2009-04-15

Le coût caché de la grève

Il est difficile de mesurer le coût réel des grèves et autres blocages : les media se bornent souvent à évoquer le coût direct pour l'entreprise concernée (perte de chiffre d'affaires pour Air France ou la SNCF par exemple), mais les coûts indirects, difficiles à comptabiliser, sont trop rarement évoqués. Par exemple, un avion manqué par un formateur à cause d'un blocage, ce sont des conséquences onéreuses pour de nombreux étudiants venus de plusieurs pays pour une session de formation.

Encore un exemple de vies gâchées par le dysfonctionnement d'un service public, dont certains agents oublient qu'ils sont avant tout au service du public : Des candidats à l'agrégation saisissent la justice (Le Monde).

La question de l'interdiction de la grève dans les services publics de transport, en contrepartie de la sécurité de l'emploi, mérite d'être posée.

2 commentaires:

LOmiG a dit…

très juste : dans de nombreux pays européens, la grêve est déjà interdite pour les agents de la fonction publique. Mais nous allons certainement encore tergiverser encore pendant plusieurs décennies avant de comprendre que nous avons une fonction publique beaucoup trop peuplée, cela étant lié à l'intervention étatique dans quasiment tous les domaines. C'est un gouffre financier, un gachis humain sans nom.

à bientôt

Criticus a dit…

@ Libertas : il faut en effet choisir. Soit les fonctionnaires ont la sécurité de l'emploi mais ne peuvent faire grève, soit ils ont le même droit de grève que les salariés du privé mais aussi le même statut.