Journal libéral francophone
Deminuendus est sumptus publicus
« La Loi devenue l'instrument de toutes les cupidités, au lieu d'en être le frein ! » (Frédéric Bastiat)
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2009-03-11
Wauquiez, sinistre nuisible antilibéral
Laurent Wauquiez a jugé "scandaleux" que Total, qui a annoncé récemment des profits records pour 2008, décide de supprimer 555 emplois à l'occasion de la réorganisation de son activité de pétrochimie en France. « Qu'un groupe comme Total, qui fait plusieurs milliards de bénéfices, ne soit pas capable dans cette période d'avoir un comportement exemplaire en termes d'emploi me reste en travers de la gorge», a déclaré ce courageux homme.
Il est frappant de constater à quel stupéfiant degré de bêtise un jeune politicien intelligent en est réduit pour faire carrière dans le système politique français. Ses propos soulèvent au moins quatre questions :
1) En vertu de quoi une entreprise plus efficace que les autres (puisqu'elle fait des profits records) devrait-elle s'imposer des pratiques de gestion plus contraignantes qui ne peuvent que diminuer son efficacité (garder des activités et des employés qui ne lui paraissent pas rentables) ?
2) Le rôle d'une entreprise est-elle "d'avoir un comportement exemplaire en termes d'emploi" ? Si oui, qui définit ce comportement, et avec quelle sanction ? La super-divinité omnisciente appelée Wauquiez ?
3) M. Wauquiez a-t-il pensé à féliciter les entreprises qui ne licencient pas en ce moment ? Et celles qui ne licencient que la moitié ou le dixième de ce que la prudence nécessiterait (et qui lui dit que Total ne fait pas partie de cette catégorie ?).
4) Quand, dans quelques années, les réserves de pétrole seront épuisées, M. Wauquiez souhaitera-t-il constater que Total s'est reconvertie au fur et à mesure, en réinvestissant intelligemment ses vilains "superprofits" et en se débarrassant progressivement de ses activités moins rentables ? Ou préfèrera-t-il que cette entreprise licencie d'un coup ses dizaines de milliers d'employés et mette la clé sous la porte ? M. Wauquiez sera-t-il alors présent pour consoler les licenciés ? Et assumer les conséquences de ses propos et décisions irresponsables ?
Que quelqu'un comme ce sinistre nuisible antilibéral soit considéré comme l'un des éléments les plus prometteurs de la politique française suffit à résumer ce qui nous attend dans les prochaines décennies.
YM, pour Libertas
2011-02-05
Wauquiez et le libéralisme
Il est triste de voir un si brillant jeune ministre être si à côté de la plaque. Il reste constant dans son illibéralisme. Dommage. Une perle de plus au collier de citations antilibérales de Libertas.
En 2005 déjà, Paris Match écrivait qu'il "ne se définit pas du tout comme un libéral, égratignant au passage un capitalisme qui fait perdre la vision de la durée et la notion de l'homme". (Paris-Match, 25 août 2005).
Laurent Wauquiez récidive en 2011 : "Les débats sont toujours positifs mais n'oublions pas d'abord de défendre le bilan du président de la République et du Premier ministre. Par ailleurs, la priorité de 2011 reste l'action plus que le débat. Et surtout, il faut que nos débats soient équilibrés. Une dérive ultra-libérale serait une mauvaise idée : parce que la crise a montré les limites de cette doctrine et parce que la droite, en France, ce n'est pas cela. Je suis convaincu que nous aurons plus besoin en 2012 qu'en 2007, des idées de la droite sociale. De ce point de vue, il est bon que le parti débatte de thèmes comme la dépendance." (Les Echos, 2011-02-02, via Le Parisien libéral).
Effectivement, la droite en France, ce n'est pas cela : F. A. Hayek explique pourquoi (en français - en anglais).
2008-02-14
L'heure des comptes : Gouvernement 0 - Libertas 1
Libertas l'avait écrit le 28 août 2007 : alors que Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, prétendait qu'une croissance de 2,25 % en 2007 était "parfaitement atteignable", Libertas ne croyait pas à cette prophétie pour la croissance française en 2007, qui n'aurait pu s'avérer qu'avec des mesures radicales d'inspiration libérale (flat tax, politique de l'offre, réduction de la dépense publique).
L'heure des comptes infirme le conte de fées de Laurent Wauquiez et donne raison à Libertas : la croissance française en 2007 a été de 1,9 % (source INSEE), sensiblement inférieure à la prévision de la propagande d'Etat, et à la croissance de 2,2 % enregistrée en 2006.
Pour 2008, BNP Paribas prévoit 1,3 % de croissance ; l'OFCE néo-keynésien prédit 2,2 %. On parie que l'OFCE sera démentie par les faits ?
L'Allemagne, réformée par le social-démocrate Gerhard Schröder, a eu 2,9 % de croissance en 2006 et 2,5 % en 2007. La France qui tombe a besoin de réformes libérales.
Lien : Vos paris sur le taux de croissance 2007
L'heure des comptes infirme le conte de fées de Laurent Wauquiez et donne raison à Libertas : la croissance française en 2007 a été de 1,9 % (source INSEE), sensiblement inférieure à la prévision de la propagande d'Etat, et à la croissance de 2,2 % enregistrée en 2006.
Pour 2008, BNP Paribas prévoit 1,3 % de croissance ; l'OFCE néo-keynésien prédit 2,2 %. On parie que l'OFCE sera démentie par les faits ?
L'Allemagne, réformée par le social-démocrate Gerhard Schröder, a eu 2,9 % de croissance en 2006 et 2,5 % en 2007. La France qui tombe a besoin de réformes libérales.
Lien : Vos paris sur le taux de croissance 2007
2007-08-28
Vos paris sur le taux de croissance 2007
Laurent Wauquiez-Motte, porte-parole du gouvernement français, "voit un rebond plutôt sur le 3e trimestre" (2007), après la croissance décevante de 0,3 % au 2e trimestre, et considère qu'une croissance de 2,25 % en 2007 est "parfaitement atteignable".
Libertas ne croit pas à cette prophétie pour la croissance française en 2007, qui ne pourrait s'avérer qu'avec des mesures radicales (flat tax, politique de l'offre, réduction de la dépense publique). Rendez-vous dans 3 et 6 mois !
Et pendant que le déficit public français continue de filer, l'Allemagne - même l'Allemagne, pourrait-on dire, tant elle était en mauvais point avant les réformes menées par Gerhard Schröder - a dégagé un excédent budgétaire au dernier trimestre...
Archives : Wauquiez "ne se définit pas du tout comme libéral"
Libertas ne croit pas à cette prophétie pour la croissance française en 2007, qui ne pourrait s'avérer qu'avec des mesures radicales (flat tax, politique de l'offre, réduction de la dépense publique). Rendez-vous dans 3 et 6 mois !
Et pendant que le déficit public français continue de filer, l'Allemagne - même l'Allemagne, pourrait-on dire, tant elle était en mauvais point avant les réformes menées par Gerhard Schröder - a dégagé un excédent budgétaire au dernier trimestre...
Archives : Wauquiez "ne se définit pas du tout comme libéral"
2010-02-14
Citations antilibérales (suite)
"Mathieu Laine a choisi de manier la plume pour défendre le libéralisme. J'ai fait le pari inverse : croire au volontarisme et à l'action politique.
De fait, à mon sens, la crise montre à quel point le libéralisme pur et dur, sans régulation, est condamné à l'échec. C'est ce libéralisme qui avait amené les bons esprits à expliquer à Nicolas Sarkozy qu'Alstom était une entreprise sans avenir. C'est le même libéralisme absurde qui a conduit à exiger des taux de rentabilité aberrants qui ont épuisé le capitalisme entrepreneurial et l'investissement sur la durée. C'est enfin ce libéralisme qui fait faillite en même temps que Lehman Brothers." (Laurent Wauquiez, Le Figaro, 2009-01-09).
Il est constant dans son illibéralisme, puisqu'en 2005 déjà il ne se définissait "pas du tout comme un libéral"... Mieux vaut lire Mathieu Laine qu'écouter Laurent Wauquiez !
De fait, à mon sens, la crise montre à quel point le libéralisme pur et dur, sans régulation, est condamné à l'échec. C'est ce libéralisme qui avait amené les bons esprits à expliquer à Nicolas Sarkozy qu'Alstom était une entreprise sans avenir. C'est le même libéralisme absurde qui a conduit à exiger des taux de rentabilité aberrants qui ont épuisé le capitalisme entrepreneurial et l'investissement sur la durée. C'est enfin ce libéralisme qui fait faillite en même temps que Lehman Brothers." (Laurent Wauquiez, Le Figaro, 2009-01-09).
Il est constant dans son illibéralisme, puisqu'en 2005 déjà il ne se définissait "pas du tout comme un libéral"... Mieux vaut lire Mathieu Laine qu'écouter Laurent Wauquiez !
2011-12-17
Mélenchon, Le Pen, Wauquiez, même combat
Consternante démagogie protectionniste. Le protectionnisme, cela ne marche pas, c'est apparemment séduisant mais les apparences sont trompeuses. Le protectionnisme est destructeur de richesses ; la liberté des échanges est créatrice de richesses. On le sait depuis longtemps, et on le constate par la sortie de la misère d'un grand nombre de pays africains et asiatiques (oui, c'est difficile à entendre, quand on est un Français qui souffre des maux engendrés par 30 ans de politiques socialistes ; il est plus facile de blâmer l'étranger que nous-mêmes ; mais Libertas n'est pas là, contrairement aux démagogues, pour vous flatter).
En résumé :
- L'Europe va mal, en fermant les frontières (sans AUCUNE indication sur les modalités pratiques, évidemment), cela ira beaucoup mieux.
- La fermeture des frontières version "droite sociale"(iste), ça n'a rien à voir avec la fermeture des frontières version PC ou FN: vous connaissez la différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur: le bon chasseur, il tire, et le mauvais chasseur, ben... il tire.
- L'agitation du leurre protectionniste sera au coeur de la campagne de 2012... au mépris de nos engagements internationaux (OMC) et de l'intérêt de notre économie. L'important, c'est de capter les voix des Français inquiets, plutôt que de leur tenir un langage de vérité et de les préparer à la compétition internationale en réformant nos structures publiques obèses.
Comme quoi, on peut être surdiplômé, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et raconter n'importe quoi. Si l'UMP passe au protectionnisme, les libéraux se retrouveront, de fait, dans l'opposition à ces avocats de politiques qui nous enfoncent.
Voir aussi : citations antilibérales
Morceaux choisis de l'entretien de Laurent Wauquiez avec Arnaud Leparmentier et Vanessa Schneider (Le Monde) :
"Toute l'Europe est globalement en déficit. Elle perd des parts de marché, et l'emploi dans l'industrie baisse. La question d'un protectionnisme, s'il est européen, ne doit pas être un tabou pour notre famille politique. Il faut tourner la page de l'époque où la droite et le centre clamaient "vive le libre-échange" en croyant qu'il allait produire un monde meilleur. (...) Je ne crois pas à la main magique du marché qui équilibre tout cela. Se protéger n'est pas un gros mot. Le président le dit et le fait depuis 2007 (...)"
-- Etes-vous d'accord avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ?
"Pas du tout. Leur approche est nationale. Leur protectionnisme enferme, celui que je prône protège. La question du protectionnisme sera au coeur de la campagne. (...) La frontière est devenue un gros mot qu'il faut réhabiliter. On est dans une mondialisation sans limites et sans frontières. Il faut assumer qu'il y a une frontière, qui doit être protégée et défendue. La démondialisation à la Montebourg, c'est un concept de bobos, fondé sur l'idée que tous les pays vont s'unir et qui fait l'impasse sur la circulation des travailleurs. On est dans une compétition mondiale : le but est de se protéger."
En résumé :
- L'Europe va mal, en fermant les frontières (sans AUCUNE indication sur les modalités pratiques, évidemment), cela ira beaucoup mieux.
- La fermeture des frontières version "droite sociale"(iste), ça n'a rien à voir avec la fermeture des frontières version PC ou FN: vous connaissez la différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur: le bon chasseur, il tire, et le mauvais chasseur, ben... il tire.
- L'agitation du leurre protectionniste sera au coeur de la campagne de 2012... au mépris de nos engagements internationaux (OMC) et de l'intérêt de notre économie. L'important, c'est de capter les voix des Français inquiets, plutôt que de leur tenir un langage de vérité et de les préparer à la compétition internationale en réformant nos structures publiques obèses.
Comme quoi, on peut être surdiplômé, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et raconter n'importe quoi. Si l'UMP passe au protectionnisme, les libéraux se retrouveront, de fait, dans l'opposition à ces avocats de politiques qui nous enfoncent.
Voir aussi : citations antilibérales
2005-08-26
Wauquiez "ne se définit pas du tout comme libéral"
Jeune député de la Haute-Loire, où il succède à Jacques Barrot, Laurent Wauquiez "ne se définit pas du tout comme un libéral, égratignant au passage un capitalisme qui fait perdre la vision de la durée et la notion de l'homme". (Paris-Match, 25 août 2005)
Lien : citations antilibérales
Lien : citations antilibérales
2009-09-15
Libéralophobie
Selon l'AFP Paris, 2008-09-20 : "Martine Aubry [conseillère d'État, maire de Lille] s'est lancée samedi à Paris à la conquête du Parti socialiste en fustigeant 'le libéralisme' et revendiquant un ancrage 'clairement à gauche' qu'elle défendra en conduisant une motion pour le congrès de Reims à la mi-novembre. (...) Elle a critiqué 'le libéralisme financier qui a envahi toute l'économie et même la société'. (...) L'ancien ministre a fustigé un 'Nicolas Sarkozy qui applique avec archaïsme strictement le modèle libéral classique'."
Michel Barnier, ministre de l'agriculture, critique « un trop grand libéralisme, une trop grande confiance faite au marché, avec des phénomènes de spéculation internationale sur les matières premières qui sont nouveaux et qui (l)'inquiètent (...) On ne doit pas laisser l'alimentation des gens, question vitale, à la merci des seules lois du marché et de la spéculation internationale ». Michel Barnier, Le Parisien, 14 avril 2008.
Marie-George Buffet (PCF) était candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le parti communiste français" le 22 avril 2007.
Jean-Pierre Chevènement (MRC), en 2006, se présente comme le meilleur "candidat antilibéral républicain" (Le Figaro, 14 novembre 2006).
Jacques Chirac : "nos sociétés ont essayé de réagir, avec le communisme, contre la misère et l'inégalité. (...) Mais le libéralisme est lui aussi dangereux et conduira aux mêmes excès. C'est pourquoi on cherche une solution intermédiaire, qui se situe entre le communisme et le libéralisme. (...) Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme, et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine. (...) Je ne crois pas au libéralisme qui est, à mon avis, une forme de déviance." (cité par Pierre Péan, dans L'inconnu de l'Elysée
, Fayard, 2007, page 459).
Daniel Garrigue, député ex-UMP de Dordogne, se disant gaulliste, social et européen : "Au sein de l'UMP, les gaullistes sont de plus en plus marginalisés, on est de plus en plus dans du néolibéralisme, avec des positions qui varient au jour le jour selon l'humeur du président" (Nouvelobs.com, 5 décembre 2008). "La vérité, c'est que, dans ces régions [du grand Sud-Ouest : Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées], où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néolibéral et atlantiste du président de la République ne passe pas" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).
François Hollande (PS) : "Je suis moi aussi de gauche et antilibéral" (Libération, 6 novembre 2006).
"Il ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire. Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants. (...) Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme. (...) Pardon de le dire mais je suis plus séduit quand je discute avec un Cohn-Bendit ou avec un Besancenot. Si ces gens-là pouvaient s'affranchir complètement de leur carcan idéologique, ils seraient vraisemblablement plus porteurs de nouveauté et de réalisme que les autres." Nicolas Hulot, Journal du Dimanche, 30 mars 2008.
"Que Dominique Strauss-Kahn connaisse parfaitement le système français et que la régulation fasse partie de ses principes est vraiment une bonne chose, à un moment où il y a beaucoup de libéraux qui détiennent des postes importants dans les institutions financières", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, cité par Philippe Bolopion et Alain Faujas dans leur article publié dans Le Monde.fr le 27 octobre 2008 : "Le conseil d'administration du FMI blanchit mais sermonne Dominique Strauss-Kahn".
"Les artistes se souviendront que nous avons eu le courage politique de rompre enfin avec le laisser-faire et de protéger le droits face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leur utopie libertarienne", a lancé M. Mitterrand, s'exprimant devant les députés à l'issue du vote. Source : Yahoo!, 2009-09-15.
Pierre Moscovici : "Être socialiste dans le champ économique, comme dans la façon de voir la société, et être libéral sur le terrain politique, c'est 100 % compatible. Evidemment, ce qui doit être évité, c'est la dérive sociale-libérale dans laquelle le libéralisme économique contamine la pensée socialiste : le socialisme, c'est avant tout la recherche de l'égalité. Mais être socialiste et amoureux des libertés, oui. Historiquement, c'est dans nos gênes" (Le Parisien, 25 mai 2008).
René Ricol, "médiateur du crédit" de la République française : "Je n'ai jamais eu confiance dans le libéralisme débridé pour assurer l'avenir de nos enfants. L'appât du gain est trop fort" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).
Michel Rocard, ancien premier ministre français, député socialiste européen, dans Le Monde du 2 novembre 2008 : "Historiquement, les libéraux - Adam Smith [1723-1790], Thomas Malthus [1766-1864], David Ricardo [1772-1823] notamment - étaient des moralistes, des gens qui avaient une pensée sociale visant à intégrer la liberté humaine dans l'organisation de la société. Pour aucun d'eux, la liberté n'était le droit de faire n'importe quoi, elle avait besoin d'être canalisée par des règles.
La crise actuelle ne remet pas en cause le libéralisme. En revanche, elle sonne le glas de l'ultralibéralisme, cette école de pensée criminelle (sic) fondée par Milton Friedman [1912-2006] qui voulait croire que l'équilibre du marché est optimal et que moins on a de règles, plus on a des chances d'arriver à 'l'optimalité'. Elle a imprégné la droite américaine et une partie de la droite européenne. Elle a heureusement épargné les chrétiens-démocrates allemands et la droite française, encore très gaulliste".
Ségolène Royal : "Bertrand Delanoë a déclaré 'je n'ai pas envie de pouvoir'. Ca tombe rudement bien, parce que moi, si (...) J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral. Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible" (Le Monde.fr, 24 mai 2008). "Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques, (...) synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence" (Libération, 26 mai 2008).
Ségolène Royal persiste et signe. Elle déclare à Matthieu Croissandeau du Nouvel Obs.com : "La page du libéralisme est tournée" (15 octobre 2008).
Selon Reuters, "le président de la République, 'a dit que, pour lui, il était hors de question de se laisser impressionner par les ultra-libéraux', a déclaré Laurent Wauquiez lors du compte rendu de ce conseil décentralisé à Strasbourg". 2007-09-07.
Jeune député de la Haute-Loire, où il succède à Jacques Barrot, Laurent Wauquiez "ne se définit pas du tout comme un libéral, égratignant au passage un capitalisme qui fait perdre la vision de la durée et la notion de l'homme". (Paris-Match, 25 août 2005)
Michel Barnier, ministre de l'agriculture, critique « un trop grand libéralisme, une trop grande confiance faite au marché, avec des phénomènes de spéculation internationale sur les matières premières qui sont nouveaux et qui (l)'inquiètent (...) On ne doit pas laisser l'alimentation des gens, question vitale, à la merci des seules lois du marché et de la spéculation internationale ». Michel Barnier, Le Parisien, 14 avril 2008.
Marie-George Buffet (PCF) était candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le parti communiste français" le 22 avril 2007.
Jean-Pierre Chevènement (MRC), en 2006, se présente comme le meilleur "candidat antilibéral républicain" (Le Figaro, 14 novembre 2006).
Jacques Chirac : "nos sociétés ont essayé de réagir, avec le communisme, contre la misère et l'inégalité. (...) Mais le libéralisme est lui aussi dangereux et conduira aux mêmes excès. C'est pourquoi on cherche une solution intermédiaire, qui se situe entre le communisme et le libéralisme. (...) Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme, et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine. (...) Je ne crois pas au libéralisme qui est, à mon avis, une forme de déviance." (cité par Pierre Péan, dans L'inconnu de l'Elysée
Daniel Garrigue, député ex-UMP de Dordogne, se disant gaulliste, social et européen : "Au sein de l'UMP, les gaullistes sont de plus en plus marginalisés, on est de plus en plus dans du néolibéralisme, avec des positions qui varient au jour le jour selon l'humeur du président" (Nouvelobs.com, 5 décembre 2008). "La vérité, c'est que, dans ces régions [du grand Sud-Ouest : Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées], où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néolibéral et atlantiste du président de la République ne passe pas" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).
François Hollande (PS) : "Je suis moi aussi de gauche et antilibéral" (Libération, 6 novembre 2006).
"Il ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire. Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants. (...) Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme. (...) Pardon de le dire mais je suis plus séduit quand je discute avec un Cohn-Bendit ou avec un Besancenot. Si ces gens-là pouvaient s'affranchir complètement de leur carcan idéologique, ils seraient vraisemblablement plus porteurs de nouveauté et de réalisme que les autres." Nicolas Hulot, Journal du Dimanche, 30 mars 2008.
"Que Dominique Strauss-Kahn connaisse parfaitement le système français et que la régulation fasse partie de ses principes est vraiment une bonne chose, à un moment où il y a beaucoup de libéraux qui détiennent des postes importants dans les institutions financières", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, cité par Philippe Bolopion et Alain Faujas dans leur article publié dans Le Monde.fr le 27 octobre 2008 : "Le conseil d'administration du FMI blanchit mais sermonne Dominique Strauss-Kahn".
"Les artistes se souviendront que nous avons eu le courage politique de rompre enfin avec le laisser-faire et de protéger le droits face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leur utopie libertarienne", a lancé M. Mitterrand, s'exprimant devant les députés à l'issue du vote. Source : Yahoo!, 2009-09-15.
Pierre Moscovici : "Être socialiste dans le champ économique, comme dans la façon de voir la société, et être libéral sur le terrain politique, c'est 100 % compatible. Evidemment, ce qui doit être évité, c'est la dérive sociale-libérale dans laquelle le libéralisme économique contamine la pensée socialiste : le socialisme, c'est avant tout la recherche de l'égalité. Mais être socialiste et amoureux des libertés, oui. Historiquement, c'est dans nos gênes" (Le Parisien, 25 mai 2008).
René Ricol, "médiateur du crédit" de la République française : "Je n'ai jamais eu confiance dans le libéralisme débridé pour assurer l'avenir de nos enfants. L'appât du gain est trop fort" (Le Monde.fr, 8 décembre 2008).
Michel Rocard, ancien premier ministre français, député socialiste européen, dans Le Monde du 2 novembre 2008 : "Historiquement, les libéraux - Adam Smith [1723-1790], Thomas Malthus [1766-1864], David Ricardo [1772-1823] notamment - étaient des moralistes, des gens qui avaient une pensée sociale visant à intégrer la liberté humaine dans l'organisation de la société. Pour aucun d'eux, la liberté n'était le droit de faire n'importe quoi, elle avait besoin d'être canalisée par des règles.
La crise actuelle ne remet pas en cause le libéralisme. En revanche, elle sonne le glas de l'ultralibéralisme, cette école de pensée criminelle (sic) fondée par Milton Friedman [1912-2006] qui voulait croire que l'équilibre du marché est optimal et que moins on a de règles, plus on a des chances d'arriver à 'l'optimalité'. Elle a imprégné la droite américaine et une partie de la droite européenne. Elle a heureusement épargné les chrétiens-démocrates allemands et la droite française, encore très gaulliste".
Ségolène Royal : "Bertrand Delanoë a déclaré 'je n'ai pas envie de pouvoir'. Ca tombe rudement bien, parce que moi, si (...) J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral. Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible" (Le Monde.fr, 24 mai 2008). "Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques, (...) synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence" (Libération, 26 mai 2008).
Ségolène Royal persiste et signe. Elle déclare à Matthieu Croissandeau du Nouvel Obs.com : "La page du libéralisme est tournée" (15 octobre 2008).
Selon Reuters, "le président de la République, 'a dit que, pour lui, il était hors de question de se laisser impressionner par les ultra-libéraux', a déclaré Laurent Wauquiez lors du compte rendu de ce conseil décentralisé à Strasbourg". 2007-09-07.
Jeune député de la Haute-Loire, où il succède à Jacques Barrot, Laurent Wauquiez "ne se définit pas du tout comme un libéral, égratignant au passage un capitalisme qui fait perdre la vision de la durée et la notion de l'homme". (Paris-Match, 25 août 2005)
2007-09-07
Sarko & les ultra-libéraux
Selon Reuters, "le président de la République, 'a dit que, pour lui, il était hors de question de se laisser impressionner par les ultra-libéraux', a déclaré Laurent Wauquiez lors du compte rendu de ce conseil décentralisé à Strasbourg".
Les "ultra-"libéraux ne demandent, eux, qu'une chose, c'est que Nicolas Sarkozy, lui, les impressionne...
Lien : Citations antilibérales
Les "ultra-"libéraux ne demandent, eux, qu'une chose, c'est que Nicolas Sarkozy, lui, les impressionne...
Lien : Citations antilibérales
2007-09-26
Déficit de la Sécu
Curieux. L'éminent Jacques Barrot - à qui Laurent Wauquiez rend un vibrant hommage ("sa volonté farouche de se situer avant tout sur le terrain des idées") dans son autobiographie ("un huron à l'assemblée nationale", bizarrement écrit sans majuscules) - expliquait tantôt, sur la radio BFM, que la France avait un système de protection sociale formidable, et qu'il fallait que les Français acceptent de faire des efforts pour le sauver de la faillite.
Ce raisonnement laisse songeur, sinon pantois. Les Français n'ont aucune prise sur l'équilibre du système. Bien portants, les Français consomment peu de soins. Malades, ils consomment évidemment, et ne vont pas s'en priver. Ils n'ont aucune prise sur la facturation, sur les prix, sur le niveau des remboursements, ne subissent pas de coût direct, n'ont aucune information sur l'évaluation des producteurs et n'ont pas le choix de leur prestataire, qui est monopolistique.
L'équilibre financier du système de protection sociale est totalement dans les mains des "partenaires sociaux" et de l'Etat. Il incombe à ces derniers, et à eux seuls dans ce système administré, de prendre les décisions nécessaires (prix facturés, niveaux des remboursements, etc. et surtout, structurellement et idéalement, réintroduction d'un mécanisme de prix, de coût pour le demandeur et de libre choix entre des offreurs concurrents) afin de rétablir un équilibre et, accessoirement, de rembourser la dette sociale. Evidemment, c'est au prix d'une impopularité réelle à court terme. Mais ce n'est pas aux Français de faire des efforts, c'est aux politiciens (et aux para-politiciens syndicaux) de faire l'effort de l'impopularité pour rétablir le système ! Non ?
Ce raisonnement laisse songeur, sinon pantois. Les Français n'ont aucune prise sur l'équilibre du système. Bien portants, les Français consomment peu de soins. Malades, ils consomment évidemment, et ne vont pas s'en priver. Ils n'ont aucune prise sur la facturation, sur les prix, sur le niveau des remboursements, ne subissent pas de coût direct, n'ont aucune information sur l'évaluation des producteurs et n'ont pas le choix de leur prestataire, qui est monopolistique.
L'équilibre financier du système de protection sociale est totalement dans les mains des "partenaires sociaux" et de l'Etat. Il incombe à ces derniers, et à eux seuls dans ce système administré, de prendre les décisions nécessaires (prix facturés, niveaux des remboursements, etc. et surtout, structurellement et idéalement, réintroduction d'un mécanisme de prix, de coût pour le demandeur et de libre choix entre des offreurs concurrents) afin de rétablir un équilibre et, accessoirement, de rembourser la dette sociale. Evidemment, c'est au prix d'une impopularité réelle à court terme. Mais ce n'est pas aux Français de faire des efforts, c'est aux politiciens (et aux para-politiciens syndicaux) de faire l'effort de l'impopularité pour rétablir le système ! Non ?
2008-01-21
Bye bye Albanel
Avec sa brillante idée de taxe sur les nuits d'hôtel, gageons que Christine Albanel vient de gagner son billet de retour à la vie de non-ministre, dès après les municipales. Peut-être en avait-elle assez de s'occuper des complaintes des mendiants de la rue de Valois.
Le jeune Wauquiez est déjà sur les rangs pour la remplacer, comme l'a promptement fait savoir un gentil contributeur anonyme sur son hagiographie wikipédique.
Le jeune Wauquiez est déjà sur les rangs pour la remplacer, comme l'a promptement fait savoir un gentil contributeur anonyme sur son hagiographie wikipédique.
2008-10-28
Comment N. Sarkozy relance le chômage
Nicolas Sarkozy annonce à Rethel la relance des contrats aidés : 100 000 contrats subventionnés, pour 150 à 200 millions d'euros de dette supplémentaire, en plus des 230 000 contrats aidés déjà inscrits au budget de 2009. C'est ce qu'on voit. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les emplois détruits par l'alourdissement des prélèvements obligatoires nécessaires au financement de ces subventions versées à ces emplois artificiels, par une loi injuste, qui prend aux uns pour donner aux autres. Ainsi, en voulant aider l'emploi, Nicolas Sarkozy, et son secrétaire d'État à l'emploi, Laurent Wauquiez, financent le chômage.
C'est un retour 160 ans en arrière : l'expérience des ateliers nationaux en 1848 avait déjà été un échec, une démonstration par les faits de cette erreur de raisonnement. Lisez le chapitre "Droit au travail" dans l'essai de Frédéric Bastiat, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" :
Comment relancer l'emploi ? Élaguer le code du travail et rendre aux entrepreneurs et aux chômeurs leur liberté contractuelle : liberté d'embaucher, liberté de licencier, liberté de négocier la rémunération.
C'est un retour 160 ans en arrière : l'expérience des ateliers nationaux en 1848 avait déjà été un échec, une démonstration par les faits de cette erreur de raisonnement. Lisez le chapitre "Droit au travail" dans l'essai de Frédéric Bastiat, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" :
« Frères, cotisez-vous pour me fournir de l'ouvrage à votre prix. » C'est le Droit au travail, le Socialisme élémentaire ou de premier degré.
« Frères, cotisez-vous pour me fournir de l'ouvrage à mon prix. » C'est le Droit au profit, le Socialisme raffiné ou de second degré.
L'un et l'autre vivent par ceux de leurs effets qu'on voit. Ils mourront par ceux de leurs effets qu'on ne voit pas.
Ce qu'on voit, c'est le travail et le profit excités par la cotisation sociale. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les travaux auxquels donnerait lieu cette même cotisation si on la laissait aux contribuables.
En 1848, le Droit au travail se montra un moment sous deux faces. Cela suffit pour le ruiner dans l'opinion publique.
L'une de ces faces s'appelait: Atelier national.
L'autre: Quarante-cinq centimes.
Des millions allaient tous les jours de la rue de Rivoli aux ateliers nationaux. C'est le beau côté de la médaille.
Mais en voici le revers. Pour que des millions sortent il faut qu'ils y soient entrés. C'est pourquoi les organisateurs du Droit au travail s'adressèrent aux contribuables.
Or, les paysans disaient: Il faut que je paie 45 centimes. Donc, je me priverai d'un vêtement, je ne marnerai pas mon champ, je ne réparerai pas ma maison.
Et les ouvriers des campagnes disaient: Puisque notre bourgeois se prive d'un vêtement, il y aura moins de travail pour le tailleur; puisqu'il ne marne pas son champ, il y aura moins de travail pour le terrassier; puisqu'il ne fait pas réparer sa maison, il y aura moins de travail pour le charpentier et le maçon.
Il fut alors prouvé qu'on ne tire pas d'un sac deux moutures, et que le travail soldé par le gouvernement se fait aux dépens du travail payé par le contribuable. Ce fut là la mort du Droit au travail, qui apparut comme une chimère, autant que comme une injustice.
* * *
Comment relancer l'emploi ? Élaguer le code du travail et rendre aux entrepreneurs et aux chômeurs leur liberté contractuelle : liberté d'embaucher, liberté de licencier, liberté de négocier la rémunération.
2009-01-13
Nouvelles récentes
Diverses nouvelles glanées ces derniers jours :
* Mathieu Laine, avocat et essayiste, publie un nouveau livre : Post politique.
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, en critique le caractère libéral dans Le Figaro Magazine.
* Richard Descoings, conseiller d'État, directeur de Sciences Po Paris, est chargé d'une mission "d'analyse, de compréhension, d'écoute et de proposition" sur la réforme du lycée.
* Nazisme et spoliation : Götz Aly étudie la dimension économique du nazisme, notamment sa pratique de la spoliation, dans son livre Comment Hitler a acheté les Allemands, traduit de l'allemand par Marie Gravey.
Le national-socialisme est "antilibéral" par excellence, puisqu'il viole massivement la vie, la liberté et la propriété, fondements de l'humanisme libéral. Comment peut-on se dire "antilibéral"? C'est une question que je persiste à me poser.
Présentation du livre en 4e de couverture :
"Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment les Allemands ont-ils pu, chacun à son niveau, permettre ou commettre des crimes de masse sans précédent, en particulier le génocide des Juifs d'Europe ? Invoquer la haine raciale dont le nazisme était porteur ne suffit pas : l'idée qu'un antisémitisme exterminateur animait la population allemande tout entière, dès avant l'arrivée de Hitler au pouvoir, est dépourvue de fondement. L'explication purement idéologique tourne à vide.
Ce que démontre Götz Aly, au terme d'une enquête minutieuse dans les archives auxquelles il a pu avoir accès, c'est que le consensus entre les dirigeants du Reich et le peuple a eu pour clé... le confort matériel de l'Allemand moyen. La guerre la plus coûteuse de l'Histoire s'est faite avec un objectif : préserver le niveau de vie de la population, à laquelle le régime ne pouvait promettre, comme Churchill, "du sang, de la sueur et des larmes" sans risquer l'implosion. Bien loin de profiter à quelques dignitaires nazis seulement, le pillage de l'Europe occupée et la spoliation, puis l'extermination des Juifs, ont bénéficié au petit contribuable, soigneusement préservé de toute hausse d'impôts jusqu'à la fin de la guerre, comme au soldat de la Wehrmacht envoyé au front, de même qu'à la mère de famille restée en Allemagne. Les Allemands, tous complices ? C'est bien la thèse de ce livre, qui a fait date dans l'historiographie de la Shoah.
Né en 1947, Götz Aly est l'un des grands historiens allemands du nazisme. Il a reçu le prestigieux prix littéraire Heinrich-Mann et le prix Marion-Samuel, décerné aux auteurs dont les écrits contribuent à lutter contre l'oubli ou la relativisation des crimes nazis."
* Mathieu Laine, avocat et essayiste, publie un nouveau livre : Post politique.
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, en critique le caractère libéral dans Le Figaro Magazine.
* Richard Descoings, conseiller d'État, directeur de Sciences Po Paris, est chargé d'une mission "d'analyse, de compréhension, d'écoute et de proposition" sur la réforme du lycée.
* Nazisme et spoliation : Götz Aly étudie la dimension économique du nazisme, notamment sa pratique de la spoliation, dans son livre Comment Hitler a acheté les Allemands, traduit de l'allemand par Marie Gravey.
Le national-socialisme est "antilibéral" par excellence, puisqu'il viole massivement la vie, la liberté et la propriété, fondements de l'humanisme libéral. Comment peut-on se dire "antilibéral"? C'est une question que je persiste à me poser.
Présentation du livre en 4e de couverture :
"Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment les Allemands ont-ils pu, chacun à son niveau, permettre ou commettre des crimes de masse sans précédent, en particulier le génocide des Juifs d'Europe ? Invoquer la haine raciale dont le nazisme était porteur ne suffit pas : l'idée qu'un antisémitisme exterminateur animait la population allemande tout entière, dès avant l'arrivée de Hitler au pouvoir, est dépourvue de fondement. L'explication purement idéologique tourne à vide.
Ce que démontre Götz Aly, au terme d'une enquête minutieuse dans les archives auxquelles il a pu avoir accès, c'est que le consensus entre les dirigeants du Reich et le peuple a eu pour clé... le confort matériel de l'Allemand moyen. La guerre la plus coûteuse de l'Histoire s'est faite avec un objectif : préserver le niveau de vie de la population, à laquelle le régime ne pouvait promettre, comme Churchill, "du sang, de la sueur et des larmes" sans risquer l'implosion. Bien loin de profiter à quelques dignitaires nazis seulement, le pillage de l'Europe occupée et la spoliation, puis l'extermination des Juifs, ont bénéficié au petit contribuable, soigneusement préservé de toute hausse d'impôts jusqu'à la fin de la guerre, comme au soldat de la Wehrmacht envoyé au front, de même qu'à la mère de famille restée en Allemagne. Les Allemands, tous complices ? C'est bien la thèse de ce livre, qui a fait date dans l'historiographie de la Shoah.
Né en 1947, Götz Aly est l'un des grands historiens allemands du nazisme. Il a reçu le prestigieux prix littéraire Heinrich-Mann et le prix Marion-Samuel, décerné aux auteurs dont les écrits contribuent à lutter contre l'oubli ou la relativisation des crimes nazis."
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