2015-04-06

6 avril 1320 : déclaration d'Arbroath



Le 6 avril 1320, 51 notables écossais souscrivaient la déclaration d'Arbroath, où ils déclaraient :

« (…) car, aussi longtemps que ne serait-ce que cent d'entre nous serons vivants, jamais à aucune condition nous ne serons soumis à la domination anglaise. Ce n'est en vérité ni pour la gloire, ni pour la richesse, ni pour l'honneur que nous nous battons, mais pour la liberté ; pour elle seule, que nul honnête homme n'abandonne qu'avec la vie même ».

2015-01-15

Les musulmans doivent-ils se désolidariser des islamistes?

On est en droit d'être en désaccord avec ceux qui prétendent que les musulmans n'ont pas à se désolidariser des islamistes.

Les islamistes se réclament de l'islam. Et le phénomène terroriste international depuis au moins 1995 en France se réclame d'une seule religion, l'islam. Or les musulmans se réclament de cette même religion. Seuls eux sont qualifiés pour dire, haut et fort, que cette interprétation de leur religion est fausse. Les non-musulmans ne peuvent pas dire ce qui est conforme à l'islam ou pas.

En outre, de nombreux musulmans français minimisent, excusent, échafaudent des théories de complots, détournent la discussion, pour ne pas condamner clairement ces meurtres, ou essayer de les relativiser.

La question est : peut-on encore, librement, sans mettre en danger sa vie et son intégrité physique, se moquer, notamment par le dessin, des religions et de leurs prophètes, et en particulier, de l'islam et de Mahomet ?

Et parce que la question se pose de la compatibilité de l'islam avec nos démocraties libérales (la Cour européenne des droits de l'homme ayant d'ailleurs jugé en 2003 que la charia est incompatible avec la démocratie et les droits de l'homme), la réponse n'étant ni forcément négative pour beaucoup , ni forcément positive pour quelques-uns, oui, c'est une question de loyauté, c'est une question de véracité du lien d'allégeance à notre communauté nationale qu'il est légitime de poser : celle de la désolidarisation explicite de ces actes, et de leur condamnation sans ambiguïté.

La question qui se pose, individuellement, à chaque personne qui partage la religion de ces terroristes, est : est-ce que, comme eux, je fais de mon interprétation de la loi religieuse un absolu, qui m'affranchit de la loi des hommes, ou est-ce que j'accepte les valeurs de liberté de ce pays, qui font que chacun est libre de croire, de changer de croyance, de ne pas croire ou de ne plus croire ?

La seconde question est : qu'ai-je fait pour lutter contre l'erreur et la dérive de certains de mes coreligionnaires ?

Si des chrétiens commettaient des attentats motivés par le christianisme dans ce pays, ce sont les questions que nombre de chrétiens se poseraient, auxquelles ils répondraient, en paroles et en actes ; qu'ils trouveraient légitime qu'on leur pose, et auxquelles ils n'essaieraient pas de se soustraire, par des réponses trop court, trop faciles, trop évasives...

Mise à jour 2015-01-17 :

2015-01-14

Miscellanées : immigration et intégration

"Ce qu'il faut dire aux Algériens, ce n'est pas qu'ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d'eux. C'est qu'ils ne sont pas un fardeau ou que, s'ils le sont pour l'instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d'une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J'affirme que dans la religion musulmane rien ne s'oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l'essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D'autre part, je ne crois pas qu'il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d'Algérie l'entrée et l'intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n'avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d'en avoir cinq ou six millions?" (Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.)