2011-02-28

Conseils de lecture de février

Petite moisson ce mois-ci, pour cette nouvelle rubrique :
 Au passage, l'humeur du jour :

Je me suis désabonné du Monde en 2002, compte tenu du caractère partisan de la couverture de la campagne présidentielle.

Mais la stupidité de certains commentaires d'articles du Monde.fr donne parfois envie de s'y réabonner, juste pour pouvoir répliquer :

Ainsi, des commentaires sous l'article au titre racoleur "Les 100 Français les plus riches se partagent 2,8 milliards d'euros". Un commentateur (comme dirait le chanteur M) explique qu'il faudrait "partager" ces 2,8 milliards d'euros. C'est-à-dire spolier le titulaire de ces revenus, pour le diviser entre 60 millions et quelques d'habitants... Ni le journaliste ni ces brillants esprits commentateurs n'ont fait la division : 2,8 milliards / 60 millions = 46 euros annuels par habitant. Pas de quoi aller très loin ! C'est autant que les revenus que ces cuistres tireraient en plaçant 1000 euros à 5 %. Sans avoir besoin de spolier quiconque.

Si comme moi le niveau de ces commentaires vous afflige, lisez plutôt Commentaire, une revue de qualité sur l'actualité. Et sur internet : Contrepoints, rejoint aujourd'hui par Atlantico. Et abonnez-vous à Libertas sur Twitter : @libertates !

    Arc Express : projet de métro automatique autour de Paris



    "L'ajout de commentaires a été désactivé pour cette vidéo" du STIF sur Youtube... Mais vous pouvez commenter ici !

    2011-02-27

    2011-02-26

    Rumeurs sur le remaniement



    Pour suivre toutes les rumeurs sur le remaniement du gouvernement de François Fillon par Nicolas Sarkozy, qui pourrait avoir lieu ce week-end, une seule adresse :


    Sortie de MAM ? Juppé ou Bruno Le Maire au quai d'Orsay ? Longuet ou Hortefeux à la défense ? Guéant à l'intérieur ? Tels sont les bruits qui courent. Tout cela manque de sang neuf !

    2011-02-25

    Convention UMP des réformateurs libéraux

    Hervé Novelli, président des Réformateurs Libéraux, secrétaire général adjoint de l’UMP, 
    Philippe Vitel, député du Var, président des Cercles Locaux, 
    Gérard Longuet, vice-président des Réformateurs Libéraux, président du groupe UMP au Sénat, 
    Yanick Paternotte, député du Val d’Oise, secrétaire général des Réformateurs Libéraux, 
    organisent la Convention nationale des réformateurs libéraux de l'UMP, 
    sur le thème : « Les normes vont-elles tuer les libertés des Français ? De l’air ! »

    Mercredi 2 mars 2011 de 17h30 à 20h,
    Salle Victor Hugo, 101 rue de l’Université 75007 Paris

    La Convention sera conclue par Jean-François Copié, secrétaire général de l’UMP
    en présence des parlementaires Réformateurs Libéraux et de Xavier Beulin, président de la FNSEA,
    Michel Chassang, président de la CSMF,
    Jean-Jacques Descamps, président de l’ANCV,
    le juge Didier Gallot,
    Joseph Zorgniotti, président de l’Ordre des Experts Comptables,…

    Avec la participation exceptionnelle d’Éric Zemmour

    Renseignements : contacts

    2011-02-24

    La France, c'est le passé

    Le téléphone vu par les hommes de l'Etat français : comparez avec Skype !

    Lisez ce billet de Rubin : Il faut interdire Skype sur le territoire national

    Plutôt que d'imposer de nouvelles obligations à Skype, il serait mieux de les supprimer pour les opérateurs de téléphone : que l'Etat cesse d'espionner ses citoyens (depuis l'affaire des fadettes, nous avons perdu confiance dans sa capacité à utiliser les écoutes à des fins légitimes), l'annuaire universel pourrait utilement être remplacé par des annuaires volontaires (pagesjaunes.fr est une entreprise privée qui se porte bien, merci), je ne connais personne qui ait réclamé la portabilité du numéro chez Skype, quant au financement du service universel par les opérateurs il ressemble à un racket des nouveaux entrants par l'opérateur historique (cette contribution si elle doit exister devrait relever des recettes et dépenses ordinaires de l'Etat, rien ne justifie une contribution spéciale).

    2011-02-23

    2011-02-22

    Une rose couleur rouge sang


    Ce n'est pas une surprise pour les libéraux, qui savent que le socialisme est la route de la servitude...

    Mais tout de même, il y a un contraste saisissant entre la posture moralisante des socialistes français, et la réalité du socialisme dans le monde.

    Pour s'en tenir aux crises en cours : Ben Ali, encore récemment membre de l'Internationale socialiste, Moubarak, encore récemment membre de l'Internationale socialiste, tous deux renversés par leur peuple, ce peuple au nom duquel les socialistes prétendent parler... Sans parler de Laurent Gbagbo, lui aussi encore récemment membre de l'Internationale socialiste.

    Et n'oubliez pas, amis libéraux, le nom officiel du régime du dictateur Kadhafi : Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste !

    On aura tout essayé avec Kadhafi, la force, les sanctions, la complaisance, rien n'a marché. Nicolas Sarkzoy et Boris Boillon ont fait un pari en l'accueillant à Paris en 2007 avec des honneurs inouïs. Le pari est perdu à tous égards : économiquement, la Libye n'a jamais passé les commandes annoncées (et quelle faute cela aurait été, si la commande avait été passée : confier des armes modernes à un tel homme, terroriste avéré !) ; et le pari est perdu politiquement, inutile de faire un dessin.

    Il parait que Louis XVI, roi bonhomme, méritait la guillotine, au nom du peuple français. Et cette même France déroule le tapis rouge à Kadhafi ? La seule à avoir eu du courage dans cette affaire pitoyable est la belle Rama Yade.

    Pourquoi la France a besoin de fonds de pension



    Le premier argument en faveur d'une réforme du système de retraite est moral. On ne dit pas assez l'immoralité de faire payer les retraites non provisionnées des générations nombreuses du baby boom - devenu papy boom - aux générations peu nombreuses qui la suivent. Un second argument est l'insoutenabilité financière de cette pyramide de Ponzi.

    Mais même hors de ces arguments, il existe un argument utilitariste, pragmatique, en faveur du développement de l'épargne, des capitaux, de la capitalisation individuelle et collective, destinée à provisionner des dépenses futures (qui sont certaines, car elles résultent de la démographie). Cela vaut notamment pour les retraites, mais aussi pour tous les autres risques assurés par l'Etat, et ceux qu'il s'apprête à prendre en charge, comme la dépendance.

    On voit sur ce graphique que sans passer de la répartition à la capitalisation (individuelle ou collective via des fonds de pensions), selon la transition réussie par José Piñera, la France ne peut pas jouer dans la même cour que ses principaux rivaux économiques : ces capitaux, chez nos concurrents, sont mis au service de l'économie productive... Et des fonds de pension, la France, elle, n'en a pas.

    Il ne faut pas pleurer sur la faiblesse de sa croissance, ni sur la prise de contrôle de ses entreprises par les fonds de pensions étrangers !

    2011-02-20

    France Musique / Radio Classique


    Quand Radio Classique est arrivée, elle fut une bouffée d'air frais, dans le paysage immobile de la radio publique: sur France Musique, on parlait beaucoup, et là soudain on avait beaucoup de musique en continu... Un "robinet à musique", selon ses partisans et ses détracteurs : les défauts de ses qualités.

    Mais Radio Classique s'est dégradée : on y parle de plus en plus, on y passe de plus en plus de musique de fanfare, on est devenu incapable de passer une oeuvre en entier, il faut se contenter d'un seul mouvement, les oeuvres sont diffusées très souvent (la "hot list" est courte), peu de variété dans les interprétations qui correspondent souvent à la dernière sortie discographique, peu d'archives, peu de pédagogie, peu de contemporain, peu de musique ancienne... On n'y entend pas d'autre Bach que Jean-Sébastien, on n'y entend pas de madrigaux de la Renaissance, on n'y entend pas d'Alkan, on n'y entend pas de Bartok, on n'y entend pas de Chostakovitch... Et on coupe les oeuvres, comme il sied à une époque où l'on zappe.

    La programmation musicale de France Musique est devenue au fil du temps incomparablement supérieure à celle de Radio Classique : la première s'est améliorée (sous la pression de la concurrence), la seconde s'est détériorée, cédant à la facilité ("easy listening").

    Si Radio Classique ne se ressaisit pas, de plus en plus de mélomanes retourneront probablement à leurs premières amours : France Musique, et ses émissions pédagogiques, son programme Hector des jours de grève, ses Ella Fitzgerald de réveils d'hiver, ses haïkus, ses poèmes de Lautréamont, ses concerts européens, ses archives rares, son Bach du dimanche matin, sa musique contemporaine qui irrite juste ce qu'il faut...

    2011-02-19

    Une machine est comme un troisième bras



    "- Que concluez vous de là ?

    - Qu'une machine ne tue pas le travail, mais le laisse disponible, ce qui est bien différent ; car un travail tué, comme lorsque l'on coupe le bras à un homme, est une perte, et un travail rendu disponible, comme si l'on nous gratifiait d'un troisième bras, est un profit.

    - En est-il de même ...dans la société ?

    - Sans doute, si vous admettez que les besoins d'une société, comme ceux d'un homme, sont indéfinis.

    - Et s'ils n'étaient pas indéfinis ?

    - En ce cas, le profit se traduirait en loisirs."


    Frédéric Bastiat, Midi à quatorze heures.



    Voir aussi : La planche de Robinson

    2011-02-18

    Plus de justice, moins de police

    Lu ici : "la police de Bahreïn, dont le périmètre d'intervention est plus large que celui de la police française (...) manque d'expérience en raison du faible taux de délinquance, qui résulte probablement de l'extrême sévérité de la justice". À méditer.

    Le nouvel ambassadeur de France en Tunisie fait des vagues


    On aura rarement vu de nomination d'un ambassadeur aussi mal acceptée :
    L'ambassadeur, visiblement proche de Rachida Dati, vient de recevoir la Légion d'honneur à titre exceptionnel (13 ans de services au lieu des 20 normalement requis). Et, au goût du jour, il dispose d'un compte Twitter et d'une fiche sur Wikipédia.

    2011-02-17

    La lettre de François Baroin à Nicolas Sarkozy

    J'ai fait un songe : François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, écrivait cette lettre à Nicolas Sarkozy, président de la République :

    "À Troyes, le 23 mars 2010

    Monsieur le Président,

    En sortant de votre bureau à l'Élysée, encore plein du trouble où me jette l’immensité du fardeau que vous m'imposez, agité par tous les sentiments qu’excite en moi la bonté touchante avec laquelle vous avez daigné me rassurer, je me hâte de mettre à vos pieds ma respectueuse reconnaissance et mon dévouement absolu.

    Vous avez bien voulu m’autoriser à remettre sous vos yeux l’engagement que vous avez pris avec vous-même, de me soutenir dans l’exécution des plans d’économie qui sont en tout temps, et aujourd’hui plus que jamais, d’une nécessité indispensable.

    J’aurais désiré pouvoir vous développer les réflexions que me suggère la position où se trouvent les finances ; le temps ne me le permet pas, et je me réserve de m’expliquer plus au long quand j’aurai pu prendre des connaissances plus exactes. Je me borne en ce moment, Monsieur le Président, à vous rappeler ces trois paroles :
    • Point de banqueroute ;
    • Point d’augmentation d’impôts ;
    • Point d’emprunts.
    Point de banqueroute, ni avouée, ni masquée par des réductions forcées.

    Point d’augmentation d’impôts, la raison en est dans la situation de votre peuple, et encore plus dans votre coeur.

    Point d’emprunts, parce que tout emprunt diminue toujours le revenu libre ; il nécessite au bout de quelque temps ou la banqueroute, ou l’augmentation des impositions. II ne faut en temps de paix se permettre d’emprunter que pour liquider les dettes anciennes, ou pour rembourser d’autres emprunts faits à un taux plus onéreux.

    Pour remplir ces trois points, il n’y a qu’un moyen. C’est de réduire la dépense au-dessous de la recette, et assez au-dessous pour pouvoir économiser chaque année une vingtaine de milliards, afin de rembourser les dettes anciennes. Sans cela, la crise forcerait l’État à la banqueroute.

    On demande sur quoi retrancher ; et chaque ordonnateur, dans sa partie, soutiendra que presque toutes les dépenses particulières sont indispensables. Ils peuvent dire de fort bonnes raisons ; mais comme il n’y en a pas pour faire ce qui est impossible, il faut que toutes ces raisons cèdent à la nécessité absolue de l’économie.

    Il est donc de nécessité absolue que la Présidence de la République exige des ordonnateurs de toutes les parties qu’ils se concertent avec le ministre du Budget. II est indispensable qu’il puisse discuter avec eux en présence de la Présidence de la République le degré de nécessité des dépenses proposées. II est surtout nécessaire que, lorsque vous aurez, Monsieur le Président, arrêté l’état des fonds de chaque ministère, vous défendiez à celui qui en est chargé, d’ordonner aucune dépense nouvelle sans avoir auparavant concerté avec le Budget les moyens d’y pourvoir. Sans cela, chaque ministère se chargerait de dettes qui seraient toujours des dettes de la République, et l’ordonnateur du Budget ne pourrait répondre de la balance entre la dépense et la recette.

    Vous savez qu’un des plus grands obstacles à l’économie, est la multitude des demandes dont vous êtes continuellement assailli, et que la trop grande facilité de vos prédécesseurs à les accueillir, a malheureusement autorisées.

    Il faut, Monsieur le Président, vous armer contre votre bonté de votre bonté même ; considérer d’où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer aux bénéficiaires, et comparer la misère de ceux auxquels on est quelquefois obligé de l’arracher par les exécutions les plus rigoureuses, à la situation des personnes qui ont le plus de titres pour obtenir vos libéralités.

    Il est des grâces auxquelles on a cru pouvoir se prêter plus aisément, parce qu’elles ne portent pas immédiatement sur le Trésor. De ce genre sont les intérêts, les frais, les privilèges ; elles sont de toutes les plus dangereuses et les plus abusives. Tout profit sur les impositions qui n’est pas absolument nécessaire pour leur perception, est une dette consacrée au soulagement des contribuables, ou aux besoins de l’État. D’ailleurs, ces participations aux profits des traitants sont une source de corruption pour les fonctionnaires, et de vexation pour le peuple, en donnant à tous les abus des protecteurs puissants et cachés.

    On peut espérer de parvenir, par l’amélioration de la culture, par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement le peuple, sans diminuer beaucoup les revenus publics ; mais si l’économie n’a précédé, aucune réforme n’est possible, parce qu’il n’en est aucune qui n’entraîne le risque de quelque interruption dans la marche des recouvrements, et parce qu’on doit s’attendre aux embarras multipliés que feront naître les manoeuvres et les cris des hommes de toute espèce intéressés à soutenir les abus ; car il n’en est point dont quelqu’un ne vive.

    Tant que Bercy sera continuellement aux expédients pour assurer les services, l'Etat sera toujours dans la dépendance des financiers, et ceux-ci seront toujours les maîtres de faire manquer, par des manoeuvres de place, les opérations les plus importantes. Il n’y aura aucune amélioration possible, ni dans les impositions, pour soulager les contribuables, ni dans aucuns arrangements relatifs au gouvernement intérieur et à la législation. L’autorité ne sera jamais tranquille, parce qu’elle ne sera jamais chérie ; et que les mécontentements et les inquiétudes des peuples sont toujours le moyen dont les intrigants et les malintentionnés se servent pour exciter des troubles. C’est donc surtout de l’économie que dépend la prospérité de votre mandat, le calme dans l’intérieur, la considération au dehors, le bonheur de la nation et le vôtre.

    Je dois vous observer que j’entre en place dans une conjoncture fâcheuse, par les inquiétudes répandues sur les subsistances : inquiétudes fortifiées par la fermentation des esprits depuis quelques années, par la variation des principes des administrateurs, par quelques opérations imprudentes, et surtout par un PIB qui paraît avoir été médiocre. Sur cette matière, comme sur beaucoup d’autres, je ne vous demande point d’adopter mes principes, sans les avoir examinés et discutés, soit par vous-même, soit par des personnes de confiance en votre présence ; mais quand vous en aurez reconnu la justice et la nécessité, je vous supplie d’en maintenir l’exécution avec fermeté, sans vous laisser effrayer par des clameurs qu’il est absolument impossible d’éviter en cette matière, quelque système qu’on suive, quelque conduite qu’on tienne.

    Voilà les points que vous avez bien voulu me permettre de vous rappeler. Vous n’oublierez pas qu’en recevant la place de ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, j’ai senti tout le prix de la confiance dont vous m’honorez ; j’ai senti que vous me confiiez le bonheur de votre peuple, et, s’il m’est permis de le dire, le soin de faire aimer votre personne et votre autorité ; mais en même temps j’ai senti tout le danger auquel je m’exposais. J’ai prévu que je serais seul à combattre contre les abus de tout genre, contre les efforts de ceux qui gagnent à ces abus ; contre la foule des préjugés qui s’opposent à toute réforme, et qui sont un moyen si puissant dans les mains des gens intéressés à éterniser le désordre.

    J’aurai à lutter même contre votre bonté naturelle, contre votre générosité et des personnes qui vous sont les plus chères. Je serai craint, haï même de la plus grande partie des bénéficiaires, de tout ce qui sollicite des grâces. On m’imputera tous les refus ; on me peindra comme un homme dur, parce que je vous aurai représenté que vous ne devez pas enrichir même ceux que vous aimez, aux dépens de la subsistance de votre peuple. Ce peuple auquel je me serai sacrifié est si aisé à tromper, que peut-être j’encourrai sa haine par les mesures mêmes que je prendrai pour le défendre contre la vexation. Je serai calomnié, et peut-être avec assez de vraisemblance pour m’ôter votre confiance.

    Je ne regretterai point de perdre une place à laquelle je ne m’étais jamais attendu. Je suis prêt à vous la remettre dès que je ne pourrai plus espérer de vous être utile ; mais votre estime, la réputation d’intégrité, la bienveillance publique qui ont déterminé votre choix en ma faveur, me sont plus chères que la carrière, et je cours le risque de les perdre, même en ne méritant à mes yeux aucun reproche.

    Vous vous souviendrez que c’est sur la foi de vos promesses que je me charge d’un fardeau peut-être au-dessus de mes forces, que c’est en vous personnellement, à l’homme honnête, à l’homme juste et bon, plutôt qu’au Président, que je place ma confiance.

    J’ose vous répéter ici ce que vous avez bien voulu entendre et approuver. La bonté attendrissante avec laquelle vous avez daigné me serrer la main devant la presse, comme pour accepter mon dévouement, ne s’effacera jamais de mon souvenir. Elle soutiendra mon courage. Elle a pour jamais lié mon bonheur personnel avec les intérêts, la gloire et le bonheur de notre Président.

    C’est avec ces sentiments que je suis avec le plus profond respect

    Monsieur le Président

    votre très humble et très obéissant serviteur.

    Baroin"

    Je m'éveillai en sursaut. Les brumes du sommeil se dissipèrent. Et je me souvins du billet que j'avais lu la veille sur le blog Singularité et Infosphère... Ce n'était donc qu'un songe.

    2011-02-16

    Bouclier fiscal, ISF, Sarkozy et UMP

    De deux choses l'une :
    - soit l'ISF est nocif pour l'économie française ;  il faut alors le supprimer ; et il est inutile de compenser sa suppression car l'Etat tirera des recettes nouvelles de la suppression de cette cause de destruction de valeur pour l'économie du pays ;
    - soit l'ISF n'est pas destructeur ; dans ce cas, il n'y a aucun avantage à attendre de sa suppression en terme de PIB, d'inversion du flux de migration fiscale, de libération de l'esprit d'entreprise ; dans ce cas, sa suppression ne se traduira par aucun gain fiscal par ailleurs ; il faut donc compenser la perte de recettes ; mais alors, pourquoi le supprimer ?

    Tout ceci pour dire que le débat en cours sur la suppression intégrale ou partielle de l'ISF et sa compensation est ubuesque.

    Si l'UMP était sérieuse, elle n'aurait pas instauré un bouclier fiscal pour ensuite le supprimer.

    Et si l'UMP avait sérieusement voulu supprimer l'ISF, elle aurait dû le faire dès 2007, immédiatement ou en 5 ans, en supprimant une tranche par année calendaire.

    Une piste pour la croissance



    Plus de croissance économique ? Il faut parfois de l'imagination... pour compenser l'imagination des monopoleurs !

    Ainsi, par exemple, saviez-vous qu'il est interdit de créer une entreprise de transport de personnes en autocar d'une ville française à l'autre ?

    Seul est timidement autorisé, sous la pression européenne et avec autant de restriction que possible, le cabotage au long de lignes internationales d'autocars (article L. 3421-2 du code des transports).

    Alors qu'en matière de transport collectif interurbain, les Anglais ont le choix entre train (rapide et cher) et bus (plus lent et moins cher), permettant aux plus pauvres de se déplacer, les Français ont le choix entre le train (rapide et cher) et rien.

    Pourquoi ? Parce qu'une loi que rien de sensé ne justifie l'interdit ! Vous voulez plus de croissance en France ? Abolissez cette loi qui empêche le développement économique d'une activité prospère ailleurs en Europe et dans le monde, pour le bénéfice des entrepreneurs et des consommateurs. Il faut faire cesser ce scandale silencieux.

    Liens : Brèves de blog... logistique - Pas de lignes d'autocars pour les voyageurs français - Eurolines

    2011-02-14

    Les Suisses refusent de déposer leurs armes

    Pistolet suisse Sig-Sauer P220



    Les Suisses refusent de déposer leurs armes, titre le Figaro du 14 février 2011.


    Quand a-t-on posé la question aux Français ? La France est-elle vraiment une démocratie ? Ou une démocratie confisquée ?

    Liens :