parti du droit de la Géorgie à la souveraineté et à l'intégrité de son territoire, contre la première intervention de Moscou hors de ses frontières depuis 1979.

Le comportement des forces d'occupation russes et des milices ossètes n'a fait que confirmer le bien-fondé de cette position, en droit et en fait. Les pro-russes ont péché soit par naïveté, soit par lâcheté.

L'article du Monde publié ce jour confirme que Moscou préparait la guerre en Géorgie depuis 2004.

Lire aussi : La Russie resserre son emprise sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Lien : Géorgiens à Paris

Dessin : Les caisses ne sont toujours pas vides

2008-10-24

Commission Balladur bis

Après la commission Balladur I ("Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions"), voici la commission Balladur II ("Comité pour la réforme des collectivités locales"), installée le 22 octobre 2008 par Nicolas Sarkozy.

Puissent ses travaux s'inspirer de ce passage de La Loi de Frédéric Bastiat :
"Il faut le dire : il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle."

Fonds souverain français

Siège du fonds souverain d'Abu Dhabi

L'idée de créer un fonds souverain financé par la dette est inepte.

Les fonds souverains étrangers sont financés par des excédents et sont offensifs, destinés à investir à l'étranger; ce ne sont pas des fonds financés par endettement et destinés à faire du protectionnisme.

On veut reconstituer les fonds propres des entreprises, dit-on.

Mais pour reconstituer les fonds propres, il existe une autre méthode que les subsides de l'État : c'est de réduire l'impôt sur les sociétés, afin d'augmenter le bénéfice.

La différence entre les deux, outre les coûts de structure, c'est la maîtrise, le contrôle politique : dans un cas, chaque chef d'entreprise maîtrise sa stratégie.

Dans l'autre, c'est l'organisme public qui décidera quelle entreprise doit être recapitalisée ou pas, avec les risques d'erreurs de jugement que l'on connaît.

Est-ce une nouvelle idée de Guaino et/ou Minc pour accroître le contrôle de l'État sur l'économie ? Le président est-il convaincu ou est-ce une gesticulation démagogique habile pour donner l'illusion d'une réponse socialiste à un peuple statolâtre tout en préservant l'essentiel ?

2008-10-19

Vandalisme républicain

L'Etat mécène ? L'exception culturelle française ? Le ministère de la culture Pygmalion ? Sa Galatée est une femme battue : l'intervention publique est parfois plus vandale que mécène. 3 exemples :

- Le Palais des Tuileries, incendié par la Commune, a été démoli par la République française en 1882, après le vote d'une loi par laquelle elle s'engageait à le reconstruire. Cet engagement républicain n'a pas été tenu.

- Les salons de l'hôtel d'Argenson, chancellerie d'Orléans, ont été démontés vers 1923 par la Banque de France, qui s'est engagée à les réinstaller. Cet engagement public n'a pas été tenu.

- La ville de Nancy a escamoté la statue de Thiers, libérateur du territoire, érigée en 1879. La place Thiers continue à porter son nom, mais attend de retrouver sa statue.


2008-10-15

Ségolène Royal : la page du libéralisme est tournée

Libertas continue sa collection de citations antilibérales.

Ségolène Royal persiste et signe. Elle déclare à Matthieu Croissandeau du Nouvel Obs.com : "La page du libéralisme est tournée" (15 octobre 2008).

Lien : citations antilibérales

2008-10-14

La Loi de Frédéric Bastiat enfin rééditée

Frédéric Bastiat
broché 10,95 €
Achetez chez Lulu.com
ISBN 978-1-4092-3543-9


Qu'est-ce que la loi ? Répondant à cette question, Frédéric Bastiat, économiste et homme politique français, a écrit La Loi, son ouvrage le plus célèbre, en 1850, deux ans après la publication du Manifeste du parti communiste de Karl Marx. C’est une lecture essentielle pour les étudiants en droit et en économie, pour les élus et les électeurs, pour les hommes de loi et les citoyens... 15 000 exemplaires de ce texte sont vendus chaque année aux États-Unis.

À lire et à offrir !

Liens sur Bastiat :
- Bastiat sur
Cozop
- Bastiat sur
Facebook : fans - groupe Bastiat - groupe La Loi
- Bastiat sur
Lulu.com
- Bastiat sur
Wikio
- Bastiat sur
Wikipédia
-
Cercle Frédéric Bastiat

2008-10-05

Gold standard

Nicolas Sarkozy veut "refonder le système financier".

Vu que le bordel monétaire en particuler, financier en général, a crû avec la fin du système de Bretton Woods, prévoit-il de plaider pour le retour à l'étalon-or, par la convertibilité de l'euro ?

L'accord des 4, prélude au retour à l'Union latine ?

2008-10-04

Pour Obama

"Sans aucune volonté d'ingérence dans la politique américaine", je me suis décidé, après longue hésitation, à soutenir la candidature de Barack Obama, sans préjudice de ma sympathie pour le Parti libertarien, qui n'a cependant aucune perspective de succès en 2008.

Je ne suis pas Américain. Ce choix n'est donc pas mû par des considérations de politique intérieure, qui ne me concernent pas, mais par des considérations de politique étrangère.

L'épine dans le pied de toutes les relations internationales, depuis des décennies, est le conflit israélo-palestinien. Il est la cause ou le prétexte de nombre d'autres crises, notamment du terrorisme islamique.

Le bilan de huit ans de présidence républicain de George Bush II sur le terrain de la paix au Moyen-Orient est pire que nul, il est négatif. La promesse d'aboutir à un réglement négocié avant la fin du mandat de George W. Bush, déjà démonétisé (a "lame duck" disent les Américains), comme l'a montré le rejet parlementaire du plan Paulson I, "n'engage que ceux qui la reçoivent", et est au mieux naïve, au pire un mensonge destiné à temporiser.

Le candidat républicain John McCain prétend se démarquer de la présidence de George Bush II, mais il n'a pris aucune position qui augure d'un progrès dans la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, vieux de 60 ans.

Le candidat démocrate Barack Obama n'est pas beaucoup plus clair quant à ses propositions sur le conflit israélo-palestinien, mais entre le néant républicain et la confusion démocrate, je choisis la confusion (cf. cette comparaison des positions des candidats à l'élection présidentielle de 2008).

Je pense que le parti républicain doit être sanctionné pour cette inaction coupable dans le conflit israélo-palestinien, sans même mentionner la guerre en Iraq, qui fut une erreur et reste un échec cinq ans après son déclenchement par un président sourd aux conseils avisés et amicaux de la France.

En outre, je fais davantage confiance à Joe Biden qu'à Sarah Palin en tant que vice-président des Etats-Unis. Je crois que sur ce point il n'est pas utile de développer.

On pourrait m'opposer une contradiction apparente entre la critique de l'ingérence en Iraq, et la critique de la passivité en Israël / Palestine. Or les Etats-Unis disposent déjà d'une forte influence en Israël / Palestine ; c'est l'usage qu'ils font de cette influence déjà réelle qui pose problème, comme le montrent inlassablement des organisations comme J Street, B'Tselem, La Paix maintenant, qui militent pour une prise de conscience de l'opinion internationale en général et à Washington en particulier... En outre, c'est au mépris du droit international que les Etats-Unis sont intervenus en Iraq, alors que c'est au mépris du droit international, notamment de la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, que la situation évolue en Israël / Palestine.

Dernier point, au sujet de la politique intérieure : ce serait une erreur de croire que les Républicains sont de droite et small government, et que les Démocrates sont de gauche et big government, malgré les discours :

Peut-on dire que les démocrates sont à gauche et les républicains à droite ? Ce n'est pas si simple.
Par exemple, sous George II, c'est la première fois que l'emploi public fédéral croît plus vite que l'emploi privé depuis la seconde guerre mondiale. Politique typique d'une gauche conservatrice.
Sous Bill, jamais autant d'emplois publics fédéraux n'avaient été supprimés, et jamais l'écart avec les créations d'emplois privés n'avait été aussi grand depuis la seconde guerre mondiale. Politique typique d'une droite réformatrice.
Seul précédent, dans une proportion moindre : l'administration du républicain Eisenhower. Eh non, sous "l'ultralibéral" Reagan, on n'a pas supprimé d'emplois publics fédéraux...
Nos grilles de lectures françaises ne sont pas transposables à la politique américaine, ne nous en déplaise.
(Source : Bureau of Labor Statistics ; IHT 9 février 2008 p. 12)

Ainsi, entre des républicains qui ont fait la preuve de leur incompétence et dont John McCain ne s'est pas clairement démarqué et des démocrates qui ont su, dans le passé, faire preuve de responsabilité et dont Barack Obama accepte l'héritage, comme l'écrasante majorité des lecteurs de l'hebdomadaire libéral The Economist, je souhaite la victoire du ticket démocrate Barack Obama et Joe Biden, le 4 novembre 2008.

MB

Post scriptum : Comme l'a écrit Guy Millière, c'est loin d'être gagné ; c'est pourquoi le biais de la couverture de la campagne dans les media français est irritant : si John McCain est élu, ce qui reste possible, il sera, pour les Français, un illustre inconnu.

2008-10-03

Et ne nos inducas in tentationem...

... sed libera nos a Guaino !

Récession, nous y sommes, malgré les dénis de la Pravda gouvernementale. Immédiatement ressurgit la tentation de manquer à nos engagements budgétaires européens, qui sont aussi des engagements vis-à-vis de nous-mêmes et de nos successeurs.

La France est déjà au-delà des clous. La France est déjà au-delà de 60 %u PIB de dette publique. La France dépassera vraisemblablement les 3 % du PIB de déficit public.

Il n'est pas question de lâcher encore davantage de lest ! 3 % n'est pas un minimum de déficit public par beau temps : c'est déjà la limite supérieure du déficit autorisé, par temps de crise. Si nous cédons, nous n'aurons plus qu'à contempler le désastre après la crise. Si nous ne cédons pas, nous serons mieux armés pour reprendre notre marche vers un niveau d'activité, de croissance, d'emploi, de prospérité, plus soutenu, après la tempête.

2008-10-01

Liberalisme, crise des subprimes et plan Paulson

La crise du subprime constitue à mon sens la note du 11 septembre 2001 (qui a démarré le 9 avec l'assassinat de Massoud) et de la guerre d'Iraq.

Le citoyen-contribuable américain devra payer, d'une manière ou d'une autre, soit par la récession à court terme (en cas de refus du plan Paulson), soit par l'inflation à moyen terme (en cas d'adoption du plan Paulson).

Le citoyen-contribuable américain ne paye pas pour les spéculateurs, mais pour ses propres choix politiques passés (soutien à la guérilla islamiste de Ben Laden en Afghanistan après 1979, soutien à la guerre en Iraq). Les spéculateurs se sont contentés de profiter, de s'enrichir du fait des conséquences de ces choix stupides des dirigeants choisis par le peuple américain.

La crise des subprimes ne signe pas l'échec du capitalisme (qui va de crise en crise ; cf. la destruction créatrice de Schumpeter). Le libéralisme suppose des règles ; il n'est pas l'anarchie. Cf. Revel, dans la Grande Parade. Le libéralisme prône la liberté, mais avec son corollaire, la responsabilité. Ici, si des dirigeants prédateurs, des cambrioleurs en col blanc, se sont introduits dans les banques, les ont menées à la banqueroute en leur faisant prendre des positions excessivement risquées, ont encaissé les primes et s'en sont allés, ils doivent être personnellement sanctionnés.

La dichotomie d'Henri Guaino entre la barbarie du marché et la civilisation du capitalisme est conceptuellement erronée. Il en vient à prôner une sorte de capitalisme d'Etat ; ne voulant pas du marché libre, veut-il se passer de marché ou veut-il un marché administré ? Le libéralisme considère que nul autre que chaque homme n'est maître de sa propre vie ; ainsi, il est libre d'agir ; et propriétaire du fruit de ses actions (et responsable du tort qu'il cause à autrui). Le marché se rapporte à la liberté de chacun. Le capital se rapporte au droit de propriété. Le marché est le lieu de l'échange, il n'est ni un dieu ni une personne. Réguler (c'est à dire réglementer) le marché, distordre les prix, c'est porter atteinte directement à la liberté de chacun d'échanger, et indirectement à la propriété de chacun, qui inclut le droit de disposer de ses biens.

Le capitalisme suppose le marché, même si le protectionnisme a toujours exercé une séduction en France et constitué une limite (cf. le Grand Méchant Marché, de Thesmar et Landier).

Ce que perçoit Henri Guaino, sans l'exprimer correctement, c'est que le marché est un lieu où doit régner le droit, la sûreté. C'est-à-dire que les transactions doivent s'exercer dans un cadre juridique qui les garantit. Ce que nul ne conteste, pas même les libéraux. La liberté de contracter n'implique évidemment pas la liberté de méconnaître ses obligations contractuelles.

Que faire ? Adopter le plan Paulson, avec des garanties (non une subvention massive, mais des ORA ; et une privatisation de ces banques nationalisées dès que les conditions de marché s'y prêteront) : entre un coût de 2000 $ par Américain et un effondrement du système bancaire, mieux vaut la première solution. Restaurer la confiance. Revenir aux fondements économiques sains d'une société libre : droit égal à la vie, à la liberté, à la propriété, et responsabilité ; fraternité volontaire ; un Etat limité aux missions de police, justice, diplomatie et défense ; une économie du travail, du capital et de l'innovation ; un marché libre permettant de définir des prix d'équilibre ; une taxation qui ne soit pas dépourvue de son corollaire : une représentation qui exerce sa mission de contrôle... Et une monnaie solide (merci à la BCE de n'avoir pas cédé à la démagogie).

Le plan Paulson contrevient-il au libéralisme ? Je répondrais en disant que je m'étonne que les anticapitalistes qui hurlent contre le marché et pour l'intervention de l'Etat en temps normal, soudain en période de crise protestent contre l'intervention de l'Etat et demandent que l'Etat n'intervienne pas et laisse le marché céder la panique (une bulle spéculative à l'envers, une exubérance irrationnelle vers le bas) et mener à l'effondrement du système bancaire. Leur objectif n'est pas la prospérité commune, mais, idéologiquement, d'abattre le libéralisme.

On dit que la crise est causée par le marché, alors qu'il ne fait que traduire de mauvaises décisions politiques : Freddie Mac et Fannie Mae étaient des quasi-agences gouvernementales américaines ; et l'excès de liquidité mises sur le marché par la Fed pour noyer la crise du 11 septembre puis financer la guerre d'Iraq par l'inflation, encourageant les spéculateurs à prendre des risques démesurés et les Américains à emprunter excessivement pour se loger et consommer.

Une crise rebat les cartes. Au total, il y aura un appauvrissement des Américains (au moins temporaire : ils ont toujours su rebondir, jusqu'à maintenant), qui aura un retentissement sur nous, Européens. Le seul moyen que nous avons de nous en sortir est de devenir un relais autonome de croissance, par le travail, l'investissement en capital et l'innovation. A nous de savoir racheter les actifs actuellement sous-évalués. A nous de savoir diversifier nos risques. A nous de savoir ne pas reproduire les ferments de la crise américaine, à tous niveaux. En France, cela passe prioritairement par l'assainissement des finances publiques, c'est à dire par la réduction de la dépense publique, qui rendra à chacun une plus grande maîtrise de son destin et lui évitera de voir, comme en Argentine, son appauvrissement individuel résulter du fait d'erreurs politiques collectives ; et par l'émergence d'un capitalisme populaire, que devraient chercher à favoriser les prochaines vagues de privatisation.

Je terminerai en disant qu'il ne manque pas d'audace des politiciens de blâmer le court-termisme du marché (assertion erronée, cf. Thesmar et Landier, op. cit.), alors que les politiciens sont eux-mêmes coupables d'un court-termisme (induit par la courte durée de leurs mandats) qui n'a d'égal que celui des dirigeants prédateurs déjà cités.

2008-09-22

Ghost Money

Ghost Money, de Thierry Smolderen et Dominique Bertail, est le premier tome d'une série de bandes dessinées sur le trésor (imaginaire ?) du 11 septembre 2001. Pour s'occuper en attendant la sortie du prochain Largo Winch, prévue en novembre !


2008-09-21

Martine Aubry critique le libéralisme

Selon l'AFP Paris, 2008-09-20 : "Martine Aubry [conseillère d'État, maire de Lille] s'est lancée samedi à Paris à la conquête du Parti socialiste en fustigeant 'le libéralisme' et revendiquant un ancrage 'clairement à gauche' qu'elle défendra en conduisant une motion pour le congrès de Reims à la mi-novembre. (...) Elle a critiqué 'le libéralisme financier qui a envahi toute l'économie et même la société'. (...) L'ancien ministre a fustigé un 'Nicolas Sarkozy qui applique avec archaïsme strictement le modèle libéral classique'."

Lien : citations antilibérales

2008-09-19

Avortement en France en 2006

En 2006, il y a eu en France :
830 288 naissances
223 154 avortements provoqués (IVG)
soit un rapport de 1 avortement pour 3,7 naissances

En 2006, il y a eu en Lorraine :
27 538 naissances
6 640 avortements provoqués
soit un rapport de 1 avortement pour 4,1 naissances

(sources : INSEE et DREES)


* * *

Il n'est pas inutile de rappeler ici le glissement opéré par le gouvernement Jospin, sous la présidence Chirac, en 2001 :

Avant la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 :

Ancien article L. 162-3 du code de la santé publique, abrogé : Le médecin sollicité par une femme en vue de l'interruption de sa grossesse doit, dès la première visite [*obligation*] :
1° Informer celle-ci des risques médicaux qu'elle encourt pour elle-même et pour ses maternités futures, et de la gravité biologique de l'intervention qu'elle sollicite ;
2° Lui remettre un dossier-guide, mis à jour au moins une fois par an, comportant notamment :
a) Le rappel des dispositions de l'article 1er de la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975, ainsi que des dispositions de l'article L. 162-1 du présent code qui limite l'interruption de la grossesse au cas où la femme enceinte se trouve placée par son état dans une situation de détresse ;
b) L'énumération des droits, aides et avantages garantis par la loi aux familles, aux mères, célibataires ou non, et à leurs enfants, ainsi que des possibilités offertes par l'adoption d'un enfant à naître ;
c) La liste et les adresses des organismes visés à l'article L. 162-4, ainsi que des associations et organismes susceptibles d'apporter une aide morale ou matérielle aux intéressés ; (...)

Ancien article L. 162-4 du code de la santé publique, abrogé : Une femme s'estimant placée dans la situation [*de détresse*] visée à l'article L. 162-1 doit, après la démarche prévue à l'article L. 162-3, consulter [*obligatoirement*] un établissement d'information, de consultation ou de conseil familial, un centre de planification ou d'éducation familiale, un service social ou un autre organisme agréé qui devra lui délivrer une attestation de consultation.
Cette consultation comporte un entretien particulier au cours duquel une assistance et des conseils appropriés à la situation de l'intéressée lui sont apportés, ainsi que les moyens nécessaires pour résoudre les problèmes sociaux posés, en vue notamment de permettre à celle-ci de garder son enfant. A cette occasion, lui sont communiqués les noms et adresses des personnes qui, soit à titre individuel, soit au nom d'un organisme, d'un service ou d'une association, seraient susceptibles d'apporter une aide morale ou matérielle aux femmes et aux couples confrontés aux problèmes de l'accueil de l'enfant. (...)

Après la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 :

Nouvel article L. 2212-3 du code de la santé publique, en vigueur : Le médecin sollicité par une femme en vue de l'interruption de sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des méthodes médicales et chirurgicales d'interruption de grossesse et des risques et des effets secondaires potentiels.
Il doit lui remettre un dossier-guide, mis à jour au moins une fois par an, comportant notamment le rappel des dispositions des articles L. 2212-1 et L. 2212-2, la liste et les adresses des organismes mentionnés à l'article L. 2212-4 et des établissements où sont effectuées des interruptions volontaires de la grossesse. (...)

Nouvel article L. 2212-4 du code de la santé publique, en vigueur : Il est systématiquement proposé, avant et après l'interruption volontaire de grossesse, à la femme majeure une consultation avec une personne ayant satisfait à une formation qualifiante en conseil conjugal ou toute autre personne qualifiée dans un établissement d'information, de consultation ou de conseil familial, un centre de planification ou d'éducation familiale, un service social ou un autre organisme agréé. Cette consultation préalable comporte un entretien particulier au cours duquel une assistance ou des conseils appropriés à la situation de l'intéressée lui sont apportés.

La loi de 2001, qui supprime l'obligation d'informer les femmes des aides publiques accordées aux mères et des coordonnées des personnes susceptibles de leur apporter une aide morale et matérielle, est signée par tout l'aréopage socialiste : Lionel Jospin, Laurent Fabius, Elisabeth Guigou, Marylise Lebranchu, Daniel Vaillant, Jack Lang, Marie-George Buffet, Ségolène Royal, Bernard Kouchner, Christian Paul, Nicole Péry.

2008-09-12

Homines festivi

Ânerie du jour

Nicolas Bonnal, dans son article : L’erreur de l’Occident et le messianisme russe, publié par Liberté politique, écrit :
"Le rideau de fer créé par les alliés et défini par Churchill empêchait toute unification continentale, rendue pourtant évidente dès le congrès de Vienne en 1815."

Dans cet article au clair biais pro-russe, Nicolas Bonnal impute la responsabilité de la création du rideau de fer à l'Ouest, alors que c'est à l'initiative du communisme moscovite que le continent européen a été divisé pendant des décennies, restreignant la liberté de mouvement des prisonniers du communisme. Le rideau de fer créé par les Alliés ? C'est purement et simplement un mensonge !

2008-09-03

Afghanistan/URSS - Géorgie/Russie

Des voix en Russie se sont-elles élevées contre l'intervention russe en Géorgie ?

Sakharov, Soljenitsyne avaient vertement critiqué en leur temps l'intervention soviétique en Afghanistan.

Y a-t-il des voix dissidentes russes aujourd'hui ?

2008-08-31

Socialisme et France

En transposant les lignes écrites (p. 12) par Claude Durand dans sa préface à L'erreur de l'Occident d'Alexandre Soljenitsyne (dont je parle dans mon avant-dernier billet), on pourrait écrire :

"Le socialisme est un mal universel et [on] s'interroge sur ce qui conduit les milieux influents, en Occident, à laisser croire que socialisme et France ne font qu'un, que l'idéologie et le système socialistes sont une spécificité française, comme la baguette ou le French cancan."

Post scriptum : Contrairement à ce que j'ai entendu de la bouche d'un responsable de l'UMP à la radio cette semaine (était-ce Jean-François Copé ?), il n'y a pas deux façons de financer le RSA, le déficit ou l'impôt, mais trois : la troisième possibilité est la réallocation d'une partie de la dépense publique, qui représente le niveau record en Europe de 52,6 % du PIB...


Commission des sondages

"La commission des sondages, spécificité française" : eh oui, en France on adore les commissions.

On voit, dans ce billet de l'excellent Tom Roud : Sondages 2007, quel bilan ?, que cette commission est semi-transparente ; translucide pourrait-on dire.

Au total, conclut-il : "la culture du secret empêche une évaluation scientifique des méthodes des sondeurs, et donc leur amélioration".

Pas un seul membre issu du secteur privé, évidemment (voir la liste des membres). On note tout de même heureusement la présence de deux chercheurs: un universitaire, prof de sciences politiques, et une directrice de recherche au Cevipof.

Mais il manque un mathématicien cependant : un statisticien serait probablement bienvenu pour éclairer ces débats entre éminents fonctionnaires, non ? A moins qu'ils figurassent parmi les 3 "experts indépendants" dont la qualité n'est pas précisée !

2008-08-30

Ânerie du jour

Aujourd'hui, Libertas inaugure une nouvelle rubrique : l'ânerie du jour.

Alain Juppé, ancien ministre des affaires étrangères, sur BFM : "la Russie a été humiliée, elle a perdu une grande partie de son territoire". Non, la Russie n'a pas perdu de territoire. Les États de l'ex-URSS ont repris leur indépendance, mais ils ne faisaient pas partie de la Russie soviétique !

Mise à jour 2008-08-31 : Alexandre Soljenitsyne, écrit, dans L'erreur de l'Occident : "Tout d'abord, on use à la légère du mot 'Russie', employé à tort à et travers : on dit 'Russie' pour 'URSS', et 'russes' pour 'soviétiques', en accordant toujours une certaine supériorité émotionnelle aux seconds". On ne saurait trop recommander à Alain Juppé de lire ce texte !


2008-08-27

RSA = Revenu de Spoliation Active

La goutte d'eau qui fait déborder le vase :

16 % d'impôt sur les revenus du capital
+ 11 % de "contributions sociales"
+ 1 % pour le financement du "revenu de solidarité active", spoliation supplémentaire que Nicolas Sarkozy doit annoncer demain (source : Les Echos)

soit encore une hausse de 3,7 % de l'imposition des revenus du capital, qui atteindront ainsi 28 % !

Soit le RSA fonctionne, et il entraîne mécaniquement une hausse des recettes et une baisse des dépenses, ce qui rend une nouvelle hausse des impôts injustifiable. Soit il ne fonctionne pas, et il ne faut pas l'adopter.

Cet impôt supplémentaire, qui s'ajoute à une longue liste, est une nouvelle erreur économique du "gouvernement Sarkozy", qui va lui aliéner de nombreux électeurs à droite (cf. les commentaires des lecteurs du Figaro). Cette mauvaise nouvelle pour l'économie française va entretenir la fuite des investisseurs. Le taux de prélèvements obligatoires français était déjà de 43,5 % du PIB en 2007, pour une dépense publique de 52,6 % du PIB en 2007, la plus élevée en Europe !

Pour relever la France qui tombe, pour rendre du pouvoir d'achat aux citoyens, pour augmenter le revenu disponible de chaque Français, la voie est simple : il faut réduire la dépense publique.

Et vous, qu'en pensez vous ? Laissez un commentaire !

Mise à jour 2009-04-15 : Tout ça pour ça : Le RSA n'aura pas un impact significatif sur l'emploi

2008-08-18

Sarkozy défié

La Russie n'a de nouveau pas respecté sa promesse expresse et réitérée à Nicolas Sarkozy, à la France, à la présidence de l'Union européenne, de se retirer de Géorgie.

Jusqu'où l'Europe, 3 fois plus peuplée que la Russie, l'Allemagne et la France, plus peuplées à elles deux que la Russie, se laisseront-elles ridiculiser par une Russie brutale et sans parole ?

"Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer", dixit Nicolas Sarkozy ce matin dans Le Figaro.

Les Géorgiens, l'Europe, les peuples libres, les Etats de droit, attendent désormais ledit Conseil européen extraordinaire.

Fillon a des marges de manoeuvre

Le Monde titre : "Endettée et peu compétitive, la France n'a guère de marge de manœuvre face au ralentissement de l'activité". C'est vrai et faux à la fois.

Effectivement, la France ne peut pas dépenser plus sans mettre en péril sa propre signature. Et Dieu merci, le gouvernement Fillon n'a pas annoncé un plan de relance keynésien qui aurait creusé davantage les finances publiques déjà désastreuses de la France, mais plutôt la poursuite des ajustements structurels, pour adapter la configuration de la voilure du pays à des vents qui sont durablement contraires.

Hausse des prix des matières premières, notamment de l'énergie, crise du crédit, inadaptation grandissante de l'offre française de biens et de services, en quantité et en qualité, à la demande intérieure et extérieure, suradministration de la France associée à une dépense publique excessive et à une fiscalité exagérément lourde et complexe, insuffisance de l'investissement dans la recherche et l'enseignement supérieur.

Voilà les maux auquels le gouvernement doit s'atteler. Le moins que l'on puisse dire est que, contrairement à ce que laisse entendre le titre de l'article du Monde, le gouvernement dispose de considérables marges de manoeuvres dans nombre de ces domaines. Et que certaines de ces réformes peuvent être effectuées à coût constant, voire être immédiatement "relutives", comme diraient les financiers.

Démission du président pakistanais Pervez Musharraf

Lien : Movement to impeach Pervez Musharraf

2008-08-17

Manif pro-géorgienne

Nouvelle manifestation de soutien à la Géorgie envahie par la Russie mercredi 20 août 2008 à partir de 19 heures sur le parvis de Beaubourg, devant le Centre Pompidou, Paris 4e.

Cette initiative sera relayée au même moment dans tous les autres pays par les différentes communautés géorgiennes.

Source : Géorgiens à Paris

La Russie, combien de divisions ?

La Russie a envahi la Géorgie. L'Europe paraît craindre la Russie. Pourtant, la Russie est un tout petit pays. Elle est plus petite que la France et l'Allemagne réunies ! Elle est trois fois plus petite que l'Union européenne !

494 296 878 habitants dans l'Union européenne, soit 3,5 x plus qu'en Russie

302 074 000 habitants aux États-Unis, soit 2,1 x plus qu'en Russie

146 788 046 habitants en France + Allemagne

et seulement 142 400 000 habitants en Russie...

2008-08-16

Pillages en Géorgie occupée



La Russie ment effrontément. Elle ne s'est pas retirée, en violation de l'accord passé avec le président européen Nicolas Sarkozy, au contraire elle a avancé. Un porte-parole de l'armée niait toute présence à Poti alors que la BBC lui montrait des images montrant des chars russes dans le port géorgien. La Géorgie occupée par les Russes est le théâtre de pillages et de vengeances criminelles. Honte à Medvedev. Honte à Poutine.

2008-08-15

Mémoire des crimes du communisme

Deux livres apparemment intéressants chroniqués sur la chaîne Public Sénat, dans l'émision Bibliothèque Médicis de Jean-Pierre Elkabbach :

Anna Funder est l'auteur, australienne et francophone, d'un livre, Stasiland, sur la police politique communiste est-allemande, la Stasi.

Yves Pouliquen, de l'Académie française, a écrit un livre, Le médecin et le dictateur, sur Enver Hoxha, dictateur communiste d'Albanie, dont il a été l'ophtalmologue.


Milton Friedman & l'avarice

2008-08-12

Manifestation de soutien à la Géorgie mardi

Nouvelle manifestation de soutien à la Géorgie, envahie par la Russie, ce soir, mardi 12 août 2008 à 17 heures devant l'ambassade de Russie 40-50 boulevard Lannes à Paris 16e.

Source : Géorgiens à Paris

2008-08-10

!!!

"La Russie a demandé aux Nations unies de retirer ses observateurs du territoire situé entre la région séparatiste d'Abkhazie et celle de Zougdidi, dans l'ouest de la Géorgie, a annoncé le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili."

(source : AFP, citée par Le Figaro)

Le retrait des observateurs permettra à la Russie de mener ses opérations de guerre en Géorgie impunément... N'oubliez pas, manifestation ce soir à Paris (cf. billet précédent)

Imperialisme russe

"Les présidents des trois pays baltes (Lituanie, Estonie, Lettonie) et de la Pologne ont appelé l'UE et l'Otan à s'opposer à une 'politique impérialiste' de la Russie."

Source : Yahoo! Actualités

2008-08-09

Manifestation de soutien à la Géorgie dimanche

"Au regard des derniers évènements l'association géorgienne en France a décidé d'organiser une manifestation qui aura lieu demain, dimanche devant l'ambassade russe à Paris.

Lieu de rendez vous ( surtout ne vous regroupez pas devant l'ambassade tout de suite) :
croisement de la rue Adolphe Yvon et du boulevard Lannes (16ème arrondissement) à 16H45 précises !!

Munissez vous de drapeaux, pancartes, banderoles et pensez à diffuser l'information autour de vous !"

Source : Géorgiens à Paris

2008-08-08

Communiqué de l'Association géorgienne en France

Paris, 8 août 2008

COMMUNIQUE

Pour avoir exprimé, sans ambages, ses préférences pro-européennes et son souhait d’intégrer l’OTAN, la Géorgie est en proie aux agressions repétées du pouvoir russe.

A présent, la Russie, par un bombardement aérien du territoire géorgien, attaque militairement un pays indépendant.

Il ne s’agissait jusque là, par le biais d’une force d’interposition russe sous mandat, d’organiser une annexion rampante de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, il s’agit à présent d’annexer militairement ces territoires géorgiens par la force.

L’Association Géorgienne en France, dénonce de la manière la plus ferme l’aggression militaire russe contre la Géorgie et appelle les autorités françaises et européennes à dénoncer de la façon la plus claire les tentatives de colonisation militaires perpétrées par la Russie.

L’Association Géorgienne en France, apporte son soutien sans réserve à la Géorgie et au peuple géorgien. Elle reste persuadée que les solutions pacifiques proposées par la Géorgie constituent une vraie réponse pour l’avenir identitaires des ossètes et des abkhazes vivant sur le territoire géorgien. Seule la solution pacifique proposée par les autorités géorgiennes leur permettra d’échapper à la russification culturelle et linguistique conduite dans tous les territoires sous contrôle russe.

Le Comité Directeur de l’Association Géorgienne en France invite tous les Géorgiens, leurs amis et les associations géorgiennes hors de Géorgie à se mobiliser pour la défense des intérêts de la Géorgie et du peuple géorgien.

Pour le Comité Directeur

Othar ZOURABICHVILI

Président

La Russie en guerre avec la Géorgie

La Russie a savamment divisé les Ossètes en deux entités, l'une en Russie, l'autre en Géorgie. La Russie a soutenu les revendications des Sud-Ossètes pour l'indépendance, dont il n'est évidemment pas question pour les Nord-Ossètes en Russie. La Russie a envoyé des troupes en Géorgie au prétexte de maintien de la paix.

La Géorgie s'efforce de restaurer sa souveraineté sur son propre territoire. Saisissant le prétexte de la mort de Russes sur le territoire géorgien du fait de ces opérations militaires légitimes de l'Etat géorgien sur son propre territoire, la Russie conduit maintenant des opérations militaires en Géorgie même, violant sa souveraineté territoriale.

L'Union européenne doit exprimer sa solidarité à la Géorgie, David aux prises avec Goliath. Les Ossètes dans tout cela ? Ils sont les victimes de la politique machiavélique de la Russie. Une Géorgie dont la souveraineté sera restaurée saura protéger leurs droits et préserver leur culture.

Lecture recommandée :

2008-08-05

Cours erratiques

Une explication de la hausse des cours du pétrole, du transport maritime, de l'acier, et de leur reflux, entendue de Louis-Vincent Gave de GaveKal (la société de Charles Gave) sur Bloomberg : le gouvernement de la Chine communiste aurait fermé 11 000 mines de charbon en 2007, pour des raisons de sécurité. Les entreprises chinoises se sont reportées sur des groupes électrogènes au diesel, faisant bondir le cours du diesel et du pétrole. Et la Chine a dû importer massivement du charbon, faisant bondir les prix du transport maritime. Les commandes de bateaux ont bondi à leur tour, faisant grimper le cours de l'acier... et les bénéfices de Lakshmi Mittal. (À cela il ajoute le fait que les usines chinoises ont accru leur production en début d'année en prévision des fermetures administratives pendant les Jeux olympiques de Pékin).

À la suite du tremblement de terre du Sichuan, le gouvernement communiste aurait autorisé la réouverture de 4000 mines. Ce qui expliquerait le reflux actuel des cours, qui pourrait se poursuivre, d'autant que la crise économique due à la conjonction des défaillances résultant d'un crédit excessif, de l'éclatement de la bulle immobilière résultant de ce crédit excessif et enfin de la hausse de certaines catégories de prix* (énergie, matières premières) réduit la demande.

Aviez-vous déjà entendu de parler de cette explication de ce saut des cours comme conséquence d'une décision politique chinoise ? J'aimerais en avoir confirmation.

* Il s'agit d'une modification de la structure des prix qui est distincte de l'inflation (et peut se cumuler avec elle) : l'inflation est un phénomène monétaire qui suppose une hausse générale des prix (y compris les salaires). La BCE freine l'économie en augmentant les taux, afin de réduire la demande et faire refluer les prix. Avec pour limite le risque de relever les rendements des rentiers obligataires au-dessus des rendements des investisseurs actionnaires.


Александр Солженицын

Deux citations d'Alexandre Soljenitsyne :

- "Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes." (L'erreur de l'Occident, Alexandre Soljenitsyne, éd. Grasset, 1980, p. 46-47)

- "Le socialisme nous est odieux" (entrevue avec Bernard Pivot, 1983)

2008-08-04

Tarifs des professionnels de santé

Avec l'annuaire des professionnels de santé sur Ameli.fr, service de l'assurance maladie de la Sécurité sociale française "que le monde entier nous envie", vous devriez trouver les tarifs de votre médecin ou de votre dentiste. Enfin un peu de transparence, un peu de concurrence, sur un marché médical dont l'opacité est entretenue depuis trop longtemps. Vous pouvez enfin comparer un peu avant de choisir.

Malheureusement, cela ne concerne encore que les prix (et la base de données a l'air d'être bien incomplète). Cela ne concerne pas encore une évaluation de la qualité des soins ou de la relation avec le patient. Ce serait pourtant bien le minimum, s'agissant de professionnels à qui on confie sa santé. Ainsi persiste l'inégalité entre ceux qui savent qui sont les bons médecins, les bons dentistes, et les autres...

Hommage à Soljenitsyne

Alexandre Soljenitsyne est mort hier. Il dénonça, par ses écrits, les camps de travail communistes.

Connus hier sous le nom de goulag dans l'Union des républiques socialistes soviétiques, ils existent encore sous le nom de laogai dans cette Chine communiste qui accueille les Jeux olympiques dans quelques jours.

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.

Post scriptum : On a toujours le sentiment que le PCF a un retard sur l'histoire. Par exemple, l'Humanité (journal qui survit grâce à la perfusion capitalistique de Bouygues et de Lagardère !) titrait à la mort du dictateur communiste : "Deuil pour tous les peuples qui expriment, dans le recueillement, leur immense amour pour le grand Staline", avant que le PCF doive finir par renoncer à la référence à Staline lorsque le mensonge n'était plus tenable. De même, le PCF critiquait Soljenitsyne, avant de devoir reconnaître la réalité du goulag, qui ne serait qu'un trahison de l'idéal, pourtant criminogène dans tous les pays où il a été mis en oeuvre.

Mais ce n'est pas un retard, c'est un décalage. Le PCF n'est pas derrière, il est à côté : sa conception utopique de l'homme nouveau nie la réalité de la personne humaine, sa dignité, son mouvement propre, son génie particulier. Le PCF apparaîtra toujours en retard, car il sera toujours dans le déni d'une réalité dont il voudra toujours se démarquer, jusqu'à ce que tel avatar du déni ne soit plus tenable. Aujourd'hui, même l'avatar "communiste" est devenu si difficilement tenable que les affiches communistes se sont métamorphosées, du rouge au jaune, du PCF à la "gauche populaire et antilibérale". Antilibérale ? Un mot qui fait froid dans le dos. Le libéralisme respecte éminemment votre vie, votre liberté, votre propriété. Un pouvoir antilibéral annonce clairement qu'il se réserve le droit d'y attenter. De quoi rendre Olivier Besancenot ou Arlette Laguillier soudain tellement moins sympathiques.

Liens :

J'irai revoir ma Normandie

Cela se passe entre Varaville et Cabourg et de commentaire :

- Anarchiland Cabourg
- Nativelle

Nos encouragements à ceux qui ont décidé de réagir à l'incurie des pouvoirs publics.