2011-10-12

Comment l'UE s'asseoit sur l'état de droit




Le texte auquel fait référence Olivier Delamarche à 7'12" est le traité établissement le mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit succéder au FESF en 2013 :

TREATY
ESTABLISHING THE EUROPEAN STABILITY MECHANISM (ESM)

ARTICLE 27
Legal status, privileges and immunities

1. To enable the ESM to fulfil its purpose, the legal status and the privileges and immunities set out in this Article shall be accorded to the ESM in the territory of each ESM Member. The ESM shall endeavour to obtain recognition of its legal status and of its privileges and immunities in other territories in which it performs functions or holds assets.

2. The ESM shall have full legal personality; it shall have full legal capacity to:
(a) acquire and dispose of movable and immovable property;
(b) contract;
(c) be a party to legal proceedings; and
(d) enter into a headquarter agreement and/or protocols as necessary for ensuring that its legal status and its privileges and immunities are recognised and enforced.

3. The ESM, its property, funding and assets, wherever located and by whomsoever held, shall enjoy immunity from every form of judicial process except to the extent that the ESM expressly waives its immunity for the purpose of any proceedings or by the terms of any contract, including the documentation of the funding instruments.

4. The property, funding and assets of the ESM shall, wherever located and by whomsoever held, be immune from search, requisition, confiscation, expropriation or any other form of seizure, taking or foreclosure by executive, judicial, administrative or legislative action.

5. The archives of the ESM and all documents belonging to the ESM or held by it, shall be inviolable.

6. The premises of the ESM shall be inviolable.

7. The official communications of the ESM shall be accorded by each ESM Member and by each state which has recognised the legal status and the privileges and immunities of the ESM, the same treatment as it accords to the official communications of an ESM Member.

8. To the extent necessary to carry out the activities provided for in this Treaty, all property, funding and assets of the ESM shall be free from restrictions, regulations, controls and moratoria of any nature.

9. The ESM shall be exempted from any requirement to be authorised or licensed as a credit institution, investment services provider or other authorised licensed or regulated entity under the laws of each ESM Member.

Et pour mémoire :

Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (version consolidée)


Article 122
(ex-article 100 TCE)
1. Sans préjudice des autres procédures prévues par les traités, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider, dans un esprit de solidarité entre les États membres, des mesures appropriées à la situation économique, en particulier si de graves difficultés surviennent dans l'approvi­sionnement en certains produits, notamment dans le domaine de l'énergie.
2. Lorsqu'un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d'événements exceptionnels échappant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l'Union à l'État membre concerné. Le président du Conseil informe le Parlement européen de la décision prise.
[NDLR : La crise de l'endettement public et des banques n'est évidemment pas un cas de force majeure au sens de l'article 122 du TFUE, puisqu'elle n'est pas indépendante de la volonté des Etats concernés, mais résulte au contraire directement de leurs décisions qui constituent des fautes de politique économique.]

Article 123
(ex-article 101 TCE)
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci- après dénommées «banques centrales nationales», d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.

Article 124
(ex-article 102 TCE)
Est interdite toute mesure, ne reposant pas sur des considérations d'ordre prudentiel, qui établit un accès privilégié des institutions, organes ou organismes de l'Union, des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics des États membres aux institutions financières.

Article 125
(ex-article 103 TCE)
1. L'Union ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spécifique. Un État membre ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un autre État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spéci­ fique.
2. Le Conseil, statuant sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, peut, au besoin, préciser les définitions pour l'application des interdictions visées aux articles 123 et 124, ainsi qu'au présent article.

Article 126
(ex-article 104 TCE)
1. Les États membres évitent les déficits publics excessifs. (...)

Pour contourner cet obstacle, l'article 136 du TFUE va être modifié :

Décision du Conseil européen du 25 mars 2011 modifiant l’article 136
du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne 
en ce qui concerne un mécanisme de stabilité 
pour les États membres dont la monnaie est l’euro (2011/199/UE) :

Article premier
À l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le paragraphe suivant est ajouté:
"3. Les États membres dont la monnaie est l’euro peuvent instituer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela est indispensable pour préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi, au titre du mécanisme, de toute assistance financière nécessaire, sera subordonné à une stricte conditionnalité."

Article 2
Les États membres notifient sans délai au secrétaire général du Conseil l’accomplissement des procédures requises par leurs règles constitutionnelles respectives pour l’approbation de la présente décision.
La présente décision entre en vigueur le 1er janvier 2013, à condition que toutes les notifications visées au premier alinéa aient été reçues ou, à défaut, le premier jour du mois suivant la réception de la dernière des notifications visées au premier alinéa.

Article 3
La présente décision est publiée au Journal officiel de l’Union européenne.

Fait à Bruxelles, le 25 mars 2011.
Par le Conseil européen
Le président
H. van Rompuy

2011-10-08

Plan du métro parisien

La RATP ayant interdit l'usage du plan de métro dessiné par elle par des tiers, Check my map lance un concours pour le dessin d'un plan de métro sous licence CC BY 3.0

2011-10-06

Conservatisme libéral

Au Royaume-Uni, David Cameron appelle les députés à voter le mariage des homos, "parce que je suis conservateur".

Certains pays réussissent mieux que la France le mariage du conservatisme et du libéralisme.

2011-10-04

L'Etat n'est pas une entreprise

L'Etat n'est pas une entreprise, acte 2.

Acte 1 : rappel. Récemment nous vous expliquions pourquoi il fallait prendre au mot le slogan "l'Etat n'est pas une entreprise", favori des socialistes et des keynésiens (ce sont souvent les mêmes) : l'Etat n'étant pas une entreprise, il n'a pas vocation à étendre ses activités et son profit : son job est de rester cantonné dans ses fonctions minimales d'arbitre, celui qui permet à tous les autres de jouer (police, justice, défense, diplomatie).

Acte 2 : encore une fois, le slogan "l'Etat n'est pas une entreprise", dégainé à tort et à travers contre les libéraux pour expliquer que l'Etat peut faire n'importe quoi (faire du déficit pendant 30 ans par exemple), peut se retourner facilement, comme une chaussette, au plus grand profit des libéraux. OK, l'Etat ne se gère pas comme une entreprise : j'en déduis que l'entreprise ne se gère pas comme l'Etat ! Et hop on se débarasse de toute la fonctionnarisation de l'entreprise, cette tentative de la part du secteur public de coloniser l'activité économique du pays.

L'entreprise ne se gère pas comme l'Etat, donc exit l'entreprise publique, l'économie mixte, l'autorisation administrative de licenciement, les autorisations administratives préalables en tout genre. L'entreprise ne se gère pas comme l'Etat, donc l'entrepreneur n'a pas à référer sans cesse à son directeur ou à son préfet ! Laissez faire ! Laissez passer ! Liberté du commerce et de l'industrie !

La gauche sénatoriale va-t-elle offrir un poste à l'ultralibéral Marini ?

"La gauche sénatoriale va-t-elle offrir un poste à l'ultralibéral Marini ?" titre Médiapart sur un article de Mathilde Mathieu et de Michaël Hajdenberg. Ce qualificatif est grotesque et inapproprié.

Marini ultralibéral ? Comment peut-on qualifier d'ultra-libéral un homme qui a présidé la commission des finances du Sénat pendant la période record de l'endettement public de l'histoire de France : nous aurons accumulé, sous l'ère Marini, 500 millards d'euros de dette supplémentaire en 5 ans !

Le protectionnisme de la marine nationale

Brèves Marine : Le Jones Act : La sécurité à l'épreuve du libéralisme

Financement public des syndicats

A l'heure ou les Français subissent de plein fouet la crise économique, le Parti Libéral Démocrate s'oppose au cadeau gouvernemental fait aux syndicats. François Sauvadet [ministre de la fonction publique] leur a en effet annoncé un crédit de temps syndical représentant pas moins de 17 000 postes de fonctionnaires à temps plein qui viennent s’ajouter à une multitude de financements publics directs et indirects.

Les libéraux sont les premiers défenseurs de la liberté d’association, et par conséquent du syndicalisme. Ce sont d’ailleurs eux qui l’ont autorisé par la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884. Néanmoins, le Parti Libéral Démocrate estime que les syndicats, à la représentativité d’ailleurs dérisoire, n’ont pas à défendre leurs idées avec l’argent du contribuable. Plutôt que de se "fonctionnariser" en s'éloignant des préoccupations des salariés, ils doivent d'abord dépendre de ceux qu'ils sont censés représenter et défendre.

Le Parti Libéral Démocrate attend des syndicats qu'ils transforment leurs paroles en actes : qu'ils montrent leur solidarité avec les Français en difficulté en renonçant d'eux-mêmes à cette niche sociale, qu'ils fassent preuve de responsabilité.


(Communiqué du PLD)

2011-10-02

Une Française enlevée par des Somaliens au Kenya

Howa Ali par Pascal Maître (agence Cosmos)

Non contents d'avoir ruiné leur propre pays (photo), les islamistes somaliens sont maintenant en train de pourrir la vie de leurs voisins kenyans, en s'attaquant aux touristes dans la région de Lamu.

Les Saoudiens n'ont pas arrosé sans conséquence d'argent les prédicateurs de la côte orientale de l'Afrique : une génération perdue d'ignorants fanatiques ravage la Somalie.

L'ONU devrait rendre aux Italiens et aux Britanniques leurs mandats sur la Somalie, pour qu'on en finisse avec ce cancer islamiste qui se répand.

La photo est emblématique de la situation : des réfugiés affamés dans la cathédrale catholique détruite par les islamistes somaliens à Mogadiscio.

2011-10-01

Liberté économique en France

La France est classée 42e par l'Institut Fraser, un classement calamiteux mais meilleur que la piteuse 64e place que lui accorde la Fondation Heritage.

Les deux organisations s'accordent sur les mêmes six premières nations pour la liberté économique (dans un ordre légèrement différent) : Hong Kong, Singapour, Nouvelle-Zélande, Suisse, Australie, Canada.

Ce sont des paramètres à prendre en compte pour choisir son pays d'émigration, sans négliger pour autant la liberté politique, qui fait défaut à Hong Kong et à Singapour.



2011-09-28

Vente Fabius Frères chez Sotheby's


En pleine primaire du parti socialiste, recevoir l'annonce de la vente de la collection Fabius Frères chez Sotheby's ne manque pas de sel.

Nicolas Sarkozy en président protecteur ?


La rumeur prétend que le thème de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy le présenterait en "président protecteur", seul capable tel Moïse ouvrant la mer Rouge de faire traverser à la France le tumulte économique de notre temps.

Protecteur oui, mais de quoi ?

En tant que libéral, cette thématique ne me gêne pas. C'est même la seule mission légitime de l'Etat dans un système libéral, que d'être protecteur : police, justice, défense, diplomatie.

Protéger la vie, contre la criminalité.

Protéger la liberté, contre toutes les contraintes non librement consenties.

Protéger la propriété, fruit du travail des hommes, contre le vol et la spoliation.

Le problème, c'est qu'il y a probablement un grave malentendu sur ce thème de la protection, qui ne ressemble vraisemblablement pas, de la part des consorts Guéant et Hortefeux, à celle qu'attendent les libéraux. Il faut probablement plutôt entendre "protection sociale" que protection au sens rappelé ci-dessus.

J'imagine plus Nicolas Sarkozy proposant de "protéger" les Français contre eux-mêmes que de protéger leur liberté. Plus de régulation, plus de réglementation, plus de règles, plus d'interdictions. Et comme les sanctions ne suivent pas, cela signifie des lois de moins en moins crédibles.

J'imagine plus Nicolas Sarkozy proposant de "protéger" par la redistribution que de protéger la propriété privée contre tout empiètement.

Et puis, "président protecteur", cela me fait immanquablement penser à Pétain "bouclier" de la France, je n'y peux rien.

2011-09-27

Parabole du libéralisme



Un ordre spontané, sans collision, sans contrôleur aérien, sans planification, sans centralisation, sans Etat...

(sur une idée de Hohenfels trouvée chez Georges Kaplan)

2011-09-26

Parité au Sénat

Si les Français(es) voulaient la parité, ils et elles voteraient exclusivement pour des femmes, jusqu'à atteindre une représentation de 50 % de femmes, avant toute autre considération.

Apparemment, il y a d'autres considérations qui ont plus d'importance pour eux que le sexe de leur représentant(e) ; comme, par exemple, leur couleur politique, étatiste de gauche ou étatiste de droite (en l'absence de parti libéral représenté au Parlement en France).

2011-09-24

La liberté de Marcel Conche

Le philosophe français Marcel Conche publie : La liberté, aux éditions Encre Marine.

Parmi tous les êtres de la nature, la liberté est le propre de l'être humain. Certes, l'homme est un « roseau pensant ». Il pense le réel. Il dit « Cela est. Je suis », et il prononce, ou peut prononcer, une infinité de jugements vrais. Mais cette ouverture à la vérité qui constitue l'être de l'homme, n'est possible que par la liberté : j'entends la liberté à l'égard de toute détermination causale. Un perroquet peut être conditionné à dire : « Il fait jour » quand il fait jour. Mais je dis : « Il fait jour » parce que je vois qu'il est vrai qu'il fait jour : mon jugement est déterminé par la seule vue de la vérité, et la vérité n'est pas une cause, n'étant pas quelque chose dans le monde. Certes, l'homme libre en droit ne l'est pas toujours en fait. Bien des jugements ne sont que l'expression servile d'un intérêt, d'un désir, d'une humeur, d'une influence ou d'une habitude. Il y a la liberté serve de l'homme dominé par ses penchants, et la « liberté libre » (Rimbaud) de l'homme libre.
Dans ce livre, j'essaie de représenter, par opposition à l'homme violent, ce qu'est un homme libre. Je donne des exemples (Théodore Monod, Éric Weil). Je montre que la vraie liberté ne se trouve en aucun cas dans l'abstraction qui laisserait de côté la conscience morale et la raison. Car l'homme libre n'est pas déterminé par des causes, il se détermine par des raisons.
M. C. 

2011-09-23

La grève d'Ayn Rand

Aujourd'hui, l'événement tant attendu arrive enfin, qui va transformer, à long terme, la mentalité de la société française, profondément, insensiblement, comme une eau souterraine qui irrigue sans être vue : les éditions des Belles Lettres - qu'elles soient remerciées - publient aujourd'hui sous le titre La Grève la traduction française par Sophie Bastid-Foltz du best-seller Atlas Shrugged d'Ayn Rand. Il était significatif de l'illibéralisme et de l'incuriosité actuels de la société française que cet ouvrage parmi les plus vendus aux Etats-Unis n'ait jamais été publié en français, plusieurs décennies après sa parution en anglais. Un DVD de la récente adaptation cinématographique est également disponsible ici.


2011-09-21

Bilan du mandat Sarkozy 2007-2012

Bilan participatif : ajoutez vos suggestions en commentaires.

POSITIF

Autonomie des universités.
Régime de l'auto-entrepreneur.
Réforme (insuffisante) des retraites.
Bouclier fiscal (2007-2011).
Non-remplacement d'1 fonctionnaire sur 2.
Peines-planchers pour les récidivistes.
Mesures en faveur des successions et donations.
Atlantisme relatif.
Radars routiers.
Ouverture du marché postal.
Timide ouverture du marché de l'énergie.
Service minimum dans les transports publics.
Réforme de la représentativité syndicale.
Transfert (inachevé) de la gendarmerie au ministère de l'intérieur.
Extension géographique de la compétence du préfet de police.

NÉGATIF

Déficit public abyssal.
Déclin dans les deux classements : libertés politique et économique.
Hausse des dépenses publiques (sans révision des missions : aides à la presse, etc.).
Réforme des retraites (sans capitalisation).
Suppression du bouclier fiscal.
Nouveaux prélèvements obligatoires.
Augmentation de l'imposition des plus-values mobilières et immobilières.
Non-ouverture des professions réglementées (taxis, pharmaciens, notaires...).
Non-suppression des départements.
Atteinte au principe de libre administration des collectivités locales (ressources contrôlées de + en + par l'Etat ; pas de progrès de la démocratie directe).
Référendum d'initiative populaire sans texte d'application.
Abandon de la class action à la française.
Projet de suppression des juges d'instruction.
Législation par émotion et pour la communication.
Misère de la justice.
Promesses aux LGBT non tenues (union civile en mairie, statut du beau-parent, pension de réversion).
Affaires Takieddine, Bourgi, Djouhri, Bettencourt, Woerth.
Népotisme (affaire de l'EPAD).
Visite officielle de Kadhafi, soutien à Ben Ali, naïveté avec Al Assad : fréquentation des infréquentables.
Avantages fiscaux exorbitants accordés aux Qataris en France.
Création du FSI, du FESF, etc.
Plan de relance par l'endettement.
Hyper-présidence, dévalorisation du rôle du premier ministre, stérilisation du parti majoritaire.
Création de députés des Français de l'étranger.
Espionnage des journalistes (fadettes).
Contrôle d'internet par Hadopi et Loppsi.
Nationalisation de Suez via GDF.
Déclin de l'amitié franco-allemande.
Aucune privatisation.
Aucune avancée de l'Union pour la Méditerranée.
Aucune avancée du Grand Paris (pouvoirs du maire de Paris sur la sécurité, CDG Express).
Cumul des mandats.
Maintien du conseil économique et social.
Blocage du marché du travail (35 h, travail dominical).
Fausses promesses de vente du Rafale.
Taxe sur les transactions financières (TTF), futile, incohérente et néfaste.
Candidature à un second mandat.

2011-09-19

Pour le droit de filmer son contrôle fiscal

Le 21 septembre 2011 à 13h30 à la 17e chambre du TGI de Paris se jouera une petite bataille des libertés individuelles menacées dans ce pays : le droit de filmer son contrôle fiscal, que défend courageusement Henri Dumas.

2011-09-18

Elias Sanbar : la Palestine à l'ONU



Remarquable entretien accordé par Elias Sanbar à Pierre Puchot pour Mediapart, au sujet de la candidature de la Palestine à l'ONU. C'est ici.

Un candidat PLD aux sénatoriales à Paris

Le 25 septembre prochain, la moitié du Sénat sera renouvelée au cours d'un scrutin ne concernant qu'un collège réduit de grands électeurs. Armand Abadie, président de la fédération parisienne du Parti Libéral Démocrate, se présentera sur la liste centriste d'Yves Pozzo di Borgo que la fédération parisienne du PLD soutiendra aux côtés de personnalités telles que Christian Saint-Etienne. Cet accord ne concerne que Paris. Cette liste se compose d'autres personnalités libérales telles que Jérôme Dubus, conseiller de Paris Nouveau Centre dans le 15eme arrondissement. Elle offre une ligne se voulant plus ouverte que celle de la liste du parti majoritaire.

"Le centre et la droite ne gagneront qu'en mettant fin au féodalisme imposé par la direction parisienne de l'UMP. Le 25 septembre, les libéraux du PLD défendront une alternative au creusement en cours de la dette et à l'alourdissement fiscal. La priorité pour notre pays doit être la réduction de la dépense publique, et la défense de l'entreprise et de l'emploi", écrit Armand Abadie.

2011-09-16

L'Etat n'est pas une entreprise


L'Etat n'est pas une entreprise, argument des étatistes. Et facile à retourner comme une chaussette.
L'argument est employé pour prétendre que l'Etat peut dépenser indéfiniment, s'endetter indéfiniment et lever l'impôt indéfiniment. On voit, aujourd'hui, l'absurdité de cette thèse. Oui, un Etat peut être en cessation de paiements (directement, ou de manière déguisée par l'inflation).

Mais les étatistes ont raison : l'Etat n'est pas une entreprise. Une entreprise a vocation à grandir autant qu'elle le peut, à faire le plus de profit qu'elle peut dans les règles du droit et de l'éthique, et à mourir quand un concurrent fait mieux qu'elle.

L'Etat, lui, n'est pas en concurrence. Il est là pour fournir 4 services de base, continus, permanents : police, justice, défense, diplomatie. Et quelques annexes : finances et un minimum d'éducation. Il n'a pas vocation à grandir autant qu'il le peut, car nul ne peut décemment soutenir que celui qui fait la loi peut la tordre à son profit, sous peine d'aller directement à l'Etat total et totalitaire, dont nul ou presque ne veut plus, après la démonstration in vivo (ou plutôt usque ad mortem) de l'échec de ce modèle au 20e siècle. Il n'a pas vocation non plus à mourir en étant supplanté par un autre, n'étant pas en concurrence, ou en tout cas ne devant pas l'être, sous peine de justifier la guerre pour la guerre, dont nul ou presque ne veut plus non plus, compte tenu des capacités de destruction offertes par la technologie.

Utilisons donc l'argument des étatistes : oui, vous avez raison, l'Etat n'est pas une entreprise. Cet argument ne justifie en rien le cumul des déficits ou l'absence de bilan comptable. Mais cet argument justifie en revanche pleinement la thèse des libéraux, selon laquelle l'Etat doit être minimal et le rester. Contrairement à une entreprise, il n'a pas à élargir le périmètre de ses activités ; ni à se mêler, précisément, de ce qui est du domaine de l'entreprise. Comme le disait Ayn Rand, dont l'ouvrage La Grève est publié la semaine prochaine : nous sommes pour la séparation de l'économie et de l'Etat.

Lire aussi : L'Etat n'est pas une entreprise, acte 2

2011-09-13

Votation dans l'Appenzell



Un jour de votation dans l'Appenzell.
Les hommes portent leur épée, symbole de leur droit de vote.
Photo de Mark Henley, avril 2009.
Source : exposition sur l'épée au musée national du moyen-âge.

En France, démocratie indirecte, les citoyens ont été dépouillés de leur épée et de leur voix au chapitre par leurs représentants...

2011-09-12

Réduire la dépense publique, une priorité

Communiqué du PLD : Réduire la dépense publique, une priorité
La France a un besoin vital de réduire ses dépenses publiques. L’approche bureaucratique du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux fonctionne mal : l’administration se débrouille pour déplacer ses financements et transférer les créations d’effectifs vers les ‘ODAC’, filiales de l’État non-incluses dans le champ de la RGPP jusqu’à récemment. L’écart de dix points de PIB de dépenses publiques avec nos partenaires le prouve : il existe des marges de manœuvre considérables. Mais pour les atteindre, il faut enclencher des réformes de structure. La performance d’une mission d’intérêt général ne dépend pas tant des moyens que de son organisation. Faire mieux avec moins, c’est possible : deux exemples nous montrent comment. Un élève en école privée coûte 30 à 35 % moins cher que dans une école publique. Un patient en clinique privée coûte à la sécu 25 % de moins que le même patient en hôpital public.

Une étude de l’Ifrap a montré que la France peut faire de très grosses économies dans le budget attribué à l’enseignement. Rappelons que pour deux enseignants sur le terrain, l’Éducation nationale emploie un fonctionnaire dans un bureau. Comme le président du Parti libéral démocrate l’a proposé dans une tribune publiée par les Echos, l’autonomie complète des établissements scolaires et la suppression du ministère de l’Éducation nationale diminueraient sensiblement le budget actuel de 60 milliards d’euros. Plutôt que de supprimer arbitrairement des postes d’enseignant dans des établissements administrés, nous proposons de rendre aux établissements la libre gestion de leur budget et de les financer par les « chèques éducation » attribués aux parents.

Nous retrouvons cet écart dans le secteur de la santé. « Il y a un écart de 26% en faveur du secteur public », affirme un responsable de la FHP qui regroupe 600 cliniques et hôpitaux privés. En octobre 2010, cette fédération a d’ailleurs saisi la Commission européenne d'une plainte à l'encontre de l'Etat français, pour atteinte à la libre concurrence des établissements de santé et « aides illicites au profit des établissements publics ». Contrairement à ce que le secteur public tente de nous faire croire, les cliniques ne sont pas uniquement destinées aux plus aisés (ce qui serait déjà une reconnaissance de soins et d’un service meilleurs), elles sont surtout mieux gérées. Ce n’est donc pas seulement l’alignement des remboursements de la sécu du secteur public sur le privé qu’il faut réaliser, mais surtout faire sauter la bureaucratie hospitalière qui plombe les comptes de la sécurité sociale et handicape le personnel soignant souvent dévoué à ses tâches.

Dans de nombreux secteurs, la France doit prendre exemple sur les réformes des pays qui ont supprimé leur bureaucratie planificatrice, coûteuse et inutile. L'enjeu des déficits ne réside pas tant dans la réduction de la fraude ou les coupes comptables, mais bien dans la modernisation du fonctionnement des services de l'Etat et dans l'amélioration de leur efficacité, en les aiguillonnant par l'ouverture à la concurrence.

2011-09-09

Shell confirme une découverte de pétrole en eaux profondes au large de la Guyane


Shell confirms deepwater oil discovery offshore French Guiana
As part of the Tullow-operated joint venture, Shell today confirms an oil discovery in the Guyane Maritime permit approximately 150-kilometers offshore French Guiana.



The GM-ES-1 well is being drilled in a water depth of over 2,000 meters and to date has drilled to a depth of 5,711 meters. The well has encountered over 70-meters of net oil pay in two objectives. The joint venture plans to drill ahead to the planned target depth.
“We are pleased with the preliminary results of this first ever deepwater well offshore French Guiana,” said Dave Lawrence, Shell's executive vice president Exploration and Commercial. “We are early in the evaluation, but the initial results are encouraging for this new play. The joint venture will continue to drill ahead, evaluate the well results, and determine next steps.”
Shell acquired an initial equity interest of 33% in the joint venture in 2009 and increased its equity interest to 45% in 2010, subject to government approval. The joint venture is currently operated by Tullow (27.5%) with additional equity interest held by Total (25%) and Northpet (2.5%), a company owned 50% by Northern Petroleum plc and 50% by Wessex Exploration plc.

Enquiries

Shell Media RelationsInternational, UK, European Press: +31 70 377 3600
Shell Investor RelationsEurope: + 31 70 377 3996 
United States: +1 713 241 2069

2011-09-07

Un parfum de liberté

Le nouveau parfum Yves Saint Laurent devrait plaire aux libéraux, et il tombe bien en ce mois de septembre qui verra aussi la publication de la traduction française d'Atlas shrugged. Il s'appelle :

2011-09-06

À l'Est il y a du nouveau

La Slovaquie bloque le lancement du Fonds européen de stabilité financière !

"La Slovaquie a décidé de reporter à décembre son éventuelle approbation du Fonds européen de stabilité financière (FESF). (...)

Le chef du Parlement slovaque, Richard Sulik, a qualifié le FESF d'"outil pour produire davantage de dette" (...)

Selon M. Sulik, l'unique solution à la crise de la dette est que tous les Etats membres respectent les règles concernant les déficits budgétaires et les dettes publiques. "La Grèce doit se déclarer en faillite et l'Italie doit commencer à faire des économies", a-t-il insisté.

Entrée en 2009 dans la zone euro, la Slovaquie a été le seul pays à avoir refusé de participer au premier prêt d'urgence accordé à la Grèce en 2010. Selon M. Sulik, "plus de 70 % des citoyens s'opposent aux prêts à la Grèce, à l'Italie et à d'autres pays endettés". Cette opinion est partagée par Eva Magova, 60 ans, vendeuse dans une petite boutique qui offre des fromages slovaques traditionnels dans le centre de Bratislava: "Ce n'est pas juste. Les Grecs ont vécu au-dessus de leurs moyens", affirme-t-elle. "Maintenant, ils doivent se serrer la ceinture, comme nous l'avons fait à plusieurs reprises, dans le passé", ajoute-t-elle."

Source : Le Monde

NDLR : Richard Sulik est le chef du parti libéral slovaque Liberté et Solidarité, qui a fait 12 % des voix aux législatives en 2010. Il est à l'origine de l'instauration de l'impôt proportionnel en Slovaquie.

Alain Madelin sur BFM TV



Alain Madelin interrogé par Ruth Elkrief sur la mondialisation libérale, la régulation des banques, l'immigration, le FN et Marine Le Pen, l'énergie nucléaire et Nicolas Hulot, 2012, l'UMP et Nicolas Sarkozy...

Via Contrepoints

2011-09-05

Cynthia Queenton - Ton Rêve



Ceci plaira peut-être à JPO, qui apprécie la musique jazzy ;-)

2011-09-02

Manger bouger

Fleurissent les slogans orwelliens de propagande bienveillante :
alcool à consommer avec modération, fumer tue, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé, la fraude c'est mal, bla, bla, bla...

À quand un slogan obligatoire avec chaque message de propagande gouvernementale du SIG :
"L'excès de dépense publique est mauvais pour la santé du pays" ?


Voir aussi : un ouvrage remarquable sur la propagande de 4 régimes totalitaires du 20e siècle :

2011-08-30

Résidez chez Bastiat !

Photo : domaine de Sengresse

L'économiste français Frédéric Bastiat, apôtre de la liberté des échanges, était propriétaire du domaine de Sengresse, à Souprosse, près de Mugron, dans les Landes.

Le domaine de Bastiat accueille aujourd'hui des chambres d'hôtes de qualité. Une idée de séjour de vacances !

2011-08-29

Les prélèvements sociaux passent de 12,1 à 13,5 %



Le plan Fillon de réduction du déficit : ce sont de nouvelles taxes, ce n'est pas un plan d'économies, contrairement à la présentation fallacieuse de TF1 et du Figaro !

Parmi les mesures avancées, la hausse des prélèvements sociaux sur les plus-values, qui passent de 12,1 à 13,5 %.

Ce graphique, publié le 5 janvier 2011 sur Objectif Eco, est donc déjà périmé ! Où s'arrêtera-t-on ? Rappelons qu'en Belgique, le taux d'imposition des plus-values est de... 0 %.

2011-08-25

Victor Hugo en politique

"Quand on se rappelle que les parlementaires ont compté dans leurs rangs, jadis, des gens comme Victor Hugo, on voit l’immense fossé dans lequel sont tombés ceux d’aujourd’hui, fossé dans lequel ils barbotent tous avec un contentement affiché quelque peu navrant." (Hashtable, 25 août 2011)

2011-08-23

Quand DSK se plante

"Enfin, l'instabilité crée [sic] par la nouvelle économie (et la net économie) a aussi un autre nom : mobilité sociale. Les dynasties économiques qui mettaient du temps à se construire et aussi à se défaire sont ébranlées. Le pouvoir économique devient sans cesse plus mobile, les cartes sont rebattues en permanence. Les entreprises qui composeront le CAC 40 dans cinq ans n'existent pas toutes aujourd'hui."

(commentaire de DSK, alors à l'OFCE, sur le rapport sur la "Nouvelle économie" de Daniel Cohen et Michèle Debonneuil pour le Conseil d'analyse économique en 1998 : page 53 du rapport)

Euh... en fait, si. Toutes les entreprises qui composent le CAC 40 sont nées avant 1998. Pas une seule entreprise née pendant la bulle internet des années 1997-2000 n'est entrée dans le CAC 40. La France est trop conservatrice et protectionniste pour permettre la destruction créatrice des dinosaures du CAC 40 et l'émergence de nouvelles entreprises parmi les plus grandes capitalisations. Les initiatives y sont contraintes par le poids de l'Etat et par la fiscalité.

On peut s'appeler Dominique Strauss-Kahn, et raconter n'importe quoi. On écoute ces socialistes (DSK, Attali) comme des oracles, et on constate trop rarement qu'ils se sont plantés. Pour comprendre l'économie, mieux vaut lire les économistes "autrichiens" que d'écouter les keynésiens tels que DSK ou Jean-Paul Fitoussi.

2011-08-22

Distorsion de marché

Message reçu d'une société de bourse :

"Dans la continuité du message que nous vous avons adressé le 12/08/2011 par lequel nous vous informions que suite à une décision de l’AMF en date du 11 août, l'ouverture et l'augmentation de positions en vente à découvert n'étaient plus autorisées sur une liste de valeurs financières (April Group, AXA, BNP Paribas, CIC, CNP Assurances, Crédit Agricole, Euler Hermès, Natixis, Paris Ré, Scor, Société Générale), nous vous rappelons la nécessité, pour chaque investisseur, de s'assurer à tout moment que la position nette qu'il détient le cas échéant sur chacune des valeurs de la liste, est une position longue (ou acheteuse). Cette position nette doit être calculée en tenant compte des positions actions mais également des dérivés (warrants, turbos, ...), ainsi que des contrats financiers (CFD, ...) détenus chez l'ensemble des courtiers et établissements bancaires au sein desquels vous détenez un compte."

Vous avez bien lu. L'effet de la décision de l'AMF - c'est une lapalissade - c'est que vous avez l'obligation de prendre une position neutre ou acheteuse sur une liste de valeurs décidée par l'Etat. En effet, vous avez l'interdiction d'avoir une position courte (ou vendeuse), sur ces valeurs, même si vous jugez que leur prix est excessif au regard des perspectives des sociétés concernées !

Le prix reflète normalement l'équilibre de l'offre et de la demande. Actuellement, par une décision politique, le prix reflète l'équilibre de la demande et d'une offre amputée. Principal effet pervers : le prix est donc artificiellement maintenu à un niveau supérieur au prix qui résulterait normalement de l'équilibre de l'offre et de la demande, et ne joue plus son rôle de signal et d'incitation. Second effet pervers : le risque de baisse brutale le jour où cette béquille est ôtée aux valeurs concernées, et donc difficulté politique structurelle à revenir sur cette décision conjoncturelle.

2011-08-15

Deux poids, deux mesures



Il est difficile à comprendre, et même stupéfiant d'observer, la différence du traitement médiatique des fêtes musulmanes et des fêtes catholiques par les media français. Si, en conséquence d'une immigration massive de plusieurs décennies, la religion musulmane est devenue la deuxième numériquement, devant le protestantisme et le judaïsme, la France reste majoritairement catholique. Les églises sont moins remplies qu'autrefois, mais l'affluence reste forte aux fêtes telles que celle de l'Assomption, le 15 août. Pourquoi tout ce ramdam pour le ramadan, et rien ou presque pour l'entrée en carême ou, aujourd'hui, l'Assomption ? Inculture religieuse des journalistes ? Erreur de jugement des rédacteurs en chef ? Prévention des propriétaires ?

2011-08-12

Les subventions versées à la presse en ligne


(source : V. Bénard)

En France, on ne subventionne pas seulement les vieux media malmenés par la révolution internet. On subventionne aussi les nouveaux.

Libertas ne touche aucune subvention, et milite pour l'abolition de ces subventions. Si l'Etat veut absolument subventionner la presse, un moindre mal serait de subventionner le lecteur, et non le journaliste: un chèque-presse lui permettrait de choisir le journal papier ou électronique auquel il veut s'abonner. Cela éviterait que l'Etat subventionne, selon des critères opaques et pour des montants non publics (!) les différents organes de presse, compromettant ainsi gravement leur indépendance. Les mauvais journaux, dont les lecteurs ne veulent pas, disparaîtraient ; et les journaux dont les lecteurs veulent seraient récompensés. Etant bien précisé, à nouveau, que le système le plus vertueux serait de ne verser de subventionner personne, mais de laisser l'argent dans la poche des Français, pour qu'ils achètent des journaux s'ils en ont envie, ou décident de ne pas en acheter parce que cela ne les intéresse pas.

2011-08-09

Emeutes et pillages à Londres



"Se conserver, se développer, c'est l'aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible.
Mais il est une autre disposition qui leur est aussi commune. C'est de vivre et de se développer, quand ils le peuvent, aux dépens les uns des autres. Ce n'est pas là une imputation hasardée, émanée d'un esprit chagrin et pessimiste. L'histoire en rend témoignage par les guerres incessantes, les migrations de peuples, les oppressions sacerdotales, l'universalité de l'esclavage, les fraudes industrielles et les monopoles dont ses annales sont remplies.
Cette disposition funeste prend naissance dans la constitution même de l'homme, dans ce sentiment primitif, universel, invincible, qui le pousse vers le bien-être et lui fait fuir la douleur.
L'homme ne peut vivre et jouir que par une assimilation, une appropriation perpétuelle, c'est-à-dire par une perpétuelle application de ses facultés sur les choses, ou par le travail. De là la Propriété.
Mais, en fait, il peut vivre et jouir en s'assimilant, en s'appropriant le produit des facultés de son semblable. De là la Spoliation.
Or, le travail étant en lui-même une peine, et l'homme étant naturellement porté à fuir la peine, il s'ensuit, l'histoire est là pour le prouver, que partout où la spoliation est moins onéreuse que le travail, elle prévaut; elle prévaut sans que ni religion ni morale puissent, dans ce cas, l'empêcher.
Quand donc s'arrête la spoliation? Quand elle devient plus onéreuse, plus dangereuse que le travail.
Il est bien évident que la Loi devrait avoir pour but d'opposer le puissant obstacle de la force collective à cette funeste tendance"
- Frédéric Bastiat, La loi.

Lien : Catch a looter

2011-07-22

22 juillet = jour de libération fiscale en 2011

Finalement, ça n'a pas tellement changé en 3 siècles !
Le jour de libération fiscale est aujourd'hui, 22 juillet, en 2011. Jusqu'à ce jour, vous avez travaillé pour l'Etat. Le reste de l'année, vous travaillez enfin pour vous. Il faut réduire la dépense publique, pour vivre plus libre à l'avenir !


(crédit photo : Wikimédia Commons)

2011-07-21

Atlas shrugged d'Ayn Rand enfin en français !

Atlas shrugged d'Ayn Rand enfin publié en français, aux Belles Lettres,
sous le titre, fort bien trouvé, de : La grève !

Vous pouvez le pré-commander ci-dessous, et le recevrez dès sa parution en septembre :

2011-07-20

Bulletin journalier de la préfecture de police


Dans un pays démocratique, la police rend des comptes (article 15 de la déclaration de 1789 : la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration).

Dans le canton de Genève, la police publie un bulletin journalier, fort instructif sur la réalité de la délinquance: http://www.geneve.ch/police/communiques/

En France, la préfecture de police... ne publie rien d'aussi détaillé. Ces comptes-rendus existent, mais ils sont adressés au ministère de l'intérieur, et non aux citoyens. Si quelqu'un se sent le courage de faire une demande d'accès à la CADA...

2011-07-06

Pascal Salin : augmenter la TVA sans contrepartie serait pure folie !

Interview de Pascal Salin dans Atlantico : Augmenter la TVA sans contrepartie serait pure folie !

Christian #Estrosi et le #libéralisme

Une nouvelle addition à la collection de citations antilibérales de Libertas. Cette fois, la phrase est de Christian Estrosi :

"La semaine dernière, la déléguée générale de l'UMP, Michèle Tabarot, vous a accusé de semer la division dans le parti en critiquant Jean-François Copé. Que lui répondez-vous ?

- Je me refuse à entrer dans des affaires de personnes. Ceci étant, Michèle Tabarot, issue de Démocratie libérale, peut se reconnaître dans les voies ouvertes par Jean-François Copé. Que celles-ci le soient au sein de notre formation, c'est une chose, mais qu'elles le soient devant l'opinion publique, c'est est une autre. Je ne veux pas que la pensée libérale devienne la pensée unique de l'UMP."

(source : Métro, 1er février 2011)

2011-06-30

RDV ce soir à #Paris pour les 210 ans de #Bastiat !

Rendez-vous ce soir au pub The Bowler rue Frédéric Bastiat à Paris pour les 210 ans de Frédéric Bastiat, né le 30 juin 1801 !

Tous les renseignements ici

2011-06-29

L'Etat n'est pas manchot

Au fait, l’État n’est pas manchot et ne peut l’être. Il a deux mains, l’une pour recevoir et l’autre pour donner, autrement dit, la main rude et la main douce. L’activité de la seconde est nécessairement subordonnée à l’activité de la première. À la rigueur, l’État peut prendre et ne pas rendre. Cela s’est vu et s’explique par la nature poreuse et absorbante de ses mains, qui retiennent toujours une partie et quelquefois la totalité de ce qu’elles touchent. Mais ce qui ne s’est jamais vu, ce qui ne se verra jamais et ne se peut même concevoir, c’est que l’État rende au public plus qu’il ne lui a pris. C’est donc bien follement que nous prenons autour de lui l’humble attitude de mendiants. Il lui est radicalement impossible de conférer un avantage particulier à quelques-unes des individualités qui constituent la communauté, sans infliger un dommage supérieur à la communauté entière.

Frédéric Bastiat, L'Etat.

2011-06-28

Politique personnelle

Lomig a tagué Libertas, dans une chaîne initiée par Rubin Sfadj :
1. Quel thème généralement peu évoqué, ou selon vous traité avec légèreté, aimeriez-vous voir occuper une place plus importante dans la vie intellectuelle, politique et médiatique ?
La pensée libérale, les auteurs libéraux, l'explication libérale des phénomènes politiques et économiques, la critique libérale des politiques publiques, l'existence d'un courant politique libéral en France. La vie des entreprises qui croissent, innovent, embauchent. Les mécanismes fondamentaux de l'économie, tels que la loi de l'offre et de la demande. Les privilèges et incivilités des gouvernants, et généralement leur insoumission aux contraintes qu'ils imposent à leurs concitoyens (par exemple la manière dont ils ne respectent pas le code de la route, impunément). L'actualité internationale et européenne. Les découvertes scientifiques.

2. Inversement, quel sujet fétiche des médias, "nouveaux" et/ou "anciens", trouvez-vous futile ou superficiel au point de ne mériter qu'une faible part de l'attention qu'on lui porte ? Les discours de Nicolas Sarkozy, rapportés dans les media comme ceux d'Ismail Omar Guelleh dans le quotidien La Nation à Djibouti.

3. Quelle pratique d'ordre public ou privé, largement autorisée par la loi, vous semble nocive au point de devoir faire l'objet d'une interdiction ou d'une réglementation sévères sans plus tarder ?
Le financement par l'endettement de la dépense publique. La dépense publique supérieure à 50 % du produit intérieur brut.

4. Inversement à nouveau, quelle interdiction ou contrainte apposée à un comportement privé ou public vous apparaît si injustifiée qu'elle devrait être levée aussi vite que possible ?
La plus grande partie du code du travail, du code général des impôts, du code de la sécurité sociale, du code de l'urbanisme. Les entraves à la démocratie directe.

5. Enfin, quel événement contemporain a, selon vous, le plus façonné ou modifié vos opinions politiques ?
La chute du mur de Berlin, la mort de Massoud, la mort de Christophe de Ponfilly, le déclin relatif de la France, le gouvernement de Margaret Thatcher, la lecture de 1984 d'Orwell, la lecture de La Loi de Frédéric Bastiat, l'occupation russe en Géorgie en 2008, l'échec de la paix entre Israël et la Palestine en 2000, le rejet français du traité constitutionnel européen.

2011-06-27

Chiffres de l'immigration

Il est difficile d'avoir des chiffres de l'immigration en France. Ceux-ci, qui viennent d'être publiés par l'INSEE pour clore une polémique avec Claude Guéant, sont vieux de 16 ans :

À la rentrée 1995, près d’un entrant en sixième sur 10 appartient à une famille immigrée et que 6 % des élèves vivent dans une famille « mixte ».

(Dans cette étude, une famille immigrée est une famille dont les deux parents sont immigrés, c’est-à-dire nés étrangers à l’étranger, ou une famille monoparentale dont le parent chef de famille est immigré ; une famille mixte est une famille dont un seul des deux parents est immigré.)

Source : INSEE

2011-06-25

Hadopi et Bitcoin

La crise actuelle a des racines monétaires. La monnaie n'est plus dans la monnaie, depuis le 15 août 1971 et la fin du système de Bretton Woods.

On parle donc de plus en plus de monnaie, et c'est heureux. Et la technologie s'apprête à révolutionner la monnaie, comme elle a révolutionné tant d'autres domaines depuis la fin des années 1990 et la démocratisation d'internet.

Cependant, une crainte se mêle aux espoirs placés dans ces monnaies à masse finie, qu'elles soient métalliques ou électroniques :

Bientôt les Etats vont comprendre la menace placée sur le contrôle qu'ils peuvent exercer sur leurs citoyens (alors que les citoyens ont tant de mal à contrôler l'Etat !). Cela ne saurait tarder. Bientôt un inspecteur des finances un peu geek va réfléchir aux conséquences de Bitcoin ou d'un quelconque équivalent (car des concurrents apparaîtront très vite). Et le premier réflexe dans ce cas sera de faire une loi pour interdire.

Si les Bitcoins sont interdits, cela n'empêchera pas plus leur utilisation que la ridicule Hadopi n'empêche le partage de fichiers : c'est une monnaie pair-à-pair, décentralisée. Mais en revanche, il sera impossible de saisir la justice pour faire respecter des contrats libellés en Bitcoins. Ce qui constitue, qu'on le veuille ou non, une vraie faiblesse. A moins de privatiser aussi la justice...

2011-06-24

Libre ou égal ?



Bonne nouvelle ! L'auteur du remarquable "Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste" (livre épuisé), Johan Norberg, prend la suite de Milton Friedman et sortira bientôt "Free or equal", une suite de "Free to choose" ("La liberté du choix"), qui était l'oeuvre du prix Nobel d'économie.

2011-06-23

Hors-série de Marianne : les textes sur l'argent

L'hebdomadaire Marianne publie un hors-série consacré aux textes sur l'argent, actuellement en kiosque.

Curieusement, le rédacteur en chef de cette publication a oublié le texte de Frédéric Bastiat sur la monnaie, intitulé Maudit argent !

Un oubli réparé par Libertas... Lecteurs de Marianne de passage ici, profitez-en pour vous abonner à Libertas. C'est gratuit, et quand on parle d'argent, ça tombe bien.

Liens :
- Créons, citoyens, nos propres monnaies
- Napster de la banque : prochain cauchemar des gouvernements ?
- Vers des monnaies libres sur le marché
- L'or comme monnaie naturelle

2011-06-19

2011-06-16

Des livres dont on parle

De retour du plus prestigieux des dîners en ville, en compagnie de quelques membres du réseau LHC, quelques suggestions de lectures :



2011-06-09

Le distributeur de Bitcoins est à sec


"Free Bitcoins - Faucet is being Fixed - The Bitcoin Faucet is closed for maintenance. Please come back later."

Le robinet à bitcoins gratuits est tari.

Lien : article sur la monnaie Bitcoin

2011-06-06

Exit Borloo

Certains ont pu s'interroger sur l'éventualité de soutenir Jean-Louis Borloo, comme solution de rechange après la déception de la fausse rupture de Nicolas Sarkozy, arguant que dans d'autres pays, comme l'Italie, libéraux et radicaux s'étaient alliés.

Les dernières déclarations de Jean-Louis Borloo surenchérissant sur la fiscalité mettent un terme à cet espoir ou à cette illusion :

"Je soutiens la proposition d'intégrer les œuvres d'art dans l'assiette de l'ISF, et j'ai même proposé d'aller plus loin. Je ne comprends pas que la taxation des plus-values sur les œuvres d'art soit forfaitisée à 5 % du prix de vente ou à 8 % pour les métaux précieux. Ce sont aujourd'hui des marchés spéculatifs. J'ai donc proposé que ces plus-values soient taxées au même niveau que les autres. (...) la fiscalité, avant d'être une technique, est le reflet d'un principe républicain : l'égalité, une égalité combinée à un objectif d'efficacité économique." Il propose "un grenelle de la fiscalité" (...), que l'impôt soit "progressif dans tous les cas, sur les revenus du travail, mais aussi sur les revenus du capital."

Lamentable.

(source : Le Monde : Jean-Louis Borloo place la fiscalité au coeur de ses priorités)

À temps et contretemps

Au Royaume-Uni, au Portugal et en Espagne, la crise fait perdre les socialistes ; le peuple accorde sa confiance à la droite pour le sortir de la crise, et ces pays, après avoir fait les réformes nécessaires, repartiront de l'avant.

Ce qui me désole est qu'encore une fois, la France va choisir les socialistes en 2012 (prometteurs de chimères, comme l'explique Gustave Le Bon), préférant l'original à la pâle copie qu'est devenue l'UMP (interventionniste, étatiste, protectionniste), et va encore descendre une marche, vers le déclin annoncé par Nicolas Baverez.

La France a besoin d'une voix libérale.

2011-06-03

Murray Rothbard dans Le Monde !

Le journal Le Monde publie le 2 juin 2011 un article intitulé : "L'impôt, c'est le vol !" à l'occasion de la parution aux éditions des Belles Lettres de L'éthique de la liberté de Murray Rothbard. Voir aussi l'entretien avec Jérémie Rostan publié par le Bulletin d'Amérique.

Lien : Librairie libérale


2011-05-30

Fête d'anniversaire de Frédéric Bastiat (210 ans)

Jeudi 30 juin de 18:00 à 23:30, rue Frédéric Bastiat, 75008 Paris : 
Fête d'anniversaire de Frédéric Bastiat (210 ans)

"C'est donc dans un mois précisément que nous fêterons le 210e anniversaire de la naissance de Frédéric Bastiat.

Faites passer l'info autour de vous afin que nous soyons nombreux le 30 juin prochain (et donc entendus).

Nous serions pour le moment environ 70 (d'après Facebook, mais tout le monde n'est pas sur Facebook)"

Lien : l'événement

2011-05-21

#protectionnisme et libre-échange

Comment peut-on être contre le marché ? Je te donne, tu me donnes, nous échangeons.

Le socialisme de l'excellence

Message du parti libéral démocrate :
14 juin à 19h30
Café de Flore

Jean-Marc Daniel nous présentera

"Le socialisme de l'excellence - Combattre les rentes et promouvoir les talents"

"Une vraie politique socialiste, explique Jean-Marc Daniel, cherche à réduire le nombre de pauvres et pas le nombre de riches, à encourager les talents et non les positions acquises." Il paraît toutefois peu vraisemblable que Daniel soit appelé à finaliser le programme économique du PS, même si son raisonnement comme ceux de la Rue de Solferino, est parfois obscur ou inachevé.

Ce soir-là, vous serez surpris par le ton de ce professeur d'économie de l'ESCP Europe et de l'Ecole des Mines de Paris : « jusqu’à présent, le socialisme a surtout trahi ses promesses et a fondamentalement toujours échoué. » Pourquoi ? Parce que « ses tenants ont peu à peu oublié le but pour se concentrer sur les moyens. Ils ont abandonné l’idée de l’amélioration objective des conditions de vie des plus pauvres pour défendre des programmes de revanche sociale dont l’État serait l’instrument exclusif. »


D’où des propositions iconoclastes qui vont tellement à l’encontre de l’évangile rabâché par les dirigeants du PS depuis des décennies qu’elles seront inaudibles : suppression du statut de la fonction publique (car les fonctionnaires sont de petits rentiers), privatisation de la Sécurité sociale et des universités, création de fonds de pension, remplacement de l’impôt progressif sur le revenu par une augmentation de la CSG à taux unique, remboursement systématique de la dette publique (car elle revient in fine à taxer riches et pauvres pour rembourser de l’argent à ceux qui avaient les moyens de prêter à l’Etat : les riches).

Inscription obligatoire par mail : info@p-l-d.fr
Seule une commande sera exigée sur place
Lien Facebook




Vent mauvais pour l'UMP

Pas un seul des 46 commentaires publié à ce moment sous cet article n'est favorable à Sarkozy. Et pourtant, il s'agit du Figaro, quotidien de l'UMP par excellence !

François Hollande sera président en 2012.

Et l'UMP, par son antilibéralisme viscéral, l'aura bien cherché.

Hélas pour la France, pays tant aimé, dont le nom même signifie "liberté".

2011-05-20

Urgent : #frenchrevolution

Amis de LHC, ceci est une news urgente :

Ça commence à remuer : pendant que la France s'occupe de DSK, il se passe des choses à la Puerta del Sol à Madrid, et un nouveau hashtag vient d'apparaître sur Twitter...

La jeunesse espagnole, touchée par un chômage à 45 %, manifeste son mécontentement depuis plusieurs jours ; et il y a quelques indices sur Twitter que le mouvement pourrait traverser les Pyrénées bientôt.

Un printemps français ?

Lisez ceci : #frenchrevolution

Cela se répand comme une traînée de poudre depuis 30 minutes.

2011-05-17

Affaire Strauss-Kahn : Et la présomption d'indécence ?

Communiqué du Parti des Libertés :

"Le PARTI DES LIBERTES souligne à quel point le traitement par les médias français de l’affaire STRAUSS-KAHN et les réactions des partis de « gauche » sont marqués par le machisme, le mépris social et le principe « deux poids/deux mesures ».

Alors que la plupart des médias et partis de « gauche » s’étaient déchaînés contre Eric WOERTH pour des affaires fondées sur du vent et continuent de le faire avec Christine LAGARDE, les appels répétés au respect de la présomption d’innocence de Dominique STRAUSS-KAHN, sans un mot pour sa victime présumée, qui a sans doute le tort d’être une simple employée, femme et noire, frisent l’indécence. Car, en appeler sans cesse à la présomption d’innocence de l’un, c’est partir de l’idée que l’autre peut mentir, sans s’interroger sur le caractère pourtant détaillé et cohérent de ses accusations.

Pourquoi ne pas présumer tout autant l’innocence de cette employée et la sincérité de son témoignage ? Mais une icône de la gauche et un pourvoyeur potentiel d’emplois en cas de victoire aux présidentielles est en cause : l’accuser est une chose indécente pour les bien-pensants socialistes.

De la même manière, fustiger le système judiciaire américain parce qu’il est ouvert, transparent et n’accorde aucun privilège à un potentat choque également les habituels donneurs de leçons. Pourtant, c’est le système français si doux pour les puissants qui devrait les heurter.

Et comment ne pas s’interroger sur l’incroyable omerta, des années durant, sur l’affaire BANON, qui interroge gravement sur la bienveillance médiatique vis-à-vis de Monsieur STRAUSS-KAHN ?

Au seul rabâchage de la présomption d’innocence, il faut poser à ces sycophantes la question de la certitude de leur indécence."

Affaire #DSK et obsession anti-américaine

L'affaire #DSK est l'occasion pour certains Français, oublieux qu'il y a des pays qui n'appliquent pas le code de procédure pénale français et qui sont cependant des états de droit, de conforter leur obsession anti-américaine.

L'ouvrage du même nom, de Jean-François Revel, pourrait redevenir une lecture de circonstance...


2011-05-16

Règle d'or budgétaire : un référendum ?

Le Monde : Les députés votent une "règle d'or" budgétaire à l'avenir incertain

Si les parlementaires n'en veulent pas, il faut soumettre cette modification constitutionnelle au référendum. Les Français, eux, sont inquiets de l'endettement public et veulent un retour à l'équilibre budgétaire.

Nous voulons un référendum sur la règle d'or budgétaire !

2011-05-14

Ecœuré par l'exit tax

Exit tax, surnommée aussi : la herse

Le projet de réforme de la fiscalité présenté mercredi dernier en conseil des ministres est écoeurant ; c'est une trahison des promesses de 2007 de Nicolas Sarkozy.


- Il supprime le bouclier fiscal mis en place par le même Sarkozy.
- Il ne supprime pas l'ISF.
- Il crée une nouvelle taxation des résidences secondaires des étrangers.
- Il réinstaure une exit tax, rétroactive au 3 mars 2011 !

Pour mémoire, deux exit taxes ont été instituées en France, l'une en 1998 par Dominique Strauss-Kahn (supprimée en 2004 par une décision de la Cour européenne de justice), l'autre en 2011 par Nicolas Sarkozy et François Baroin.

Question : quand on mène une politique puis son contraire, on fait plaisir à tout le monde, ou on dégoûte l'opposition puis la majorité ?

2011-05-13

Quand l'illusion keynésienne se heurte à la réalité économique

Un billet de cent mille millards de dollars zimbabwéens émis en 2009
C'est bien connu : 
l'immobilier ne baisse jamais, 
les Etats ne peuvent pas faire faillite, 
et l'hyperinflation n'existe pas.

2011-05-11

Quand Libération parle des Libertariens



Libération, 24 février 2011 : La révolution à la mode libertarienne
États-Unis. Dans le New Hampshire, profitant de la vague de mécontentement contre Washington, un millier d’Américains veulent instaurer un « État libre » doté d’un gouvernement minimal et fondé sur la liberté individuelle.

Liens : Free State Project / Projet d'Etat libre

2011-05-10

2011-05-07

Remarquable reportage de la BBC sur les taxis en France

Remarquable reportage de Hugh Schofield, de la BBC, sur les taxis en France :

'Taxi wars' in France as new businesses try to compete

Ben Laden et la géolocalisation

De la mort d'Oussama ben Laden, on peut conclure que refuser la géolocalisation au 21e siècle, ça coûte très cher, et ça n'a qu'une efficacité limitée, une dizaine d'année au mieux...

2011-05-06


Copie d'un commentaire publié par Libertas sur le blog Expression Libre :

La politique du pire est la pire des politiques.

En outre, le dernier épisode de la nouvelle « saga DSK » montre qu’en 2012 rien ne changera. A qui appartient la Porsche Panamera qui transportait l’auguste futur candidat ? A Ramzy Khiroun (la communication, ça paye !). Conseiller de DSK, il est aussi… conseiller d’Arnaud Lagardère et membre du comité exécutif du groupe Lagardère. Vous vous souvenez, Lagardère : le « frère » du président Nicolas Sarkozy. Voilà ce qui s’appelle avoir plusieurs fers au feu.

Ces grands capitaines d’industrie ne sont pas proches de tel ou tel parti (sauf certains cas d’inimitiés personnelles, certes). Ils sont d’abord proches du pouvoir, dont ils attendent, qu’il soit de gauche ou de droite, une protection contre la concurrence et le jeu du libre marché, par l’influence qu’ils exerceront auprès du personnel politique. La France est malade de ce « capitalisme de connivence » dénoncé par Laurent Mauduit (lisez son ouvrage « Petits conseils » sur Alain Minc), de cet « oligarchisme » dénoncé par Vincent Bénard…

Comment faire entendre les voix libérales dans le débat public, et en particulier dans les mass media ?

2011-05-03

Comment le Pakistan pouvait-il ne pas savoir ?



Comment le Pakistan pouvait-il ne pas savoir où se trouvait le terroriste Oussama Ben Laden ? Sa résidence se trouvait à quelques centaines de mètres de l'entrée de l'Académie militaire du Pakistan à Abbottabad, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale du pays. Imagine-t-on le groupe Action directe installé dans un complexe situé à 500 mètres de l'entrée de Saint-Cyr Coëtquidan ? Comment un tel complexe sécurisé a-t-il pu être édifié sans éveiller de soupçons ? À moins que la rumeur disant qu'il s'agirait d'une résidence de l'ISI soit exacte, ce qui serait encore plus grave... Les accusations indiennes seraient-elles fondées ?

Source de la photo : The Economist