2012-10-23

Les patrons de la presse nationale, tous mauvais

Si j'avais le temps, je lirais : Les patrons de la presse nationale, tous mauvais, par Jean Stern :


Heureusement, il y a la presse internet : Libertas, Contrepoints, Atlantico, pour porter les valeurs de la liberté.

2012-10-04

Vies ordinaires en Corée du Nord

"Rien à envier au reste du monde, c’est la devise de la Corée du Nord. Depuis des mois, des années, ce pays fait tristement l’actualité : articles, reportages, documentaires éclairent la difficile réalité d’un pays coupé du reste du monde. Mais, pour la première fois, un livre trace le portrait hallucinant de ce pays qui a sombré dans le chaos, de par la folie de ses dirigeants : Kim Il-Sung, disparu en 1994, et son fils, Kim Jong-Il, l’actuel président [décédé en 2011, remplacé par son fils, Kim Jong-eun]. En s’appuyant sur les destins d’une demi-douzaine de Nord-Coréens, Barbara Demick dresse un épouvantable état des lieux : famines à répétition (un ou deux million de victimes sur une population de 23 millions d’habitants), faillite totale de l’économie, de l’éducation, de la santé. Mais aussi propagande, censure, arbitraire. Un jeune couple, un orphelin, une ouvrière ou un médecin jadis idéaliste, ce sont ces vies ordinaires en Corée du Nord auxquelles ce livre bouleversant rend hommage pour sensibiliser l’opinion publique internationale. Comment survivre à l’intérieur ou survivre à la fuite et l’exil ? Vies ordinaires en Corée du Nord est un livre exceptionnel peuplé de héros ordinaires, qui sont aussi des survivants."



2012-10-03

Le naufrage d'un "laboratoire social"

"Laboratoire social" : comparez ce texte de Frédéric Bastiat à cet article du Figaro de ce matin; des craintes exprimées par Frédéric Bastiat à la réalité, il n'y a qu'un pas...

Frédéric Bastiat, La Loi, 1850 :
"Il est si vrai que les socialistes considèrent l'humanité comme matière à combinaisons sociales, que si, par hasard, ils ne sont pas bien sûrs du succès de ces combinaisons, ils réclament du moins une parcelle d'humanité comme matière à expériences: on sait combien est populaire parmi eux l'idée d'expérimenter tous les systèmes, et on a vu un de leurs chefs venir sérieusement demander à l'assemblée constituante une commune avec tous ses habitants, pour faire son essai. C'est ainsi que tout inventeur fait sa machine en petit avant de la faire en grand. C'est ainsi que le chimiste sacrifie quelques réactifs, que l'agriculteur sacrifie quelques semences et un coin de son champ pour faire l'épreuve d'une idée."

Le Figaro, 3 octobre 2012 :
"Échirolles : le naufrage d'une ancienne «cité modèle». Laboratoire social à sa création, le quartier «Villeneuve Grenoble» a basculé peu à peu dans un processus de paupérisation et de délinquance, aggravé par la crise."

2012-09-30

PLD: Le 11 septembre de l'esprit d'entreprise

Nous n'aurions pas utilisé l'expression "11 septembre", assez godwinesque, mais voici cependant un communiqué, qui reste juste sur le fond, du Parti libéral démocrate :

Le 11 septembre de l'esprit d'entreprise

Le gouvernement a annoncé qu'il allait taxer les plus-values de l'entrepreneuriat au même titre que les revenus du travail. Sous ses dehors démagogiques, la mesure promet d'être catastrophique : celui qui risque ses économies, son confort et sa santé dans la création d'une start-up devra au final payer au fisc 60% de son gain lorsqu'il revendra des parts de son entreprise, entre l'impôt sur le revenu et la CSG. Avec de telles perspectives, qui restera en France pour entreprendre ?

Simultanément, le gouvernement annonce qu'il va aligner les cotisations du régime de l'auto-entrepreneur sur celles des autres travailleurs individuels, ce qui vide le dispositif de son intérêt, alors que l'auto-entrepreunariat, s'il n'a créé aucun riche, a permis à des milliers de Français d'échapper à la spirale de l'assistanat.

Tuer les start-ups et les auto-entrepreneurs le même jour, tout en annonçant une prochaine loi "Mittal" qui devrait stopper définitivement toute velléité de création d'emploi par les investisseurs étrangers : c'est à un véritable 11 septembre de l'esprit d'entreprise que nous sommes en train d'assister. Un tel étranglement fiscal des personnes qui sont la source vive de la création de valeur -que d'autres s'acharnent tant à capter et semer à tout vent-, condamne la France à une longue stagnation économique et l'Etat à une faillite quasi-certaine sous quelques années.

En effet, même si l'Etat commençait à réduire ses dépenses (ce qui ne sera pas le cas en 2013, année promise à une forte progression des dépenses de l'Etat, encore et toujours), ses recettes diminueront du fait de la trop forte augmentation des taux d'imposition : trop d'impôt tue l'impôt. Ce gouvernement socialiste n'est pas seulement démagogue ou incompétent : il est avant tout dangereux. Son égalitarisme forcené et idéologique se concrétise par le nivèlement par le bas : les exemptions et primes de Noël pour ceux qu'on a trop découragé de travailler, la spoliation des fruits de l'effort pour les autres.

2012-09-29

Pour ou contre la peine de mort ?

Pour ou contre la peine de mort ? 3 textes, dont un inédit en français de John Stuart Mill.


2012-09-28

Atlas Shrugged partie 2



La suite du film inspiré du roman La Grève d'Ayn Rand.

2012-09-19

Une autre image du Liban



Les religions sont comme la langue d'Esope. Un jour, Benoît XVI appelait les Libanais à la paix. Le lendemain, Hassan Nasrallah appelait les chiites à la colère. Puissent ces 4 minutes montrer un autre visage du Liban.

2012-09-17

Rap anti-français



Sabry Mjnoon : "J'aime la France, beaucoup d’essence, pour lui déclarer ma flamme".

La France nourrit ses propres ennemis.

Clip découvert via la page annonçant une manifestation pour le 22 septembre 2012 :
Manifestation à Paris contre le film "Innocence of Muslims"

Lien : Riposte laïque

2012-09-14

Charles Gave : modèle suédois et media

Je vous recommande deux articles de l'excellent Charles Gave :
  • La Suède, l'exemple à suivre : Comment gérer nos Etats-providence tout en maintenant une bonne compétitivité, c'est-à-dire comment empêcher qu’une croissance incontrôlée du poids de l’Etat n’étouffe le système productif ? Peut-être en regardant du côté de Stockholm...
  • Ils ont acheté la presse : Charles Gave, de l'Institut des Libertés, nous présente ici une recension du livre de Benjamin Dormann, "Ils ont acheté la presse", dans laquelle l'auteur explique l'actuel biais de la presse en faveur des thèses économiques keynésiennes et socialistes.

2012-09-06

PLD: La politique du logement du gouvernement entretient la pénurie

"La politique du logement du gouvernement entretient la pénurie

Renforcement du blocage des loyers, augmentation des quotas de construction sociale fixés par la loi SRU et, enfin, annonce de la création d'une nouvelle niche fiscale sur le logement pour remplacer le "Sellier". Les premières annonces du gouvernement en matière de logement ne sont qu'une continuation entêtée des recettes appliquées depuis plus de 20 ans, et qui ont prouvé leur incapacité à résoudre la crise du logement dans le pays aux 700 000 SDF et 3 millions de logés précaires.

Ces mesures ne traitent en rien les deux problèmes de fond. D'une part, le rationnement bureaucratique du foncier rend le logement privé inabordable pour bien des ménages modestes et moyens. D'autre part, une fiscalité ravageuse et des lois trop laxistes vis à vis des mauvais payeurs dissuadent de plus en plus l'investissement locatif. Tant que ces deux verrous subsisteront, l'Etat sera condamné à verser toujours plus d'un argent qu'il n'a plus dans le tonneau des Danaïdes du logement social, dont une bonne moitié des locataires ne devraient en aucun cas bénéficier d'une telle subvention pour se loger.

Libérer le marché foncier et rendre aux contrats locatifs une liberté simplement encadrée par des considérations juridiques élémentaires abaisseraient considérablement le coût du logement privé en libérant l'offre, à la condition de réduire l'incertitude fiscale sur les investissements immobiliers et de restaurer la sécurité juridique des investissements immobiliers. La collectivité pourrait ainsi limiter ses interventions à caractère social aux seuls cas d'urgence, pour une fraction des 35 milliards annuellement dilapidés en interventions publiques. Un marché enfin fluide et une aide bien plus ciblée soulageraient tous les Français, notamment les personnes et les ménages modestes."

Source : Parti libéral démocrate.

2012-09-02

Socialisation du logement



Ce reportage de propagande de 1962 illustre les arguments exposés à l'époque en faveur de l'étatisation de la construction de logements. Les conséquences catastrophiques, nous les connaissons aujourd'hui. Cela devrait servir d'avertissement à toutes les promesses iréniques faites par tel ou tel ministre de passage, et de la distance qu'il y a avec la réalité.

Quelles villes aurions-nous aujourd'hui si, au lieu de planifier ces logements selon les principes insensés de la charte d'Athènes, ces subventions publiques avaient été attribuées directement aux mal-logés, pour qu'ils se logent mieux ?

2012-08-27

BFMTV Politique, Arnaud Montebourg face à un chef d'entreprise


Alexandre Saubot (Haulotte Groupe) face à Arnaud Montebourg (Socialiste Groupe)
via http://twitter.com/RaphChabaud

Banc d'essai des candidats à la présidence de l'UMP

Jean-François Copé : Vous avez été déçu entre 2007 et 2012 ? Vous attendiez une révolution libérale, et vous n'avez trouvé qu'un sur-place agité, défaisant en deuxième moitié de mandat ce qui avait été fait dans la première ? Jean-François Copé, c'est du Sarkozy, version junior. 2007-2017 : on peut commettre une erreur une fois, mais pas deux.

Xavier Bertrand : Never ever. Jamais nous n'avons entendu une prise de position clairement libérale de sa part. Tant qu'il n'aura pas changé, nous ne pourrons le choisir.

NKM : La seule à n'être pas hors-sujet, à s'intéresser à la vie du parti, et à promettre une plus forte décentralisation des décisions ; mais les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Et son engagement d'arrière-garde contre l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe déçoit.

BLM : Bruno Le Maire est contre l'organisation des "courants" au sein de l'UMP, promis par Jean-François Copé (toujours pour "après" ; que ne les a-t-il mis en place "avant" ?). Les courants figurent dans les statuts du parti. Un président contre les statuts de son organisation, c'est non. Il faut y ajouter ses propos ambigus sur le libéralisme, assumé un jour, repoussé le lendemain.

Philippe Herlin : Économiste se disant libéral. Intéressant, jusqu'à ce que sa bio révèle son passage au FN et son ralliement très très récent à l'UMP. Le FN, c'est l'anti-Midas : il transforme tout ce qu'il touche en plomb.

Au terme de cet examen, il ne reste que François Fillon, dont les libéraux attendent qu'il prenne des positions plus claires, pour eux-mêmes se positionner. La mise en place des "courants" paraît une condition indispensable pour le soutenir : cela seul permettra l'émergence d'idées nouvelles au sein de l'UMP, où le débat a été étouffé pendant 5 ans, coûtant au parti une succession de cuisantes défaites. L'idéal serait l'émergence de courants capables de hiérarchiser leurs propositions, et un président capable de rassembler ces courants, en faisant la synthèse des propositions essentielles des différentes tendances de la coalition de la droite et du centre.

Feuilleton à suivre jusqu'en novembre 2012.

2012-08-19

La charia est incompatible avec la démocratie (CEDH, 2003)

Passionnant arrêt REFAH PARTİSİ (PARTI DE LA PROSPÉRITÉ) ET AUTRES c. TURQUIE (Requêtes nos 41340/98, 41342/98, 41343/98 et 41344/98) - Cour européenne des droits de l'homme, Strasbourg, 13 février 2003. Extraits :

(...)

123.  Or la Cour partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention :

« 72.  A l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. (...) Selon la Cour, un parti politique dont l’action semble viser l’instauration de la charia dans un Etat partie à la Convention peut difficilement passer pour une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention. »

124.  La Cour ne saurait perdre de vue que des mouvements politiques basés sur un fondamentalisme religieux ont pu par le passé s’emparer du pouvoir politique dans certains Etats, et ont eu la possibilité d’établir le modèle de société qu’ils envisageaient. Elle considère que chaque Etat contractant peut, en conformité avec les dispositions de la Convention, prendre position contre de tels mouvements politiques en fonction de son expérience historique.

125.  La Cour observe aussi que le régime théocratique islamique a déjà été imposé dans l’histoire du droit ottoman. La Turquie, lors de la liquidation de l’ancien régime théocratique et lors de la fondation du régime républicain, a opté pour une vision de la laïcité confinant l’Islam et les autres religions à la sphère de la pratique religieuse privée. Rappelant l’importance du respect du principe de la laïcité en Turquie pour la survie du régime démocratique, la Cour considère que la Cour constitutionnelle avait raison lorsqu’elle estimait que le programme du Refah visant à établir la charia était incompatible avec la démocratie (paragraphe 40 ci-dessus). (...)

128.  Poursuivant ce raisonnement, la Cour écarte la thèse des requérants selon laquelle empêcher un système multijuridique de droit privé au nom de la place spéciale réservée à la laïcité en Turquie équivaudrait à établir une distinction défavorable aux musulmans qui voudraient vivre, dans leur vie privée, selon les rites de leur religion.

Elle rappelle que la liberté de religion, y inclus la liberté de la manifester par le culte et l’accomplissement des rites, relève d’abord du for intérieur. La Cour souligne sur ce point que le domaine du for intérieur est tout à fait différent de celui du droit privé, ce dernier concernant l’organisation et le fonctionnement de la société tout entière.

Personne ne conteste devant la Cour qu’en Turquie chacun peut suivre dans sa sphère privée les exigences de sa religion. En revanche, la Turquie, comme toute autre Partie contractante, peut légitimement empêcher que les règles de droit privé d’inspiration religieuse portant atteinte à l’ordre public et aux valeurs de la démocratie au sens de la Convention (par exemple les règles permettant la discrimination fondée sur le sexe des intéressés, telles que la polygamie, les privilèges pour le sexe masculin dans le divorce et la succession) trouvent application sous sa juridiction. La liberté de conclure des contrats ne saurait empiéter sur le rôle de l’Etat consistant à organiser d’une façon neutre et impartiale l’exercice des religions, cultes et croyances (paragraphes 91-92 ci-dessus). (...)

130.  La Cour considère que, quelle que soit l’acception que l’on donne à la notion de djihad (dont le premier sens est la guerre sainte et la lutte à mener jusqu’à la domination totale de la religion musulmane dans la société), invoquée dans la plupart des discours mentionnés ci-dessus, une ambiguïté régnait dans la terminologie utilisée quant à la méthode à employer pour accéder au pouvoir politique. Dans tous ces discours, l’éventualité et la possibilité d’avoir « légitimement » recours à la force afin de surmonter divers obstacles sur le chemin politique envisagé par le Refah pour accéder au pouvoir et y rester ont été mentionnées.

131.  Par ailleurs, la Cour fait sien le constat suivant de la chambre :

« 74.  (...)

S’il est vrai que les dirigeants du [Refah] n’ont pas appelé dans des documents gouvernementaux à l’usage de la force et de la violence comme moyen politique, ils ne se sont pas concrètement désolidarisés en temps utile des membres du [Refah] qui soutenaient publiquement le recours potentiel à la force contre des politiques qui leur étaient défavorables. Dès lors, les dirigeants du [Refah] n’ont pas supprimé l’ambiguïté caractérisant ces déclarations quant à la possibilité de recourir aux méthodes violentes pour accéder au pouvoir et y rester (voir, mutatis mutandis, l’arrêt Zana c. Turquie du 25 novembre 1997, Recueil 1997-VII, p. 2549, § 58). » (...)

PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNANIMITÉ,

1.  Dit qu’il n’y a pas eu violation de l’article 11 de la Convention ;

L'économie autrichienne en 2 min chrono

Rêvons qu'un jour, un homme politique français de premier plan soit capable d'expliquer les rudiments de l'école autrichienne d'économie en moins de 2 minutes ! On en est loin.



(via Lupus)

2012-07-20

Les économistes découvrent le marché

Au Royaume-Uni, le chômage baisse malgré la récession (Le Monde). Enigme, mystère, grande surprise pour certains "économistes" : un marché du travail flexible permet de réduire le chômage même en récession ! Incompréhensible pour les Français. Et pourtant, ce mécanisme simple, qui pourrait être mis en oeuvre en France pour reprendre le chemin du plein emploi, s'appelle : économie de marché libre (free market economy).

Le résultat : alors que nombre de Français croient que l'industrie automobile britannique a disparu dans les années 1980, les usines automobiles britanniques... existent et embauchent ! (source : Le Parisien libéral)



En réalité, le discours ambiant sur la "désindustralisation" est fondé sur des mythes et non sur des faits. La part relative de l'industrie a décru, certes, mais pas seulement en France : elle a décru au niveau global, du fait du développement des services. Comme l'écrit Georges Kaplan, la désindustrialisation massive est mondiale. Mais la production industrielle, en valeur absolue, a plus que doublé en France depuis les années 1970 !