2010-05-22

Jean Louis Masson

Proposition de loi tendant à faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels...

Eh oui ! Ça date du 3 mai 2010.

C'est une œuvre du sénateur mosellan polytechnicien Jean Louis Masson.

Je me demande ce qu'en pensent mes camarades du Réseau LHC ?

Je me demande si Jean Louis Masson a lu la déclaration d'indépendance du cyberespace, de John Perry Barlow, cofondateur de l'Electronic Frontier Foundation ?

A Declaration of the Independence of Cyberspace

Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I
come from Cyberspace, the new home of Mind. On behalf of the future, I ask
you of the past to leave us alone. You are not welcome among us. You have
no sovereignty where we gather.

We have no elected government, nor are we likely to have one, so I address
you with no greater authority than that with which liberty itself always
speaks. I declare the global social space we are building to be naturally
independent of the tyrannies you seek to impose on us. You have no moral
right to rule us nor do you possess any methods of enforcement we have true
reason to fear.

Governments derive their just powers from the consent of the governed. You
have neither solicited nor received ours. We did not invite you. You do not
know us, nor do you know our world. Cyberspace does not lie within your
borders. Do not think that you can build it, as though it were a public
construction project. You cannot. It is an act of nature and it grows
itself through our collective actions.

You have not engaged in our great and gathering conversation, nor did you
create the wealth of our marketplaces. You do not know our culture, our
ethics, or the unwritten codes that already provide our society more order
than could be obtained by any of your impositions.

You claim there are problems among us that you need to solve. You use this
claim as an excuse to invade our precincts. Many of these problems don't
exist. Where there are real conflicts, where there are wrongs, we will
identify them and address them by our means. We are forming our own Social
Contract . This governance will arise according to the conditions of our
world, not yours. Our world is different.

Cyberspace consists of transactions, relationships, and thought itself,
arrayed like a standing wave in the web of our communications. Ours is a
world that is both everywhere and nowhere, but it is not where bodies live.

We are creating a world that all may enter without privilege or prejudice
accorded by race, economic power, military force, or station of birth.

We are creating a world where anyone, anywhere may express his or her
beliefs, no matter how singular, without fear of being coerced into silence
or conformity.

Your legal concepts of property, expression, identity, movement, and
context do not apply to us. They are based on matter, There is no matter
here.

Our identities have no bodies, so, unlike you, we cannot obtain order by
physical coercion. We believe that from ethics, enlightened self-interest,
and the commonweal, our governance will emerge . Our identities may be
distributed across many of your jurisdictions. The only law that all our
constituent cultures would generally recognize is the Golden Rule. We hope
we will be able to build our particular solutions on that basis. But we
cannot accept the solutions you are attempting to impose.

In the United States, you have today created a law, the Telecommunications
Reform Act, which repudiates your own Constitution and insults the dreams
of Jefferson, Washington, Mill, Madison, DeToqueville, and Brandeis. These
dreams must now be born anew in us.

You are terrified of your own children, since they are natives in a world
where you will always be immigrants. Because you fear them, you entrust
your bureaucracies with the parental responsibilities you are too cowardly
to confront yourselves. In our world, all the sentiments and expressions of
humanity, from the debasing to the angelic, are parts of a seamless whole,
the global conversation of bits. We cannot separate the air that chokes
from the air upon which wings beat.

In China, Germany, France, Russia, Singapore, Italy and the United States,
you are trying to ward off the virus of liberty by erecting guard posts at
the frontiers of Cyberspace. These may keep out the contagion for a small
time, but they will not work in a world that will soon be blanketed in
bit-bearing media.

Your increasingly obsolete information industries would perpetuate
themselves by proposing laws, in America and elsewhere, that claim to own
speech itself throughout the world. These laws would declare ideas to be
another industrial product, no more noble than pig iron. In our world,
whatever the human mind may create can be reproduced and distributed
infinitely at no cost. The global conveyance of thought no longer requires
your factories to accomplish.

These increasingly hostile and colonial measures place us in the same
position as those previous lovers of freedom and self-determination who had
to reject the authorities of distant, uninformed powers. We must declare
our virtual selves immune to your sovereignty, even as we continue to
consent to your rule over our bodies. We will spread ourselves across the
Planet so that no one can arrest our thoughts.

We will create a civilization of the Mind in Cyberspace. May it be more
humane and fair than the world your governments have made before.

Davos, Switzerland
February 8, 1996

2010-05-17

RT : Législative partielle en Isère : un vote libéral est possible, profitez-en !

Libertas relaie de message d'Objectif Liberté :

"Suite à la désignation de Didier Migaud à la Cour des Comptes, son siège de député de la 4e circonscription de l'Isère se retrouve vacant.

Arnaud Walther, 29 ans, et Valentin Becmeur, 27 ans, ont décidé de se porter candidats afin de faire entendre une voix différente. Une voix qui ne soit pas basée sur l'intervention de l'Etat, mais sur la confiance en l'individu.

Ils se présentent sous la bannière d'Alternative Libérale et du Parti Libéral Démocrate.

J'invite tous les lecteurs isérois concernés par l'élection à les soutenir le 30 mai.

Voici leur page Facebook - et une interview dans la presse locale.

--

NB. A tous mes lecteurs non isérois (et non "iserans", comme écrit par erreur, pardon aux habitants de ce beau département), faites connaître à vos amis du 38 et des environs cette candidature, de proche en proche, nous finirons par la faire connaître à ceux qui voteront."

2010-05-16

Concours Bastiat par Un Monde Libre

Frédéric BastiatLe 29 mars 2010. Nous sommes heureux de lancer un "Concours Bastiat" pour célébrer l'économiste français du 19° siècle (1801-1850), grâce à la fondation Atlas. Le thème est : La pensée de Frédéric Bastiat peut-elle nous guider dans la crise que traverse le monde aujourd'hui ? Les candidats, âgés de moins de 30 ans, devront écrire un essai de 2000 mots ( / 10%) en français pour répondre à cette interrogation. La date limite d'envoi des essais (par email : contact@unmondelibre.org) est le 31 mai 2010. Les prix sont de 300 euros (1er prix), 250 euros (deuxième prix), 200 euros (troisième prix), 150 euros (quatrième prix), 100 euros (cinquième prix).


Le site www.UnMondeLibre.org met à disposition des textes importants de cet économiste français classique. Ces textes au format pdf sont paginés à l’original, de telle sorte qu’il est possible de citer le texte avec la pagination exacte, ce qui n’est pas le cas des versions HTML disponibles sur le net. L’œuvre de Bastiat est importante, elle est riche, profonde et – fait rare chez les économistes – elle est exceptionnellement agréable à lire.


Bastiat a souvent été relégué au rang d’économiste de deuxième catégorie car son œuvre est constituée de nombreux pamphlets. Pourtant il n’en n’est rien. Sa pensée est d’une profondeur rarement égalée. Son esprit pamphlétaire lui a permis bien au contraire de mettre le doigt sur des vérités que d’autres n’envisageaient pas. Il a d’ailleurs pu percevoir des problèmes qui surgiront un siècle après sa mort (déficit de la sécurité sociale nationalisée, incivisme, désocialisation de la société par ce qu’on pourrait appeler la « socialisation forcée »)... A plus d’un titre la lecture de Bastiat est formatrice pour qui cherche à développer un esprit critique économique (qui ne se réduit pas à l’économisme) et juridique.

n

D’abord, il systématise la prise en compte des effets pervers résultant de mesures politiques de protection. Il contribue ainsi à la vision en termes d’analyse coûts-bénéfices totale. Bien souvent les hommes politiques ou les défenseurs de protections ont une tendance naturelle à faire usage d’une rhétorique consistant à ne montrer qu’une partie de la réalité pour arguer de leur position : protéger telle industrie locale par exemple n’apportera que des bienfaits ! Mais Bastiat nous avertit : et quid de l’autre partie de la réalité, « ce qu’on ne voit pas » ? Et les coûts supportés par tout les consommateurs, avec des prix plus élevés qui signifient moins de pouvoir d’achat , une qualité moindre du fait du manque de concurrence ? Et les effets de la protection sur les producteurs extérieurs qui sont aussi des clients de nos autres industries locales ? Bref, pour être un bon économiste, il ne faut pas simplement voir « ce que l’on voit » mais être capable aussi de voir « ce qu’on ne voit pas », d’anticiper les effets pervers, les « conséquences inattendues » de telle ou telle mesure. Il faut absolument lire et relire « La vitre cassée » dans cette série « Ce qu’on voit… » qui est un tout petit essai lumineux.

n

Contre la démagogie du protectionnisme défendu par les producteurs, Bastiat se place donc résolument du côté des consommateurs. Il se place aussi du côté du contribuable. Il anticipe avec un siècle d’avance les analyses du fonctionnement de la démocratie redistributive qui émergeront à la fin des années 50 (A. Downs, puis J. Buchanan & G. Tullock) et à cet égard son pamphlet sur l’Etat est un monument de perspicacité. Il excelle aussi dans « La loi » où il prend une posture radicalement différente de ce que nous connaissons de nos jours par exemple : la loi pour les gens d’aujourd’hui, c’est ce que « produit » le législateur. Bastiat revient à une tradition beaucoup moins « positiviste » et tente de reposer les fondations du droit : le droit est découvert et non pas décrété par les hommes. Exactement comme on ne peut « décréter » les lois de la physique de manière fantaisiste lorsque l’on bâtit une maison sans prendre le risque qu’elle ne nous tombe sur la tête, on ne peut « décréter » des lois qui vont à l’encontre de la coopération sociale sans générer le désordre.


On l’aura compris, Bastiat n’est pas qu’un simple pamphlétaire. Comme Voltaire, un autre pamphlétaire de génie, il fait montre d’une pensée claire, cohérente et sa critique est incisive. Son œuvre participe pleinement à l’élaboration d’une vision sociale profondément humaniste, qui cherche justement à démasquer les faux humanismes. Nous espérons que nos lecteurs en tireront le plus grand profit.





Vous pouvez consulter :





Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, une série d'essais où l'auteur s'attache à analyser "ce qu'on ne voit pas" dans les protections diverses. (version HTML ici)


Pétition des fabricants de chandelle, un pamphlet sur la logique profonde du protectionnisme (version HTML ici)


La Loi, un essai lumineux sur la nature du droit et de la justice (version HTML ici)

n

Propriété et loi, un autre très bel essai sur le droit.n

n
n
n

nL'Etat, un essai qui anticipe d'un siècle les analyses de l'école du public choice (version HTML ici)n

n
n
n

nSophismes Economiques, une série de pamphlets remettant en cause de nombreuses idées reçues et autres demi-vérités populaires (ou populistes!).n

n
n
n
n
n

nL'Angleterre et le libre échange, une analyse de la mise en place des politiques de libre échange qui pourrait inspirer beaucoup de décideurs aujourd'hui.



(Ces textes ont été originellement digitalisés et mis à disposition soit par François René rideau, soit par le Liberty Fund, que nous remercions ici. Ils ont été mis en forme par Youcef Maouchi, Rhadija El Issaoui et Mathieu Bédard.)







Posted using ShareThis

Révolution technologique, révolution sociale



« Les hommes sont plus les fils de leur temps que de leurs pères » (Marc Bloch, cité par Amin Maalouf)

2010-05-14

Pourquoi ne pas acheter

Acheter ou louer, éternel dilemme. En mai 2010 en France, le choix est clair : louer.

Source : CGEDD d’après INSEE, bases de données notariales, indices Notaires-INSEE désaisonnalisés et DGFiP (MEDOC).


1. Le prix des logements est historiquement élevé, par rapport à l'indice des loyers. Il est actuellement historiquement intéressant d'être locataire plutôt que propriétaire. Il deviendra intéressant d'acheter si les deux courbes se croisent.

Source : CGEDD d’après INSEE, bases de données notariales et indices Notaires-INSEE désaisonnalisés. cf. § 3.6. de « Le prix des logements sur le long terme », J. Friggit, CGEDD, 2010.


2. On peut anticiper une baisse du prix des logements, qui devrait suivre la baisse du montant total des transactions, au cours des prochaines années. Il deviendra intéressant d'acheter si la courbe haute baisse, à la suite de l'autre courbe.

La reproduction des graphiques est libre, pourvu que la source figurant sous chacun d’eux soit intégralement reproduite. Des actualisations du présent document et des documents complémentaires peuvent être téléchargés sur http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=138


Liens recommandés sur le logement :
- Prix des logements sur le long terme par Jacques Friggit
- Objectif Liberté par Vincent Bénard


Overdose - The Next Financial Crisis

Overdose - The Next Financial Crisis : Bande-annonce officielle de Martin Borgs sur Vimeo.



Extrait du film de Johan Norberg - page du film - page Facebook
(source : Objectif Liberté)

Libertas recommande Les Nouveaux Cinéphiles

2010-05-02

Libéral mais non coupable

En complément au billet d'hier sur l'intervention de Charles Gave à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, il faut mentionner son dernier livre : Libéral mais non coupable.



2010-04-13

Réforme des retraites


Perestroïka : nous risquons de poser des rustines pour tenter de réparer un système français de retraites par répartition intrinsèquement défectueux, plutôt que de modifier la philosophie même du système.

Les Français veulent la préservation du niveau de retraites, sans élévation de l'âge du départ à la retraite ni hausse des cotisations. Bref, le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

Confrontés au double défi de l'allongement de la durée de vie et de jeunes générations relativement moins nombreuses (sans même citer le chômage créé par la société socialiste qu'ils nous lèguent), où sont les provisions qu'ils ont constituées pour y faire face ? Nulle part (si ce n'est un misérable fonds - centralisé, il va de soi - de réserve des retraites), puisque nulle comptabilité des engagements de retraite n'est tenue : ils n'apparaissent pas dans le massif endettement public de la France.

Cela dit, il n'y a pas d'autre choix que de revoir les paramètres de ce système par répartition, pour repousser le terme de la banqueroute de la république. L'idéal, si ce système devait être conservé, serait au moins de parvenir à un ensemble de paramètres équilibrant automatiquement le régime : l'âge de départ et le taux de cotisation grimperaient jusqu'à ce que le niveau des pensions puisse être financé. Le coût réel de ce système de menu unique doit être facturé.

On verrait à quel point il est onéreux. Et dès lors, certains, peut-être, se diraient que ce système dirigiste ne correspond pas au menu dont ils ont envie...

Car les libéraux ont une voix à faire entendre, dans cette période décisive, période de décisions qui vont nous engager pour longtemps, qui vont définir les relations, les obligations, entre générations.

Cette autre possibilité, c'est celle de la retraite à la carte. La transition d'un système à l'autre est possible. Le Chili l'a fait. L'auteur de cette réforme, souhaitable pour la France, s'appelle José Piñera, frère de l'actuel président chilien.

Je vous laisse lire tout ce qui a été écrit à ce sujet. Ce sont ces possibilités, inouïes en France, qu'il faut réussir à faire entendre dans le débat public en cours. Il en va de notre avenir à tous et à chacun.

Liens :
- Une solution à la crise des retraites : le système chilien
- Entretien de José Piñera avec Cécile Philippe
- Les retraites et le futur de l'euro
- Rapport du gouvernement chilien sur le système de retraites
- Le taureau par les cornes : comment résoudre la crise des retraites (bon de commande)
- Recension du livre de José Piñera par l'iFRAP
- Biographie de José Piñera
- Pension reform : site de José Piñera
- Retraite par capitalisation / retraite par répartition

2010-03-28

La Quadrature du Net

La Quadrature du Net se bat pour la liberté sur internet. Rejoignez son groupe Facebook !

Lien : groupe Facebook de La Quadrature du Net

2010-03-25

Un député qui twitte

Lionel Tardy est l'un des rares députés à comprendre ce qu'il dit, quand il parle d'internet et de nouvelles technologies. Je vous encourage à le suivre, à cet adresse :
http://twitter.com/deputetardy

Le libéralisme pour les débutants

2010-03-15

Birmanie VJ



"Burma VJ est un long-métrage documentaire danois réalisé par Anders Østergaard et sorti en 2009.

"Il relate le soulèvement de septembre 2007 contre la junte militaire au pouvoir en Birmanie.

"Ce documentaire a été filmé intégralement par des vidéojournalistes birmans au risque de leur vie. Quatre de ces vidéojournalistes ont été emprisonnés et le sont encore jusqu'à ce jour. A noter aussi la participation de la chaîne de télévision La Voix Démocratique De Birmanie, basée à Oslo en Norvège.

"Ce film relate également la mort du vidéoreporter japonais Kenji Nagai, qui filmait ces événements, lors du second jour de répression du soulèvement des moines bouddhistes birmans par la junte militaire.

Burma VJ a été diffusé à plus de 130 festivals dans le monde et primé plus de trente fois." (source : Wikipédia)

2010-03-07

Aux régionales, certains voteront Bastiat

"A la prochaine élection, je ne cautionne plus cette classe politique étatiste et je marque mon désaccord en votant pour l’un des plus grands auteurs et grand homme politique libéral français :
Frédéric Bastiat

Bien sur, il est mort, et les libéraux préféraient voter pour des vivants, mais compte tenu de l’état de notre classe politique, nous pensons qu’il vaut mieux un mort que des vivants pour gérer nos régions. Il ne pourra pas faire pire, et il fera sans doute mieux.

« L’État est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »
Frédéric Bastiat"

Signé : Collectif Antigone

Liens : Élections régionales françaises de 2010 - Prédipol

2010-03-06

Enquête sur l'antisémitisme musulman

Cet ouvrage, à paraître la semaine prochaine, va faire parler de lui. Quatrième de couverture :

Les mondes musulmans sont aujourd’hui travaillés par un antisémitisme inquiétant. Loin d’être une simple importation européenne, il plonge ses racines dans une histoire dont les placards sont pleins de cadavres. Des massacres de juifs à Médine, au temps du Prophète, racontés par la Tradition, au nettoyage ethnique de la Palestine lors de la création d’Israël en 1948, la relation judéo-musulmane est empoisonnée par des crimes d’autant plus obsédants qu’on tente de les nier.

Cette enquête méthodique passe au crible quatorze siècles d’histoire commune aux juifs et aux musulmans. La concurrence sanglante entre les deux monothéismes ouvre sur le statut de dhimmi, qui assure aux juifs la protection mais aussi le mépris. Avec le déclin de l’empire ottoman et l’influence croissante des Occidentaux s’amorce un renversement : les dhimmis nouent de nouvelles alliances, qu’on ne leur pardonnera pas. « Trahison » du contrat passé avec l’islam, comme on le leur reproche, ou tout simplement élévation rapide de ceux qu’autrefois on subjuguait, quelque chose se noue, qui va exploser au xxe siècle.

Cette haine aveuglante n’est pas un simple ressentiment social, avivé par des régimes prompts à détourner les frustrations de leur population ou exploiter des sentiments religieux dévoyés. L’antisémitisme en terres d’islam croît aussi au rythme de l’histoire folle du xxe siècle : le sionisme, les deux guerres mondiales, le jeu corrosif des puissances anglo-saxonnes aux dirigeants animés par un messianisme chrétien, l’alliance trouble d’Hitler avec le grand mufti de Jérusalem, la création d’Israël et les guerres avec les Etats arabes, l’acquisition de la bombe
nucléaire avec le soutien de la France…

Philippe Simonnot n’épargne personne. Précis, documenté, sans parti-pris, son livre est de ceux qui aident à voir et à comprendre.

Philippe Simonnot, longtemps chroniqueur au Monde, ex-professeur d’économie du droit à Paris-Nanterre, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages d’économie et d’histoire, notamment Le secret de l’armistice, 1940 (Plon), Juifs et Allemands, Préhistoire d’un génocide (PUF) ou encore Le marché de Dieu, Economie du judaïsme, du christianisme et de l’islam (Denoël).
Il anime le site www.observatoiredesreligions.fr

2010-02-21

Vieilles lunes

Et si le sarkozysme version Guaino-Guéant était déjà écrit en 1977 ? Amis libéraux, prêtez attention à ces paroles...

2010-02-20

2010-02-15

Un Etat transparent et à l'écoute de ses citoyens

En France règne un État opaque et sourd.

Au Royaume-Uni, il est transparent et à l'écoute de ses citoyens. Ce n'est pas un faux slogan, c'est une réalité, dont témoignent deux initiatives concrètes :

- Unlocking innovation : data.gov.uk : les données publiques... mises à la disposition du public, afin qu'il puisse les réutiliser et "libérer l'innovation"

- e-petitions : petitions.number10.gov.uk : au lieu de redouter la société civile par un fâcheux syndrome obsidional, le premier ministre britannique au contraire lui donne la parole, classe les pétitions par ordre de popularité, et répond aux pétitionnaires

Mise à jour 2011-01-10 :
Voir aussi : LiberTIC, association nantaise pour l'ouverture des données publiques (open data)

2010-02-14

Citations antilibérales (suite)

"Mathieu Laine a choisi de manier la plume pour défendre le libéralisme. J'ai fait le pari inverse : croire au volontarisme et à l'action politique.
De fait, à mon sens, la crise montre à quel point le libéralisme pur et dur, sans régulation, est condamné à l'échec. C'est ce libéralisme qui avait amené les bons esprits à expliquer à Nicolas Sarkozy qu'Alstom était une entreprise sans avenir. C'est le même libéralisme absurde qui a conduit à exiger des taux de rentabilité aberrants qui ont épuisé le capitalisme entrepreneurial et l'investissement sur la durée. C'est enfin ce libéralisme qui fait faillite en même temps que Lehman Brothers." (Laurent Wauquiez, Le Figaro, 2009-01-09).

Il est constant dans son illibéralisme, puisqu'en 2005 déjà il ne se définissait "pas du tout comme un libéral"... Mieux vaut lire Mathieu Laine qu'écouter Laurent Wauquiez !



Identité nationale

Parmi huit grand pays développés, la France est le pays où le plus de sondés pensent que :
- le gouvernement devrait jouer un rôle plus actif dans la propriété ou le contrôle direct des industries majeures ;
- le capitalisme est fatalement vicié et un autre système économique est nécessaire.

Pourquoi ce biais interventionniste et socialiste est-il toujours si prononcé en France ?

Changer de pays ? Ou changer la mentalité du pays ?

Voir le graphique sur The Economist : Old dogs and new tricks

2010-02-13

Clochers en terre d'islam

Food for thought : Clochers en terre d'islam (sur le blog français Ma mosquée).

Et en France, on trouve des minarets, depuis 1905.

2010-02-06

George Washington populiste poujadiste ?

"Le mouvement des Tea party lance un défi à Washington (...) Réuni en convention à Nashville, ce nouveau courant conservateur et populiste renvoie dos à dos démocrates et républicains. (...) Le terme «Tea party», qui fait allusion au coup d'envoi de la révolution américaine en 1773 à Boston, sous-entend un retour résolu à la pratique politique des Pères fondateurs et à la Constitution. Né au printemps pour protester contre le plan de relance d'Obama, le mouvement, version américaine du poujadisme français, a capitalisé au cours de l'été sur son opposition active à la réforme du système de santé, pour finalement se transformer en porte-voix d'une Amérique profonde exaspérée par « Washington » et « ses pratiques non transparentes »." (Laure Mandeville, Le Figaro, 2010-02-05).

Recommandé : John Adams, excellente mini-série de HBO par Paul Giamatti, hélas non commercialisée en France, où l'on voit que la pratique politique des Pères fondateurs et la Constitution américaine valent mieux que ces qualifications de populisme et de poujadisme... Le mouvement des Tea Party est une expression sur la scène politique, déconcertante pour la presse française, du libéralisme (au sens européen) ou de libertarianisme (au sens américain) fondateur de la nation des États-Unis.

2010-01-31

Les 5 livres qui nous ont le plus marqué et pourquoi

Le mois dernier, Expression libre relayait une chaîne de Tatamis : les 5 livres qui nous ont le plus marqué et pourquoi.

En voici cinq :

- La loi : un condensé de la pensée libérale classique, par Frédéric Bastiat

- 1984 : un plaidoyer pour les libertés menacées par l'État totalitaire, par George Orwell

- L'homme qui plantait des arbres : un homme seul peut changer les choses, en bien, par Jean Giono

- Aden Arabie : un style magnifique, mis au service d'une critique acerbe du matérialisme, par Paul Nizan

- Le livre de sable : M. C. Escher en nouvelles, pourrait-on dire, par Jorge Luis Borges

Lien : Librairie libérale

2010-01-30

Un syndicat libéral !

Enfin un mouvement syndical libéral !

Choisir entre la CGT, FO, la CFDT... c'est choisir entre communisme et socialisme, en somme.

Pour faire vivre les idées libérales dans l'entreprise, sachez que vous pouvez désormais adhérer au syndicat LibRes, le seul syndicat libéral existant actuellement en France.

Découvrez aussi :
- AECSPL : association pour l'étude et la création d'un syndicat professionnel libre
- blog de l'AECSPL

« Des dizaines d’années avant l’apparition des premiers partis communistes et même des premiers théoriciens socialistes, ce sont les libéraux du XIXe siècle qui ont posée, avant tout le monde, ce que l’on appelait alors la "question sociale" et qui y ont répondu en élaborant plusieurs des lois fondatrices du droit social moderne. C’est le libéral François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe qui, en 1841, fit voter la première loi destinée à limiter le travail des enfants dans les usines. C’est Frédéric Bastiat, cet économiste de génie que l’on qualifierait aujourd’hui d’ultralibéral forcené ou effréné, c’est lui qui, en 1849, député à l’Assemblée législative intervint, le premier dans notre histoire, pour énoncer et demander que l’on reconnaisse le principe du droit de grève. C’est le libéral Émile Ollivier qui, en 1864, convainquit l’empereur Napoléon III d’abolir le délit de coalition, ouvrant ainsi la voir au syndicalisme futur. C’est le libéral Pierre Waldeck-Rousseau qui, en 1884 fit voter la loi attribuant aux syndicats la personnalité civile. » (Jean-François Revel, La Grande parade)

Mise à jour 2010-06-24 : il existe déjà un syndicat libéral en Belgique : la CGSLB

2010-01-26

2010-01-23

Que proposeriez-vous si la démocratie directe existait en France ?

Expression libre relaie une chaîne d'Aequalis : Que proposeriez-vous si la démocratie directe existait en France ?

Ma première question serait :

Êtes-vous favorable à l'inscription de l'équilibre budgétaire dans la Constitution ?

L'équilibre budgétaire figure déjà, avec des nuances, à l'article 126 de la constitution helvétique et à l'article 115 de la loi fondamentale allemande.

En Suisse, l'article 126 (accepté en votation populaire du 2 décembre 2001) dispose :
"Art. 126 Gestion des finances
1 La Confédération équilibre à terme ses dépenses et ses recettes.
2 Le plafond des dépenses totales devant être approuvées dans le budget est fixé en fonction des recettes estimées, compte tenu de la situation conjoncturelle.
3 Des besoins financiers exceptionnels peuvent justifier un relèvement approprié du plafond des dépenses cité à l’al. 2. L’Assemblée fédérale décide d’un tel relèvement conformément à l’art. 159, al. 3, let. c.
4 Si les dépenses totales figurant dans le compte d’État dépassent le plafond fixé conformément aux al. 2 ou 3, les dépenses supplémentaires seront compensées les années suivantes.
5 La loi règle les modalités."


En Allemagne, l'article 115 dispose :
"Article 115 [Recours à l'emprunt]
(1) La souscription d'emprunts ainsi que les engagements sous forme de cautions, de garanties ou de sûretés de toute nature, qui pourraient engendrer des dépenses pour les années budgétaires à venir, doivent être autorisés par une loi fédérale qui en fixe ou permet d'en fixer le montant. Le produit des emprunts ne doit pas dépasser le montant des crédits d'investissements inscrits au budget ; il ne peut être dérogé à cette règle que pour lutter contre une perturbation de l'équilibre économique global. Les modalités sont réglées par une loi fédérale.
(2) Pour les patrimoines de la Fédération ayant une affectation spéciale, des dérogations à l'alinéa 1er peuvent être autorisées par une loi fédérale."


On pourrait imaginer la disposition suivante : "La France équilibre ses dépenses publiques et ses recettes sur période de dix années glissantes".

Ma seconde question serait :

Êtes-vous favorable à l'interdiction stricte du cumul des mandats électifs ?


Cuisine LHC

Bon, par ce titre il ne s'agit pas de La Cuillère d'argent, mais d'un déjeuner du comité directeur du réseau LHC au grand complet : Ce que je crois, Echo politique, Expression libre, La Lime, Libertas, ainsi que le co-fondateur Criticus. Nous y avons parlé de LHC et de son avenir, d'Anthem : (Hymne) d'Ayn Rand, de la République des blogs, etc.

2010-01-10

Révolution culturelle

Commentaires de lecteurs du Monde,
au sujet d'un vol de toiles de maîtres à un collectionneur varois.
Cela laisse pantois. La révolution culturelle n'est plus très loin.

CGT du port de Marseille

À Marseille, un salarié du port roué de coups pour avoir refusé d'adhérer à la CGT (Le Monde, 2010-01-09)

2010-01-09

Bastiat 2011

Œuvres de Frédéric Bastiat disponibles en 2011 :

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, éditions Livrebusiness
L'Etat, c'est toi !, éditions L'Arche
Harmonies économiques, éditions du Trident
Harmonies sociales, éditions du Trident
La Loi, éditions Lulu.com
Maudit argent, éditions Lulu.com
Pamphlets, éditions des Belles Lettres
Sophismes économiques, éditions des Belles Lettres

Lien mort :
Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, éditions Romillat

2010-01-03

Effets de la liberté des prix

Source : The Freeman :
"Permission is hereby granted to anyone to reprint any article in whole or in part,
providing customary credit is given".


Quelqu'un saurait faire le même schéma en français, en .jpg, libre de droits ?
Ce serait utile pour expliquer aux francophones l'utilité de la liberté des prix...

2010-01-02

Homosexualité et VIH


En France, dans un groupe de 100 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, une nouvelle contamination par le VIH survient chaque année. Ce taux d’incidence est 200 fois supérieur à celui observé chez les personnes françaises contaminées par rapports hétérosexuels.

Les premiers résultats d'une enquête réalisée au printemps 2009 montrent que la prévalence biologique du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes fréquentant les établissements de convivialité gays parisiens ayant participé à l’enquête, est de 17,7% [15,3%-20,4%].

Source : INVS.

2010-01-01

Voeu 2010

À l'invitation d'Echopolitique, blog du réseau LHC, Libertas formule un voeu :

le vœu, ou plus vraisemblablement le rêve, que Nicolas Sarkozy, président de la République française, élu pour rompre avec la facilité de l'ère chiraquienne, assigne au gouvernement de François Fillon, à la faveur de la conférence sur le déficit public annoncée pour janvier 2010, la mission suivante : réduire la dépense publique d'un point de PIB par an jusqu'à ce qu'elle passe sous la moyenne européenne, en commençant dès 2010. La dépense publique, c'est 52,7 % du produit intérieur brut français en 2008. Le déficit public, c'est près d'un euro sur deux dépensé par l'État en 2009 qui est financé par l'emprunt.

Moins d'État dans nos vies, plus de liberté et de responsabilité de chacun dans le choix de son destin.

2009-12-25

Tories & UMP

Voici deux des affiches officielles de la campagne des conservateurs britanniques menés par David Cameron contre les travaillistes de Gordon Brown. L'UMP a encore beaucoup de chemin à faire...

Source : Aequalis, 2009-12-12.

刘晓波

Honte à la Chine "populaire" pour la condamnation de Liu Xiaobo à 11 ans de prison, ce jour de Noël.

Joyeux Noël

Libertas souhaite un Joyeux Noël à ses lecteurs !

Les USA connaîtront bientôt le trou de la sécu !

Le Sénat des États-Unis d'Amérique (100 sénateurs, quand la France en compte... 343) a finalement adopté la réforme de l'assurance de santé, promise par Barack Obama et objet d'une intense propagande.

Les Américains vont pouvoir découvrir les joies du déficit des comptes sociaux : - 21 milliards d'euros en France en 2009 (chiffre provisoire). 325 euros de déficit par habitant sur la seule année 2009.

2009-12-21

Bastiat pour Noël

En panne d'idées de cadeaux pour Noël ? Ne cherchez plus : offrez La Loi, de Frédéric Bastiat !

2009-12-19

Le voile, symbole d'oppression ou de résistance ?



En soutien à Majid Tavakoli, les amis de la liberté se voilent, détournant le symbole de l'oppression des femmes.

Pourquoi je ne suis pas anticapitaliste

Recommandé, un bel article de défense et illustration du capitalisme dans The Economist du 17 décembre 2009 : The Silence of Mammon

La finance rapporte... à l'Etat

"The British government estimates that the top 1% of all taxpayers (many of whom work in finance or related industries) will pay 24.1% of all income-tax revenues in 2009-10, with the top 5% paying 43% of the total." (The Economist, 2009-12-17)

Le gouvernement britannique estime que le premier 1 % des contribuables (dont beaucoup travaillent dans la finance ou des activités liées) paiera 24,1 % du total de l'impôt sur le revenu en 2009-2010, et que les premiers 5 % paieront 43 % du total.

Et en France ?

2009-12-14

José Piñera

Stupéfiant : des heures et des heures de cours de "questions sociales" et d'économie à Sciences Po, et jamais un seul enseignant n'a ne serait-ce que cité le nom de José Piñera, évoqué hier par La lime !

2009-12-13

Hausse de la taxation des cessions d'actions

Les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières (actions, obligations) seront désormais soumises aux prélèvements sociaux (12,1%) au premier euro (abandon du seuil d'exonération fixé à 25730 euros). L'imposition s'appliquera aux cessions réalisées à compter de 2010 et aura un impact financier à partir de 2011.

Deux effets pervers évidents : découragement de la détention de valeurs mobilières par les Français, et réduction de la liquidité des portefeuilles qui s'adapteront moins facilement aux perspectives économiques de chaque titre.

Pour réduire la facture, la marge de manœuvre est limitée :
- quitter l'enfer fiscal français pour des cieux financiers plus cléments ;
- rester et vous engager dans la résistance à la dépense publique en soutenant les libéraux ;
- et plus pragmatiquement, à titre de mesure d'urgence : si vous n'avez pas atteint le plafond de 25730 € de cessions (hors PEA) en 2009, vendez et rachetez (au même cours ou à peu près) avant la fin de décembre les titres sur lesquels vous avez les plus-values latentes les plus élevées, jusqu'à approcher le plafond 2009 de cessions de 25730 €, sans le dépasser bien sûr : votre capital sera inchangé (aux frais de transaction près), mais le prix de revient unitaire (coût fiscal) sera plus élevé après cette vente-rachat. Le jour où vous vendrez pour de bon, la plus-value par rapport à ce PRU sera réduite d'autant.

Sources : Net-Iris - Assemblée nationale

2009-12-11

Philippe Nemo sur France 3

Philippe Nemo et Laurence Parisot étaient invités de Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï sur France 3. Mieux vaut ce soir que jamais...

L'iFRAP reconnu d'utilité publique

L'iFRAP, think tank libéral, devient une fondation reconnue d'utilité publique : site internet - article Wikipédia

2009-12-07

Quelle stratégie politique pour les libéraux ?

Le récent article du Blogue du QL mérite l'attention des libéraux français, en quête de stratégie politique :

Le Mouvement Nouveau Québec et les libertariens

2009-11-29

Pour ou contre une loi sur le voile intégral ?

Intéressant article de Jean Robin : La faiblesse de notre camp pour mener la guerre de l'information.

Mais dans cette perspective, pour ou contre une loi sur le voile intégral ?

Résultats du sondage : 50 % pour une loi, 41 % contre, 8 % sans opinion.

Libertas attend vos commentaires.

2009-11-19

Paradoxe de l'emprunt Sarkozy

Le "grand emprunt", ou plutôt emprunt Sarkozy, donne lieu à un paradoxe de l'application du keynésianisme mêlé de capitalisme d'État à la Henri Guaino :

le marché, c'est mal, c'est le lieu de la barbarie,

mais finalement, le marché financier, pour financer un emprunt, ce n'est plus si mal que ça...

2009-11-18

Wanted

WANTED
Paris 7e, École militaire, le 14 novembre 2009 à 11 h 35

2009-11-10

Memorial prix Sakharov 2009

Le Parlement européen a décerné le prix Sakharov 2009 à l'organisation non gouvernementale russe Memorial.

Lien : site internet de Memorial (en russe, anglais, allemand)

2009-11-09

Qui a construit le mur de Berlin ?

20 ans après, nous fêtons la chute du mur de Berlin (alors que d'autres murs subsistent, dont the Great Firewall of China n'est pas le moindre).

Célébrons la chute, la liberté de circuler et d'échanger à nouveau, la liberté tout court.

Mais n'oublions pas, n'oublions jamais, qui l'a élevé, et au nom de quelles idées, de quelle idéologie, en 1961. La liberté recouvrée est à la mesure de la liberté dont l'Europe de l'Est a été privée, non par un accident de la nature, mais par la décision de quelques hommes d'emprisonner leurs compatriotes, la fuite étant passible de la mort.

Élever des murs ou les abattre ? Votre choix est-il fait ? Protectionnisme, socialisme et communisme "ne sont qu'une seule et même plante, à trois périodes diverses de sa croissance", écrivait Frédéric Bastiat.


(vidéo de Marc Meillassoux et Tanguy Malibert découverte sur le blog Librement vôtre)

2009-11-06

Sortir du communisme

Ce vendredi 6 novembre 2009 de 9h15 à 18 heures , suivez en vidéo en direct la troisième journée du colloque « Sortir du communisme, changer d'époque », sur le site de la Fondation pour l'innovation politique.

Avec notamment les interventions de : Robert Hue, Jacques Julliard, Marc Lazar, Philippe Raynaud, Dominique Schnapper

Consultez le programme du colloque.

Participez au débat : posez vos questions sur Twitter en utilisant le tag #1989-2009, et réagissez en direct sur Facebook

2009-10-03

53 % du PIB

"Mais ce n'est pas seulement lorsque l'État entreprend de gouverner directement au-delà des limites de ces domaines que l'État supprime nécessairement la liberté individuelle. (...) Une fois que le secteur commun, où l'État est maître de tous les moyens, dépasse une certaines proportion de l'ensemble, l'effet de son action domine le système tout entier. L'État a beau ne contrôler directement que l'usage d'une partie des ressources disponibles, l'effet de ses décisions sur le reste de l'économie devient si grand qu'il contrôle indirectement presque tout. En Allemagne, par exemple, les autorités centrales et locales contrôlaient en 1928, d'après une revue officielle allemande, 53 % du revenu national. En pareil cas, ces autorités contrôlent presque toute la vie économique de la nation. Alors il n'y a guère de fin individuelle dont l'achèvement ne dépende de l'action de l'État, et l' "échelle sociale des valeurs" qui guide l'action de l'État doit embrasser pratiquement toutes les fins individuelles." (Planisme et démocratie, La route de la servitude, Friedrich A. Hayek, 1943, traduction G. Blumberg).

53 % du revenu national contrôlé par l'État, ça ne vous dit rien ?


2009-09-30

Angela Merkel, une chance pour la France ?

Marrant comme Le Monde et Libertas peuvent avoir une conception opposée de l'intérêt de la France et des Français :

Edito du Monde : "(...) A force de gouverner au centre sans beaucoup d'imagination et de gérer l'héritage des réformes de son prédécesseur social-démocrate Gerhard Schröder, la chancelière a délaissé un énorme flanc sur sa droite, dont a profité le FDP. Sur le papier, elle sort renforcée de ce scrutin, mais elle est désormais sous la pression de ses nouveaux alliés libéraux, ce qui va à l'encontre de sa nature et ne fera les affaires ni des Européens ni des Français.
Car le FDP n'est plus le parti proeuropéen de l'éternel ministre des affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher (1974-1992). Il conteste la politique agricole commune, ne veut pas de politique industrielle ni de gouvernement économique et se refuse à des engagements trop contraignants en matière de lutte contre le réchauffement climatique qui pénaliseraient l'industrie allemande. Il va renforcer la tendance allemande à mettre par-dessus tout la compétitivité du pays, accentuant ses excédents commerciaux au détriment de ses partenaires européens. A Angela Merkel de démontrer que la première économie du Vieux Continent doit et sait aussi penser européen. Dans son intérêt à long terme."

Libertas écrivait, à propos du même événement : "En Allemagne, la victoire d'Angela Merkel, et l'annonce d'une coalition noire-jaune (conservateurs et libéraux), en remplacement de la "grande coalition" noire-rouge (conservateurs et sociaux-démocrates), est la meilleure des nouvelles pour la France : la chancelière allemande est plus soucieuse des finances publiques que le président français, et le pays le plus peuplé d'Europe infléchit sa route, de la sociale-démocratie vers une politique plus libérale. Partager le pouvoir avec la CDU était l'unique possibilité, actuellement, pour le FDP mené par Guido Westerwelle de prendre part à la direction du pays.
C'est bon pour l'Allemagne, c'est bon pour la France, c'est bon pour l'Europe."

Libéral mais non coupable

Le dernier ouvrage de l'excellent Charles Gave vient de paraître.


2009-09-27

Victoire de Merkel, joie pour la France

En Allemagne, la victoire d'Angela Merkel, et l'annonce d'une coalition noire-jaune (conservateurs et libéraux), en remplacement de la "grande coalition" noire-rouge (conservateurs et sociaux-démocrates), est la meilleure des nouvelles pour la France : la chancelière allemande est plus soucieuse des finances publiques que le président français, et le pays le plus peuplé d'Europe infléchit sa route, de la sociale-démocratie vers une politique plus libérale. Partager le pouvoir avec la CDU était l'unique possibilité, actuellement, pour le FDP mené par Guido Westerwelle de prendre part à la direction du pays.

C'est bon pour l'Allemagne, c'est bon pour la France, c'est bon pour l'Europe.

Lien : élections fédérales allemandes de 2009

2009-09-23

Le test géorgien, un nouveau Munich ?

Alors que l'Europe commémore la honte du pacte germano-soviétique et des accords de Munich et s'apprête à célébrer le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, une question s'impose : avons-nous retenu les leçons de l'Histoire ? Sommes-nous capables de ne pas répéter aujourd'hui les erreurs qui ont à ce point assombri le XXe siècle ?

Déplorer ou célébrer des événements passés ne présente aucun intérêt si nous restons sourds à leurs enseignements. De telles commémorations seront utiles seulement si elles nous permettent d'apprendre à agir autrement dans le présent et l'avenir. En Europe même, force est de constater que l'Histoire n'est pas finie et qu'elle demeure tragique. Vingt ans après l'émancipation de la moitié de notre continent, un nouveau mur se construit en Europe : sur le territoire souverain de la Géorgie.

Définir une stratégie active

Il s'agit d'un défi majeur pour les citoyens, les institutions et les gouvernements européens : acceptera-t-on que les frontières d'un petit pays soient changées par la force et de manière unilatérale? Tolérera-t-on l'annexion de facto de territoires étrangers par une grande puissance? Pour que les commémorations historiques qui s'annoncent aient un sens, nous appelons solennellement les leaders des 27 démocraties qui composent l'Union européenne à définir une stratégie plus active pour aider la Géorgie à recouvrer pacifiquement son intégrité territoriale et à obtenir le retrait des forces russes présentes illégalement sur son sol.

Nous n'appelons pas ici à une quelconque confrontation avec Moscou ni ne souhaitons le moindre retour à l'atmosphère hostile de la guerre froide, nous disons juste qu'il est primordial de ne pas se tromper dans les signaux envoyés au pouvoir russe actuel. Alors qu'une commission, mise en place par l'Union européenne et dirigée par la diplomate suisse Heidi Tagliavini, s'apprête à rendre son rapport sur les causes de la guerre russo-géorgienne, nous appelons les dirigeants européens à se remémorer quelques vérités héritées d'un passé pas si lointain.

Tout d'abord une grande puissance trouve toujours des prétextes pour envahir un voisin dont elle n'accepte pas l'indépendance. Souvenons-nous : Hitler accusa les Polonais d'avoir ouvert le feu les premiers en 1939 et Staline imputa aux Finlandais la responsabilité de la guerre qu'il déclencha contre eux en 1940. La question fondamentale est de savoir quelle est la nation occupée et quelle est la nation occupante, qui a envahi qui, plutôt que qui a tiré la première balle.

Ensuite, l'absence de réaction claire des démocraties occidentales face à l'agression et au démembrement d'une nation amie, si petite soit-elle, peut avoir des conséquences globales très graves. L'Union européenne fut fondée en réaction à l'esprit de capitulation de Munich et face à la mise en place du rideau de fer. Il serait catastrophique aujourd'hui qu'elle paraisse avaliser le retour de conduites qui plongèrent l'Europe dans la guerre et la division au siècle passé. Il en va de l'avenir de cette aventure, à laquelle nous avons consacré nos vies et nos œuvres, la réunification pacifique du continent européen.

Vaclav Havel, Valdas Adamkus, Mart Laar, Vytautas Landsbergis, Otto de Habsbourg, Daniel Cohn-Bendit, Timothy Garton Ash, André Glucksmann, Mark Leonard, Bernard-Henri Lévy, Adam Michnik, Josep Ramoneda.

Le Monde. Article paru dans l'édition du 23.09.09.

2009-09-15

Mitterrand contre l'utopie libertarienne

"Les artistes se souviendront que nous avons eu le courage politique de rompre enfin avec le laisser-faire et de protéger le droits face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leur utopie libertarienne", a lancé M. Mitterrand, s'exprimant devant les députés à l'issue du vote. Source : Yahoo!, 2009-09-15.

Le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur

"S'exprimant devant les députés du groupe UMP, Nicolas Sarkozy s'est déclaré « assez réservé sur le choix d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile ». Le président a justifié ce scepticisme en disant que « le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur »."

Source : Le Figaro.fr, 2009-09-15

!!!

Citations libérales

"Tandis que la règle du capitalisme américain est 'permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour', il semble que celle du capitalisme français soit 'permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir' ! Mais le capitalisme français ne peut obtenir ce résultat contre nature sans une intervention active de l'Etat. C'est ce qui doit changer" (Léon Blum)
Source : Augustin Landier & David Thesmar, Le grand méchant marché

Gustave Courbet dans sa Lettre au ministre des beaux-arts, à propos de la Légion d'honneur (cité par Edwy Plenel dans son blog sur Mediapart) : "Souffrez donc, Monsieur le ministre, que je décline l'honneur que vous avez cru me faire. J'ai cinquante ans et j'ai toujours vécu libre. Laissez-moi terminer mon existence libre : quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi : celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est celui de la liberté."

Bertrand Delanoë (socialiste) : "Je suis libéral" (De l'audace, mai 2008).

Elisabeth Guigou (socialiste) : "le libéralisme politique, c'est notre histoire" (Le Monde.fr, 24 mai 2008).

Dans le Figaro du 29 août 2005 : "Acceptons d'être qualifiés de libéraux, en le prenant comme un compliment. Soyons fiers d'être porteurs de la liberté, première promesse de la République, premier mot de sa devise" (Alain Lambert, fondateur du club de sénateurs Courage et Convictions).

"L'Etat n'a rien inventé et n'invente rien" (Paul Leroy-Beaulieu)
Source : Augustin Landier & David Thesmar, Le grand méchant marché

Georges Pompidou, 1966 : "Mais arrêtez donc d'emmerder les Français : Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays. On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira beaucoup mieux."

Ségolène Royal (socialiste) : "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche" (Le Point, 27 mars 2008).



Libéralophobie

Selon l'AFP Paris, 2008-09-20 : "Martine Aubry [conseillère d'État, maire de Lille] s'est lancée samedi à Paris à la conquête du Parti socialiste en fustigeant 'le libéralisme' et revendiquant un ancrage 'clairement à gauche' qu'elle défendra en conduisant une motion pour le congrès de Reims à la mi-novembre. (...) Elle a critiqué 'le libéralisme financier qui a envahi toute l'économie et même la société'. (...) L'ancien ministre a fustigé un 'Nicolas Sarkozy qui applique avec archaïsme strictement le modèle libéral classique'."

Michel Barnier, ministre de l'agriculture, critique « un trop grand libéralisme, une trop grande confiance faite au marché, avec des phénomènes de spéculation internationale sur les matières premières qui sont nouveaux et qui (l)'inquiètent (...) On ne doit pas laisser l'alimentation des gens, question vitale, à la merci des seules lois du marché et de la spéculation internationale ». Michel Barnier, Le Parisien, 14 avril 2008.

Marie-George Buffet
(PCF) était candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le parti communiste français" le 22 avril 2007.

Jean-Pierre Chevènement (MRC), en 2006, se présente comme le meilleur "candidat antilibéral républicain" (Le Figaro, 14 novembre 2006).

Jacques Chirac : "nos sociétés ont essayé de réagir, avec le communisme, contre la misère et l'inégalité. (...) Mais le libéralisme est lui aussi dangereux et conduira aux mêmes excès. C'est pourquoi on cherche une solution intermédiaire, qui se situe entre le communisme et le libéralisme. (...) Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme, et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine. (...) Je ne crois pas au libéralisme qui est, à mon avis, une forme de déviance." (cité par Pierre Péan, dans L'inconnu de l'Elysée, Fayard, 2007, page 459).

Daniel Garrigue, député ex-UMP de Dordogne, se disant gaulliste, social et européen : "Au sein de l'UMP, les gaullistes sont de plus en plus marginalisés, on est de plus en plus dans du néolibéralisme, avec des positions qui varient au jour le jour selon l'humeur du président" (Nouvelobs.com, 5 décembre 2008). "La vérité, c'est que, dans ces régions [du grand Sud-Ouest : Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées], où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néolibéral et atlantiste du président de la République ne passe pas" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).

François Hollande (PS) : "Je suis moi aussi de gauche et antilibéral" (Libération, 6 novembre 2006).

"Il ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire. Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants. (...) Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme. (...) Pardon de le dire mais je suis plus séduit quand je discute avec un Cohn-Bendit ou avec un Besancenot. Si ces gens-là pouvaient s'affranchir complètement de leur carcan idéologique, ils seraient vraisemblablement plus porteurs de nouveauté et de réalisme que les autres." Nicolas Hulot, Journal du Dimanche, 30 mars 2008.

"Que Dominique Strauss-Kahn connaisse parfaitement le système français et que la régulation fasse partie de ses principes est vraiment une bonne chose, à un moment où il y a beaucoup de libéraux qui détiennent des postes importants dans les institutions financières", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, cité par Philippe Bolopion et Alain Faujas dans leur article publié dans Le Monde.fr le 27 octobre 2008 : "Le conseil d'administration du FMI blanchit mais sermonne Dominique Strauss-Kahn".

"Les artistes se souviendront que nous avons eu le courage politique de rompre enfin avec le laisser-faire et de protéger le droits face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leur utopie libertarienne", a lancé M. Mitterrand, s'exprimant devant les députés à l'issue du vote. Source : Yahoo!, 2009-09-15.

Pierre Moscovici : "Être socialiste dans le champ économique, comme dans la façon de voir la société, et être libéral sur le terrain politique, c'est 100 % compatible. Evidemment, ce qui doit être évité, c'est la dérive sociale-libérale dans laquelle le libéralisme économique contamine la pensée socialiste : le socialisme, c'est avant tout la recherche de l'égalité. Mais être socialiste et amoureux des libertés, oui. Historiquement, c'est dans nos gênes" (Le Parisien, 25 mai 2008).

René Ricol, "médiateur du crédit" de la République française : "Je n'ai jamais eu confiance dans le libéralisme débridé pour assurer l'avenir de nos enfants. L'appât du gain est trop fort" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).

Michel Rocard, ancien premier ministre français, député socialiste européen, dans Le Monde du 2 novembre 2008 : "Historiquement, les libéraux - Adam Smith [1723-1790], Thomas Malthus [1766-1864], David Ricardo [1772-1823] notamment - étaient des moralistes, des gens qui avaient une pensée sociale visant à intégrer la liberté humaine dans l'organisation de la société. Pour aucun d'eux, la liberté n'était le droit de faire n'importe quoi, elle avait besoin d'être canalisée par des règles.
La crise actuelle ne remet pas en cause le libéralisme. En revanche, elle sonne le glas de l'ultralibéralisme, cette école de pensée criminelle (sic) fondée par Milton Friedman [1912-2006] qui voulait croire que l'équilibre du marché est optimal et que moins on a de règles, plus on a des chances d'arriver à 'l'optimalité'. Elle a imprégné la droite américaine et une partie de la droite européenne. Elle a heureusement épargné les chrétiens-démocrates allemands et la droite française, encore très gaulliste".

Ségolène Royal : "Bertrand Delanoë a déclaré 'je n'ai pas envie de pouvoir'. Ca tombe rudement bien, parce que moi, si (...) J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral. Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible" (Le Monde.fr, 24 mai 2008). "Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques, (...) synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence" (Libération, 26 mai 2008).

Ségolène Royal persiste et signe. Elle déclare à Matthieu Croissandeau du Nouvel Obs.com : "La page du libéralisme est tournée" (15 octobre 2008).

Selon Reuters, "le président de la République, 'a dit que, pour lui, il était hors de question de se laisser impressionner par les ultra-libéraux', a déclaré Laurent Wauquiez lors du compte rendu de ce conseil décentralisé à Strasbourg". 2007-09-07.

Jeune député de la Haute-Loire, où il succède à Jacques Barrot, Laurent Wauquiez "ne se définit pas du tout comme un libéral, égratignant au passage un capitalisme qui fait perdre la vision de la durée et la notion de l'homme". (Paris-Match, 25 août 2005)



2009-09-14

Monuments publics, monuments privés

La différence entre Paris et New York, c'est que les monuments emblématiques de la ville sont publics en France, privés à NY.

Quels sont les plus beaux monuments privés, appartenant à une personne physique ou à une entreprise non publique, de Paris, selon vous ?

2009-09-13

Week-end

Bienvenue à Robinson sur le réseau LHC (également disponible sur Twitter).

Certains d'entre vous sont-ils à la Fête de la liberté ce week-end à Paris ? Racontez-nous !

Quelques items ont été ajoutés à la liste des critères pour trouver le pays francophone le plus libéral, ou faire avancer la France vers plus de libéralisme...

2009-09-11