2008-11-20

Ecrivains publics

"L'argent du contribuable a servi aux prix littéraires de cette année", écrit ActuaLitté.

Après un moment de surprise, le contribuable étonné découvre en effet sur le site du Centre national du livre, créé en octobre 1946 par une loi de l'Assemblée nationale constituante (composée à 22 % de socialistes et à 26 % de communistes), accessoirement une belle planque située dans un hôtel particulier de la rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris (décentralisation, avez-vous dit ?), que "chaque année le CNL attribue près de 3 millions d’euros aux auteurs et traducteurs dont les projets sont jugés remarquables".

Jugés remarquables, mais par qui ? Comme l'écrit Bastiat : "Partout le Conventionalisme classique nous montre, derrière la société passive, une puissance occulte qui, sous les noms de Loi, Législateur, ou sous cette expression plus commode et plus vague de on, meut l'humanité, l'anime, l'enrichit et la moralise".

"Le CNL bénéficie de taxes fiscales qui lui sont affectées : une redevance de 2,25 % sur la vente du matériel de reproduction et d’impression et une redevance de 0,20 % sur le chiffre d’affaires de l’édition, dont les éditeurs au CA inférieur à 76 000 € sont dispensés. Le montant global de ses interventions représente un budget de 35 millions € en 2008".

Voilà comment supprimer 35 millions d'euros de dépense publique, rendre du pouvoir d'achat aux Français, et laisser les éditeurs, les jurys de prix littéraires, les libraires et surtout les lecteurs juger quels auteurs et traducteurs sont remarquables !

2 commentaires:

Rubin a dit…

Tous les domaines de la culture sont l'objet de ce type de système. Dans le moins pire des cas, on créé de toutes pièces une intelligentsia. Et dans le pire, eh bien... on obtient France Télévisions.

AsTeR a dit…

J'approuve totalement le propos de Rubin, j'ai eu l'occasion de constater le bordel à petit échelle... J'en arrive à la conclusion que quand on ne dépense pas son argent on le dépense beaucoup plus facilement.