2015-01-15

Les musulmans doivent-ils se désolidariser des islamistes?

On est en droit d'être en désaccord avec ceux qui prétendent que les musulmans n'ont pas à se désolidariser des islamistes.

Les islamistes se réclament de l'islam. Et le phénomène terroriste international depuis au moins 1995 en France se réclame d'une seule religion, l'islam. Or les musulmans se réclament de cette même religion. Seuls eux sont qualifiés pour dire, haut et fort, que cette interprétation de leur religion est fausse. Les non-musulmans ne peuvent pas dire ce qui est conforme à l'islam ou pas.

En outre, de nombreux musulmans français minimisent, excusent, échafaudent des théories de complots, détournent la discussion, pour ne pas condamner clairement ces meurtres, ou essayer de les relativiser.

La question est : peut-on encore, librement, sans mettre en danger sa vie et son intégrité physique, se moquer, notamment par le dessin, des religions et de leurs prophètes, et en particulier, de l'islam et de Mahomet ?

Et parce que la question se pose de la compatibilité de l'islam avec nos démocraties libérales (la Cour européenne des droits de l'homme ayant d'ailleurs jugé en 2003 que la charia est incompatible avec la démocratie et les droits de l'homme), la réponse n'étant ni forcément négative pour beaucoup , ni forcément positive pour quelques-uns, oui, c'est une question de loyauté, c'est une question de véracité du lien d'allégeance à notre communauté nationale qu'il est légitime de poser : celle de la désolidarisation explicite de ces actes, et de leur condamnation sans ambiguïté.

La question qui se pose, individuellement, à chaque personne qui partage la religion de ces terroristes, est : est-ce que, comme eux, je fais de mon interprétation de la loi religieuse un absolu, qui m'affranchit de la loi des hommes, ou est-ce que j'accepte les valeurs de liberté de ce pays, qui font que chacun est libre de croire, de changer de croyance, de ne pas croire ou de ne plus croire ?

La seconde question est : qu'ai-je fait pour lutter contre l'erreur et la dérive de certains de mes coreligionnaires ?

Si des chrétiens commettaient des attentats motivés par le christianisme dans ce pays, ce sont les questions que nombre de chrétiens se poseraient, auxquelles ils répondraient, en paroles et en actes ; qu'ils trouveraient légitime qu'on leur pose, et auxquelles ils n'essaieraient pas de se soustraire, par des réponses trop court, trop faciles, trop évasives...

Mise à jour 2015-01-17 :

2015-01-14

Miscellanées : immigration et intégration

"Ce qu'il faut dire aux Algériens, ce n'est pas qu'ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d'eux. C'est qu'ils ne sont pas un fardeau ou que, s'ils le sont pour l'instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d'une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J'affirme que dans la religion musulmane rien ne s'oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l'essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D'autre part, je ne crois pas qu'il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d'Algérie l'entrée et l'intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n'avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d'en avoir cinq ou six millions?" (Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.)

 

2014-08-10

Un livre de #Bastiat offert (conditions ci-dessous)

J'enverrai gratuitement un exemplaire de La Loi de Frédéric Bastiat à toute personne qui s'engage à en faire la critique dans le délai d'un mois sur Babelio : http://www.babelio.com/livres/Bastiat-La-loi/514379

Me contacter en commentaire ou à l'adresse @libertates sur Twitter pour obtenir votre exemplaire : http://twitter.com/libertates

Offre limitée à un exemplaire par personne, dans la limite du stock disponible.

Faire suivre à toute personne susceptible d'être intéressée, à l'aide des boutons ci-dessous.

2014-08-08

Retrouvez Bastiat sur Babelio, Booknode, Goodreads, Amazon, Priceminister...

Retrouvez La Loi de Frédéric Bastiat sur : Babelio, Booknode, Goodreads, Librarything, Amazon, Priceminister.

Si vous avez aimé ce livre, laissez un commentaire sur votre site préféré, ou vos sites préférés, dans cette liste !

2014-04-14

#DDR : "Ici, on ne confond pas détente et relâchement idéologique" #RDA

Reportage de l'INA
(cliquer sur le lien : l'intégration de la vidéo a été désactivée sur demande de l'INA)
sur la République "démocratique" allemande (RDA), 2 octobre 1974 :

 Conversation en français où M. Reisz, M. Nohr de Radio RDA et M. Kahane, de la revue "Horizont" expriment leur satisfaction de vivre en RDA :
- "Il a été extrêmement difficile, mais ça a valu la peine de le faire."
- "Nous avons accompli une révolution... de devenir un pays socialiste, ce n'est pas si facile"
- "Un bon bout de chemin dans la conscience de ses habitants surtout, sur le plan économique naturellement, mais aussi dans la conscience des citoyens de ce pays"

Évidemment, personne ne prononce le mot de "liberté", économique ou politique, des citoyens de ce pays.

2014-03-22

1905 // 2014 : pour la séparation de l'économie et de l'Etat



Ayn Rand : "I am for the separation of state and economics, just as we had separation of state and church, which led to peaceful coexistence among different religions, after a period of religious wars, so the same applies to economics. If you separate the government from economics, if you do not regulate production and trade, you will have peaceful cooperation and harmony and justice among men."

2014-03-14

La propagande de France Brevets


Chloé Hecketsweiler, journaliste au Monde, signe un papier hagiographique, tout à la gloire de France Brevets, une sorte de patent troll d’État, financé par vos impôts.

Pas une once de distance critique, pas un soupçon d'information sur la dépense budgétaire occasionnée, ni d'interrogation sur la légitimité de l’État pour s'aventurer dans le capitalisme d'Etat et la planification industrielle en général, et dans ce domaine de la propriété intellectuelle en particulier, qui n'a rien à voir avec ses missions essentielles : police, justice, défense, diplomatie.

Comme disait Ayn Rand : il faut une "séparation de l'économie et de l'Etat, de la même façon et pour les mêmes raisons que la séparation de l'Eglise et de l'Etat". En effet, l'Etat ne peut pas sans conflit d'intérêts être à la fois garant et agent !

Cet article est élogieux à l'égard de France Brevets comme peut l'être un article français sur la Sécurité Sociale, qui n'aura de cesse de critiquer d'autres modèles caricaturés à l'envie, ou de taire l'existence de réussites comme la réforme conduite par José Piñera qui a mis en place un autre système, plus efficace, de retraites.

Pour comprendre que le modèle d'une agence d’État telle que France Brevets n'a rien d'évident, qu'il est discutable, voire critiquable, il vous faudra lire des articles plus sceptiques que ceux du Monde, qui a perdu l'esprit d'investigation et de contre-pouvoir par l'exigence et le doute méthodique qu'il avait du temps de Beuve-Méry :

2014-02-13

Ron Paul recommande un livre français

Ron Paul, représentant du Texas au Congrès, recommande un livre français :



Vous aussi, lisez La Loi, de Frédéric Bastiat !


2014-02-10

Sur la grève des taxis

Les VTC n’ont pas de monopole protecteur, n’ont pas de numérus clausus protecteur, n’ont pas le privilège d’avoir des stations réservées sur la voie publique, ils rendent censément de moins bons services que « les meilleurs taxis du monde » et coûtent plus cher… Bref, ils sont terriblement désavantagés dans la concurrence avec taxis. Or les taxis font grève, alors que ce sont les VTC qui devraient se plaindre...

Curieusement, la satisfaction du client paraît beaucoup plus élevés avec les nouveaux services de VTC, même plus onéreux, qu'avec les taxis, dont la profession a refusé toutes les évolutions proposées en 2007.

Camarade taxi gréviste, si le métier de taxi te déplaît, parce que celui de VTC te fait une concurrence prétendument "déloyale", avec des conditions qui te paraissent plus avantageuses, voici la solution : revends ta charge et deviens VTC. Nul ne t’en empêche.

P.S. : Que prévoit le code pénal pour des faits d'obstruction volontaire de la circulation routière ? Faire grève, c'est un droit. Empêcher la libre circulation d'autrui, ce n'est plus de la grève, c'est de l'entrave à la liberté d'autrui.

2014-01-25

La surenchère libérale de l’UMP inquiète Alain Juppé et François Baroin

Dans l'article d'Alexandre Lemarié, pour Le Monde : La surenchère libérale de l’UMP inquiète Alain Juppé et François Baroin, on trouve quelques nouvelles citations antilibérales à ajouter à notre collection :
  • Si le projet économique fait globalement consensus, certains ténors le jugent « trop libéral », comme les chiraquiens François Baroin et Alain Juppé. L'ex-ministre de l'économie a prévenu qu'il ne le votera pas.
  • Le maire de Bordeaux [Alain Juppé] sera absent du rassemblement, pour ne pas avoir à cautionner un projet qui le met « mal à l'aise » : « Le séminaire m'a laissé songeur. Le texte qui en a découlé me semble un peu trop libéral. Certains voulaient même supprimer le smic ! Heureusement que l'on a été plusieurs à s'y opposer. »



2014-01-07

#education: retour sur l'enquête #PISA: évaluation et tutorat #enseignement

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Chelsea,_England,_Spelling_Lesson,_1912.JPG
 
  •  « En France, seuls 13 % des élèves sont scolarisés dans un établissement leur demandant un retour écrit sur ce qu’ils pensent de leurs leçons, de leurs enseignants et des ressources de leur établissement (soit le plus faible pourcentage de tous les pays et économies participant à PISA 2012). En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 61 % des élèves sont scolarisés dans des établissements leur demandant de donner leur avis. »
  • Sur la Qualité de la formation des enseignants : « les systèmes de tutorat à l’intérieur des établissements sont très peu développés en France et seuls 17 % des élèves sont dans des établissements où les enseignants en bénéficient (soit le plus faible pourcentage de tous les pays et économies participant à PISA 2012), contre 72 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE. »
  •  Source : L'enseignement en France : où est la qualité ? sur le blog de la liberté scolaire

2013-11-16

Bientôt, un duel #UMP / #PLD

Voici ce qu'on peut souhaiter :

- la marginalisation du PS, du PCF et du FN, complètement archaïques, par leur refus du monde contemporain ;

- l'UMP deviendrait la gauche du paysage politique : en faveur d'une économie de marché, mais avec un Etat fortement redistributeur, comme la gauche dans la plupart des pays développés ;

- le PLD deviendrait la droite : des réformes libérales, privilégiant la liberté d'initiative, l'égalité des droits et la récompense du mérite, plutôt que la redistribution étatique, avec le maintien d'un filet de sécurité pour les plus pauvres.

Un rêve ? Un rêve sans doute, tant la France en est loin.

2013-11-14

Rythmes scolaires ? Un non-problème

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poudlard
"Le plus pressé, ce n'est pas que l'État enseigne, mais qu'il laisse enseigner. Tous les monopoles sont détestables, mais le pire de tous, c'est le monopole de l'enseignement" (Frédéric Bastiat, dernière phrase de son ouvrage : Maudit argent !).

La polémique sur les rythmes scolaires en France est un problème créé de manière artificielle par la volonté socialiste d'une éducation nationale uniforme, hostile à la diversité et à la liberté de choix.

Laissez chaque établissement décider de ses rythmes scolaires,
laissez chaque famille choisir l'établissement scolaire de ses enfants,
et donnez pour chaque enfant un chèque-éducation, versé à l'établissement choisi par ses parents, correspondant exactement au budget de l'éducation nationale divisé par le nombre d'élèves.

Lien : Liberté scolaire - Enseignement catholique - Baccalauréat et socialisme

2013-10-24

depuis la fermeture de #SilkRoad le #bitcoin a gagné 60% face au $

Il y a 3 semaines, Charlotte Chabas, journaliste au Monde, écrivait que la fermeture du site Silk Road "pourrait avoir un impact conséquent sur le marché du bitcoin. (...) Le cours de la monnaie virtuelle a d'ailleurs fortement chuté après l'annonce du FBI, perdant jusqu'à 20 % de sa valeur".

C'était évidemment ne rien comprendre à ce qu'est le bitcoin, une monnaie indépendante, aussi indifférente à la fermeture d'un site de commerce de biens et services illégaux que peut l'être un napoléon ou un lingot d'or au naufrage du Titanic. Voire plus indifférente encore, puisque dématéralisée.

La preuve en est que le bitcoin a de nouveau dépassé la cote de 200$, gagnant environ 60% en valeur face au billet vert. Il y aura, évidemment, encore des hauts et des bas dans les cours du bitcoin. Mais comme l'or, qui reste une monnaie naturelle en dépit de sa taxation confiscatoire, il continuera à servir de monnaie d'échange et de réservoir de valeur encore longtemps, que les gouvernements et les journalistes le veuillent ou non.

Libertas accepte d'ailleurs les soutiens financiers en bitcoin, à l'adresse : 193Mm1pWYTUm49rqRVLUo72QbcqWQsJwMV

Conseil de lecture : Pour comprendre la véritable nature de la monnaie, il faut lire "Maudit argent !", de l'économiste français Frédéric Bastiat.

2013-09-04

Pourquoi si peu de femmes libérales ?



Consultez cette liste de libéraux : portail des auteurs sur Wikibéral. Sur plusieurs dizaines de philosophes libéraux, seulement deux femmes (sauras-tu les trouver ?). Les femmes sont la moitié du genre humain, et elles n'ont pas démérité en termes d'idées : Harriet Taylor Mill, Ayn Rand, Hannah Arendt...

Pourquoi y a-t-il si peu de libérales parmi les femmes philosophes ? pourquoi y a-t-il si peu de femmes parmi les philosophes libéraux ?

Les femmes libérales démocrates ont peut-être des idées sur la question ?

2013-08-31

#Syrie : la situation n'est pas univoque



Alors que le Parlement britannique - en votant à 285 voix contre l'entré en guerre en Syrie et 272 voix pour - vient de donner une belle leçon de démocratie à la France, où un homme seul décide, il apparaît que la situation est loin d'être univoque. D'un côté un dictateur laïque, de l'autre une rébellion soutenue par les islamistes... Choisir entre la peste et le choléra.

Faut-il intervenir ? Avons-nous la certitude d'un succès militaire ? Quel objectif ? Si l'objectif n'est pas de renverser le régime, quel intérêt de s'impliquer dans ce conflit ? Si l'objectif est de renverser le régime, quel projet de reconstruction ?

Afghanistan, Iraq, Libye, trois expériences qui devraient nous inviter à ne pas rééditer ces guerres mal préparées, aux résultats non concluants, et si coûteuses en vies humaines, sans mûre réflexion sur les conditions de notre engagement.

2013-08-25

Le pape pour une église ouverte, inclusive, allant à la rencontre de sa périphérie

"Aujourd’hui, il faut une Église en mesure de tenir compagnie, d’aller au-delà de la simple écoute ; une Église qui accompagne le chemin en se mettant en chemin avec les personnes, une Église capable de déchiffrer la nuit contenue dans la fuite de tant de frères et sœurs de Jérusalem ; une Église qui se rend compte que les raisons pour lesquelles on s’est éloigné contiennent déjà en elles-mêmes aussi les raisons d’un possible retour, mais il est nécessaire de savoir lire le tout avec courage." (discours du pape François aux évêques du Brésil, 27 juillet 2013).

2013-08-24

Les relations troubles entre #socialisme et grandes fortunes

Il y aurait beaucoup à dire sur le lien entre socialisme et grandes fortunes.

Au premier abord, cela étonne. On croit que le socialisme, c'est l'égalité par la redistribution. On croit que la droite, c'est l'égalité des chances mais l'inégalité des fortunes récompensant le mérite. On se dit : mais s'ils sont riches et de gauche, pourquoi ne donnent-ils pas leur argent aux pauvres ?

Cette analyse à courte vue omet totalement les leçons du 20e siecle, l'apport de Hayek (The road to serfdom) et de la théorie des choix publics de Buchanan (The calculus of consent) - deux prix Nobel, en passant. Cette analyse omet de considérer qu'une économie socialiste est, nécessairement, une économie administrée. Et cela offre beaucoup de possibilités de mettre l'administration de son côté.

Pour l'entrepreneur, le marché est une chance et un allié, et l'administration parfois une entrave. Pour l'entreprise installée, c'est plutôt l'inverse. Pour une entreprise établie, la concurrence est une menace, et la protection du monopole par une réglementation complaisante permet la rente.

C'est ce que les libéraux dénoncent sous le nom de capitalisme de connivence (crony capitalism). Dans cet univers incertain, où les alliances se renversent, une seule boussole est fiable : l'intérêt du consommateur, qui est aussi celui du citoyen. 

2013-08-23

Le socialisme, idéologie de l'entrave

Cette obsession socialiste de mettre des entraves aux secteurs en croissance, tels que les auto-entrepreneurs ou les voitures de tourisme avec chauffeur, alors même que nous avons plusieurs millions de chômeurs. Il faut établir le référentiel du modèle économique sur les secteurs qui croissent, au lieu de défendre ceux qui stagnent ou reculent.

2013-08-20

Pour ou contre la peine de mort ?

Pour ou contre la peine de mort ? Trois philosophes confrontent leurs points de vue dans cet ouvrage : Beccaria, Roederer et Mill. Le texte de John Stuart Mill sur la peine de mort est inédit en français.

2013-06-12

Journée extraordinaire #ERT #Grèce

Cette journée est assez extraordinaire :

On entend les journalistes de France Info frétiller, sentant soudain leur siège se dérober, répétant en boucle "la colère des salariés de l'audiovisuel public grec".

On entend Aurélie Filipetti dénoncer la fermeture de la télévision d’État grecque au nom du "pluralisme de l'information" (comme si la Pravda était le garant du pluralisme).

On voit les salariés dudit audiovisuel public grec se réfugier... sur un canal du parti communiste.

Et personne ne s'interroge sur l'utilité d'avoir au bas mot 17 chaînes de radio et de télévision d’État en France...

Fermer l'audiovisuel public, c'est possible, les Grecs l'ont fait !

La fin de la radio-télévision publique grecque fait immanquablement penser à cette pensée de Frédéric Bastiat :
Le Socialisme, comme la vieille politique d'où il émane, confond le Gouvernement et la Société. C'est pourquoi, chaque fois que nous ne voulons pas qu'une chose soit faite par le Gouvernement, il en conclut que nous ne voulons pas que cette chose soit faite du tout. Nous repoussons l'instruction par l'État; donc nous ne voulons pas d'instruction. Nous repoussons une religion d'État; donc nous ne voulons pas de religion. Nous repoussons l'égalisation par l'État; donc nous ne voulons pas d'égalité, etc. C'est comme s'il nous accusait de ne vouloir pas que les hommes mangent, parce que nous repoussons la culture du blé par l'État. 

L'absence de radio-télévision d’État ne signifie pas la fin de la radio-télévision grecque !

Et le raisonnement est transposable en France : quand s'est-on interrogé pour la dernière fois sur l'utilité pour le citoyen de financer simultanément France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, Arte, France 24, LCP, Public Sénat, sans compter RFI, France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, FIP, Le Mouv' ?

2013-05-20

samedi 15 juin : grand débat "après la faustérité"

Débats Contrepoints
http://fausterite.eventbrite.fr/

Après la faustérité




Comment sortir la France et l'Europe de l'ornière ? Quels vrais remèdes après la fausse austérité (faustérité) que les politiques imposent à tout sauf à la dépense publique ?

Pour y répondre, Contrepoints vous propose quatre débats exceptionnels le samedi 15 juin à Paris. 


Un programme et plus de 15 intervenants de grande qualité pour identifier les meilleurs pistes de réformes en France et en Europe.

Samedi 15 juin 2013 – De 9h à13h
Salle AB, Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 rue Saint Jacques, Paris V

S'INSCRIRE ICI : http://fausterite.eventbrite.fr/

09h00-09h50 – Grand débat – La politique fiscale du gouvernement [titre provisoire]
Débat sur les sujets qui font l’actualité dont notamment les nouvelles taxes et la crise économique et sociale avec 4 représentants de partis politiques.

10h00-10h50 – Conférence de presse : Lancement du Manifeste pour la Solidarité Européenne
Un groupe d’économistes du nord, du sud de l’Europe et de pays non-membres de la zone euro présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro afin d’aider l’Europe du sud et sauver l’Union européenne et le Marché commun.
Modérateur : Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris)
Intervenants : Hans-Olaf Henkel (ancien président de la Fédération des industries allemandes), Stefan Kawalec (ancien vice-ministre des finances polonais), Brigitte Granville (Université Queen Mary de Londres), Alfred Steinherr (ancien économiste en chef de la Banque européenne d’investissement)

11h00-11h50 – Panel 1 : Baisser les dépenses publiques
Redéfinir le fonctionnement de l’État, des collectivités locales, des retraites, de l’assurance-maladie et de l’assurance-chômage.
Intervenants : Jean-Michel Fourgous (maire d'Élancourt, ancien député), José Piñera (International Center for Pension Reform), Dan Mitchell (Institut Cato), Pierre Garello (Université Paul Cézanne), Edward Stringham (Université Fayetville)

12h00-12h50 – Panel 2 : Libérer la croissance
Assouplir les contraintes fiscales et réglementaires qui pèsent sur le développement des entreprises et de l’emploi, simplifier l’administration afin de laisser la société se réinventer.
Intervenants : Enrico Colombatto (Université de Turin), Barbara Kolm (European Coalition for Economic Growth), Nicolas Lecaussin (Institut de Recherches Économiques et Fiscales), Erich Weede (Université de Bonn)

S'INSCRIRE ICI : http://fausterite.eventbrite.fr/

2013-03-29

Le vrai luxe, c'est la liberté

Le vrai luxe, c'est la liberté

"Découvrez quelques pages du numéro printemps-été 2013 dédié à la liberté, 
en kiosque dès aujourd'hui.

Et si la liberté, ce pouvoir de toute chose sur soi, ce refus d’être inféodé à ce en quoi on ne croit plus, c’était le nouveau luxe ? Pour ce numéro printemps été 2013, Vogue Hommes International part à la conquête de la liberté, de ses espaces, de ses héros. Peter Lindbergh à l’assaut de la folie, Larry Clark de la nuit, Glen Luchford de Cuba, Alasdair McLellan d’une silhouette sans tabou, et Solve Sundsbø de l’irrésistible top model Jarrod Scott saisi dans sa beauté nue…. Vogue Hommes International vibre au masculin corsé. Sans oublier, un escadron de guest stars d’Abel Ferrara à Wong Kar-wai, du fantôme de John Fitzgerald Kennedy à Rei Kawakubo en passant par Ryan McGinley, Hedi Slimane ou Asaf Avidan… Quand les seigneurs de l’art et de la mode s’expriment sans concession.

Vogue Hommes International n°17, Printemps-Eté 2013, en kiosque le 20 mars 2013."

2013-02-01

Christine Boutin, libéralisme anglo-saxon et identité française #mariagepourtous

Christine Boutin sur Radio Classique, ce 1er février 2013, à propos du projet de loi relatif à l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe :

"Nous sommes en train de glisser dans une logique libérale, anglo-saxonne. La France est en train de perdre son identité".

Anglo-saxon ?

Sauf que le mariage gay n'est pas (encore) voté chez les Angles, en Angleterre. Il n'existe pas non plus chez les Saxons, en Allemagne. Et s'il existe dans certains Etats des Etats-Unis, d'autres y sont farouchement opposés. Il est en revanche adopté notamment chez les Argentins, les Espagnols, les Portugais, les Belges, qui ne sont pas exactement anglo-saxons, ou alors c'est à en perdre son latin. Le mariage gay n'a donc rien à voir avec les Anglo-Saxons, construction mentale assez imaginaire qui recouvre une grande diversité de situations, et qui sert en général chez les Français à critiquer l'étranger lorsqu'il est plus libre et moins collectiviste qu'eux.

Libéral ?

Le mariage gay n'est pas conservateur au sens de Mme Boutin, c'est certain. Le conservatisme que Mme Boutin et ses amis prônent est celui de l'immobilité, du fixisme.

Le mariage gay est conservateur, en revanche, au sens où on l'entend dans le grand pays du conservatisme : bouger sur l'accessoire pour conserver l'essentiel. C'est pourquoi, en tant que conservateur, David Cameron est favorable à un projet similaire, au nom du conservatisme, en l'occurence au nom de la promotion et de l'extension de l'institution de la famille.

Français ?

L'identité française n'est pas condamnée à être le collectivisme autoritaire et immobile. Tout évolution en France, notamment pour sortir de plus de 30 ans de socialisme, serait faire perdre à la France son identité ? Il existe des penseurs libéraux français, dont la pensée devrait inspirer des changements au modèle social que nul ne nous envie. Montesquieu, Tocqueville, Bastiat, et tous les autres, font partie de l'identité française. Même s'ils sont reniés, tant à gauche par les socialistes qu'à droite par Mme Boutin et les siens.


On voit donc qu'encore une fois, le libéralisme sert injustement d'épouvantail, alors qu'il est probablement le seul remède au marasme français. Une citation de plus à ajouter à notre collection de citations antilibérales.

2013-01-28

Subsidiarité et libéralisme

Il me semble que nous avons une lecture excessivement restrictive du concept de subsidiarité.

On entend généralement par "principe de subsidiarité", en France, l'idée que l'échelon géographique supérieur est compétent lorsqu'il est mieux à même d'assurer une mission que l'échelon géographique inférieur (commune < intercommunalité < département < région < Etat < Union européenne).

Passons sur la critique du flou du critère, sur lequel il y aurait beaucoup à dire : seul à même ou mieux à même ? mais conservons cette idée de conserver la décision la plus proche possible du citoyen.

Passons aussi sur l'inapplication totale de ce principe en France, pays jacobin. J'ai entendu récemment que le fédéralisme allemand n'avait pas seulement une origine historique, mais avait aussi été délibérément imposé à l'Allemagne au sortir de la dernière guerre mondiale, afin de le maintenir dans un état de faiblesse, alors que l'on croyait que tout ce qui était gros et centralisé et planifié permettait d'accroître la puissance. La vérité est qu'ainsi, l'Allemagne était beaucoup mieux préparée à l'âge des réseaux et à l'économie de la connaissance que la France, dont l'administration succombe sous son propre poids, comme une URSS à l'échelle réduite.

Imaginons combien une France polycentrique, fédérale, se porterait mieux...

* * *

Mais nous nous éloignons du sujet de cet article, qui était de dire que la subsidiarité ne devrait pas s'entendre de cette seule manière.

La subsidiarité ne descend pas seulement jusqu'à la commune, mais jusqu'à la personne. De là, on déduit que :

Règle n° 1. Chaque personne doit être laissée libre de choisir de dépenser ou non.

Règle n° 2. Lorsque, par extraordinaire, le législateur décide d'imposer une dépense aux citoyens, considérant qu'il s'agit d'une nécessité impérieuse (éducation, assurance santé ou chômage ou vieillesse), chaque personne doit être laissée libre de choisir le fournisseur de cette prestation parmi plusieurs.

Règle n° 3. Lorsque les deux précédentes règles sont violées par le législateur, cette privation de chaque citoyen du droit de choisir de se procurer un bien ou ou un service ou d'y renoncer, et du droit de choisir le fournisseur de ce bien ou de ce service, devrait paraître particulièrement choquante, et être particulièrement contrôlée, et n'être admise que de manière temporaire, et être obligatoirement soumise au réexamen de sa nécessité au terme d'une période déterminée.

Et contemplons à quel point ces principes de subsidiarité et de liberté sont méconnus en France, pour des pans entiers de notre économie : éducation, sécurité sociale, etc.

2012-11-28

Pour vos cadeaux de Noël, offrez La Loi de #Bastiat


Pour vos cadeaux de Noël, pensez à offrir La Loi de Frédéric Bastiat :
commandez dès maintenant sur Amazon.fr ou sur Lulu.com


2012-11-11

Le rapport Gallois



Communiqué du PLD :

"Le rapport Gallois, mécano fiscal et d'économie administrée,
sans libération des entreprises, ni réforme de l'Etat


Malgré un diagnostic lucide, les propositions du rapport Gallois sont très insuffisantes, voire contreproductives. Aucune baisse drastique des dépenses publiques n'est préconisée pour combler le déficit public de 100 Md€. La proposition phare consiste à baisser les charges patronales de 20 milliards et les charges salariales de 10 milliards via des reports fiscaux et une baisse dérisoire des dépenses publiques. Qui peut croire à l'efficacité d'un simple tour de bonneteau fiscal ? Les entreprises ont besoin d'un choc de confiance et de flexibilité (simplification des réglementations et du code du travail, abolition des professions protégées,…).

Pire encore, 15 mesures sur 22 renforcent l'intervention publique, les subventions et niches fiscales, et l'emprise des syndicats sur la bonne marche des entreprises. Un "Commissariat à la prospective, lieu d’expertise et de dialogue social", nous promet le retour de bureaucrates au mieux inutiles, au pire nuisibles à notre économie en mal de simplicité et de liberté. Ce sont l'Etat et le secteur public qui ont besoin d'un choc de compétitivité : aucune proposition dans ce domaine.

Le rapport Gallois n'aura aucun impact durable sur la compétitivité s'il est mis en œuvre, ce qui semble improbable. Le seul point intéressant encourage l’expérimentation dans l’exploitation du gaz de schiste pour diminuer notre dépendance énergétique. Il a déjà essuyé un refus catégorique de la coalition PS-Verts, hostile au progrès. Nous regrettons presque le rapport Attali aux propositions plus ambitieuses."

2012-10-23

Les patrons de la presse nationale, tous mauvais

Si j'avais le temps, je lirais : Les patrons de la presse nationale, tous mauvais, par Jean Stern :


Heureusement, il y a la presse internet : Libertas, Contrepoints, Atlantico, pour porter les valeurs de la liberté.

2012-10-04

Vies ordinaires en Corée du Nord

"Rien à envier au reste du monde, c’est la devise de la Corée du Nord. Depuis des mois, des années, ce pays fait tristement l’actualité : articles, reportages, documentaires éclairent la difficile réalité d’un pays coupé du reste du monde. Mais, pour la première fois, un livre trace le portrait hallucinant de ce pays qui a sombré dans le chaos, de par la folie de ses dirigeants : Kim Il-Sung, disparu en 1994, et son fils, Kim Jong-Il, l’actuel président [décédé en 2011, remplacé par son fils, Kim Jong-eun]. En s’appuyant sur les destins d’une demi-douzaine de Nord-Coréens, Barbara Demick dresse un épouvantable état des lieux : famines à répétition (un ou deux million de victimes sur une population de 23 millions d’habitants), faillite totale de l’économie, de l’éducation, de la santé. Mais aussi propagande, censure, arbitraire. Un jeune couple, un orphelin, une ouvrière ou un médecin jadis idéaliste, ce sont ces vies ordinaires en Corée du Nord auxquelles ce livre bouleversant rend hommage pour sensibiliser l’opinion publique internationale. Comment survivre à l’intérieur ou survivre à la fuite et l’exil ? Vies ordinaires en Corée du Nord est un livre exceptionnel peuplé de héros ordinaires, qui sont aussi des survivants."



2012-10-03

Le naufrage d'un "laboratoire social"

"Laboratoire social" : comparez ce texte de Frédéric Bastiat à cet article du Figaro de ce matin; des craintes exprimées par Frédéric Bastiat à la réalité, il n'y a qu'un pas...

Frédéric Bastiat, La Loi, 1850 :
"Il est si vrai que les socialistes considèrent l'humanité comme matière à combinaisons sociales, que si, par hasard, ils ne sont pas bien sûrs du succès de ces combinaisons, ils réclament du moins une parcelle d'humanité comme matière à expériences: on sait combien est populaire parmi eux l'idée d'expérimenter tous les systèmes, et on a vu un de leurs chefs venir sérieusement demander à l'assemblée constituante une commune avec tous ses habitants, pour faire son essai. C'est ainsi que tout inventeur fait sa machine en petit avant de la faire en grand. C'est ainsi que le chimiste sacrifie quelques réactifs, que l'agriculteur sacrifie quelques semences et un coin de son champ pour faire l'épreuve d'une idée."

Le Figaro, 3 octobre 2012 :
"Échirolles : le naufrage d'une ancienne «cité modèle». Laboratoire social à sa création, le quartier «Villeneuve Grenoble» a basculé peu à peu dans un processus de paupérisation et de délinquance, aggravé par la crise."

2012-09-30

PLD: Le 11 septembre de l'esprit d'entreprise

Nous n'aurions pas utilisé l'expression "11 septembre", assez godwinesque, mais voici cependant un communiqué, qui reste juste sur le fond, du Parti libéral démocrate :

Le 11 septembre de l'esprit d'entreprise

Le gouvernement a annoncé qu'il allait taxer les plus-values de l'entrepreneuriat au même titre que les revenus du travail. Sous ses dehors démagogiques, la mesure promet d'être catastrophique : celui qui risque ses économies, son confort et sa santé dans la création d'une start-up devra au final payer au fisc 60% de son gain lorsqu'il revendra des parts de son entreprise, entre l'impôt sur le revenu et la CSG. Avec de telles perspectives, qui restera en France pour entreprendre ?

Simultanément, le gouvernement annonce qu'il va aligner les cotisations du régime de l'auto-entrepreneur sur celles des autres travailleurs individuels, ce qui vide le dispositif de son intérêt, alors que l'auto-entrepreunariat, s'il n'a créé aucun riche, a permis à des milliers de Français d'échapper à la spirale de l'assistanat.

Tuer les start-ups et les auto-entrepreneurs le même jour, tout en annonçant une prochaine loi "Mittal" qui devrait stopper définitivement toute velléité de création d'emploi par les investisseurs étrangers : c'est à un véritable 11 septembre de l'esprit d'entreprise que nous sommes en train d'assister. Un tel étranglement fiscal des personnes qui sont la source vive de la création de valeur -que d'autres s'acharnent tant à capter et semer à tout vent-, condamne la France à une longue stagnation économique et l'Etat à une faillite quasi-certaine sous quelques années.

En effet, même si l'Etat commençait à réduire ses dépenses (ce qui ne sera pas le cas en 2013, année promise à une forte progression des dépenses de l'Etat, encore et toujours), ses recettes diminueront du fait de la trop forte augmentation des taux d'imposition : trop d'impôt tue l'impôt. Ce gouvernement socialiste n'est pas seulement démagogue ou incompétent : il est avant tout dangereux. Son égalitarisme forcené et idéologique se concrétise par le nivèlement par le bas : les exemptions et primes de Noël pour ceux qu'on a trop découragé de travailler, la spoliation des fruits de l'effort pour les autres.

2012-09-29

Pour ou contre la peine de mort ?

Pour ou contre la peine de mort ? 3 textes, dont un inédit en français de John Stuart Mill.


2012-09-28

Atlas Shrugged partie 2



La suite du film inspiré du roman La Grève d'Ayn Rand.

2012-09-19

Une autre image du Liban



Les religions sont comme la langue d'Esope. Un jour, Benoît XVI appelait les Libanais à la paix. Le lendemain, Hassan Nasrallah appelait les chiites à la colère. Puissent ces 4 minutes montrer un autre visage du Liban.

2012-09-17

Rap anti-français



Sabry Mjnoon : "J'aime la France, beaucoup d’essence, pour lui déclarer ma flamme".

La France nourrit ses propres ennemis.

Clip découvert via la page annonçant une manifestation pour le 22 septembre 2012 :
Manifestation à Paris contre le film "Innocence of Muslims"

Lien : Riposte laïque

2012-09-14

Charles Gave : modèle suédois et media

Je vous recommande deux articles de l'excellent Charles Gave :
  • La Suède, l'exemple à suivre : Comment gérer nos Etats-providence tout en maintenant une bonne compétitivité, c'est-à-dire comment empêcher qu’une croissance incontrôlée du poids de l’Etat n’étouffe le système productif ? Peut-être en regardant du côté de Stockholm...
  • Ils ont acheté la presse : Charles Gave, de l'Institut des Libertés, nous présente ici une recension du livre de Benjamin Dormann, "Ils ont acheté la presse", dans laquelle l'auteur explique l'actuel biais de la presse en faveur des thèses économiques keynésiennes et socialistes.

2012-09-06

PLD: La politique du logement du gouvernement entretient la pénurie

"La politique du logement du gouvernement entretient la pénurie

Renforcement du blocage des loyers, augmentation des quotas de construction sociale fixés par la loi SRU et, enfin, annonce de la création d'une nouvelle niche fiscale sur le logement pour remplacer le "Sellier". Les premières annonces du gouvernement en matière de logement ne sont qu'une continuation entêtée des recettes appliquées depuis plus de 20 ans, et qui ont prouvé leur incapacité à résoudre la crise du logement dans le pays aux 700 000 SDF et 3 millions de logés précaires.

Ces mesures ne traitent en rien les deux problèmes de fond. D'une part, le rationnement bureaucratique du foncier rend le logement privé inabordable pour bien des ménages modestes et moyens. D'autre part, une fiscalité ravageuse et des lois trop laxistes vis à vis des mauvais payeurs dissuadent de plus en plus l'investissement locatif. Tant que ces deux verrous subsisteront, l'Etat sera condamné à verser toujours plus d'un argent qu'il n'a plus dans le tonneau des Danaïdes du logement social, dont une bonne moitié des locataires ne devraient en aucun cas bénéficier d'une telle subvention pour se loger.

Libérer le marché foncier et rendre aux contrats locatifs une liberté simplement encadrée par des considérations juridiques élémentaires abaisseraient considérablement le coût du logement privé en libérant l'offre, à la condition de réduire l'incertitude fiscale sur les investissements immobiliers et de restaurer la sécurité juridique des investissements immobiliers. La collectivité pourrait ainsi limiter ses interventions à caractère social aux seuls cas d'urgence, pour une fraction des 35 milliards annuellement dilapidés en interventions publiques. Un marché enfin fluide et une aide bien plus ciblée soulageraient tous les Français, notamment les personnes et les ménages modestes."

Source : Parti libéral démocrate.

2012-09-02

Socialisation du logement



Ce reportage de propagande de 1962 illustre les arguments exposés à l'époque en faveur de l'étatisation de la construction de logements. Les conséquences catastrophiques, nous les connaissons aujourd'hui. Cela devrait servir d'avertissement à toutes les promesses iréniques faites par tel ou tel ministre de passage, et de la distance qu'il y a avec la réalité.

Quelles villes aurions-nous aujourd'hui si, au lieu de planifier ces logements selon les principes insensés de la charte d'Athènes, ces subventions publiques avaient été attribuées directement aux mal-logés, pour qu'ils se logent mieux ?

2012-08-27

BFMTV Politique, Arnaud Montebourg face à un chef d'entreprise


Alexandre Saubot (Haulotte Groupe) face à Arnaud Montebourg (Socialiste Groupe)
via http://twitter.com/RaphChabaud

Banc d'essai des candidats à la présidence de l'UMP

Jean-François Copé : Vous avez été déçu entre 2007 et 2012 ? Vous attendiez une révolution libérale, et vous n'avez trouvé qu'un sur-place agité, défaisant en deuxième moitié de mandat ce qui avait été fait dans la première ? Jean-François Copé, c'est du Sarkozy, version junior. 2007-2017 : on peut commettre une erreur une fois, mais pas deux.

Xavier Bertrand : Never ever. Jamais nous n'avons entendu une prise de position clairement libérale de sa part. Tant qu'il n'aura pas changé, nous ne pourrons le choisir.

NKM : La seule à n'être pas hors-sujet, à s'intéresser à la vie du parti, et à promettre une plus forte décentralisation des décisions ; mais les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Et son engagement d'arrière-garde contre l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe déçoit.

BLM : Bruno Le Maire est contre l'organisation des "courants" au sein de l'UMP, promis par Jean-François Copé (toujours pour "après" ; que ne les a-t-il mis en place "avant" ?). Les courants figurent dans les statuts du parti. Un président contre les statuts de son organisation, c'est non. Il faut y ajouter ses propos ambigus sur le libéralisme, assumé un jour, repoussé le lendemain.

Philippe Herlin : Économiste se disant libéral. Intéressant, jusqu'à ce que sa bio révèle son passage au FN et son ralliement très très récent à l'UMP. Le FN, c'est l'anti-Midas : il transforme tout ce qu'il touche en plomb.

Au terme de cet examen, il ne reste que François Fillon, dont les libéraux attendent qu'il prenne des positions plus claires, pour eux-mêmes se positionner. La mise en place des "courants" paraît une condition indispensable pour le soutenir : cela seul permettra l'émergence d'idées nouvelles au sein de l'UMP, où le débat a été étouffé pendant 5 ans, coûtant au parti une succession de cuisantes défaites. L'idéal serait l'émergence de courants capables de hiérarchiser leurs propositions, et un président capable de rassembler ces courants, en faisant la synthèse des propositions essentielles des différentes tendances de la coalition de la droite et du centre.

Feuilleton à suivre jusqu'en novembre 2012.

2012-08-19

La charia est incompatible avec la démocratie (CEDH, 2003)

Passionnant arrêt REFAH PARTİSİ (PARTI DE LA PROSPÉRITÉ) ET AUTRES c. TURQUIE (Requêtes nos 41340/98, 41342/98, 41343/98 et 41344/98) - Cour européenne des droits de l'homme, Strasbourg, 13 février 2003. Extraits :

(...)

123.  Or la Cour partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention :

« 72.  A l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. (...) Selon la Cour, un parti politique dont l’action semble viser l’instauration de la charia dans un Etat partie à la Convention peut difficilement passer pour une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention. »

124.  La Cour ne saurait perdre de vue que des mouvements politiques basés sur un fondamentalisme religieux ont pu par le passé s’emparer du pouvoir politique dans certains Etats, et ont eu la possibilité d’établir le modèle de société qu’ils envisageaient. Elle considère que chaque Etat contractant peut, en conformité avec les dispositions de la Convention, prendre position contre de tels mouvements politiques en fonction de son expérience historique.

125.  La Cour observe aussi que le régime théocratique islamique a déjà été imposé dans l’histoire du droit ottoman. La Turquie, lors de la liquidation de l’ancien régime théocratique et lors de la fondation du régime républicain, a opté pour une vision de la laïcité confinant l’Islam et les autres religions à la sphère de la pratique religieuse privée. Rappelant l’importance du respect du principe de la laïcité en Turquie pour la survie du régime démocratique, la Cour considère que la Cour constitutionnelle avait raison lorsqu’elle estimait que le programme du Refah visant à établir la charia était incompatible avec la démocratie (paragraphe 40 ci-dessus). (...)

128.  Poursuivant ce raisonnement, la Cour écarte la thèse des requérants selon laquelle empêcher un système multijuridique de droit privé au nom de la place spéciale réservée à la laïcité en Turquie équivaudrait à établir une distinction défavorable aux musulmans qui voudraient vivre, dans leur vie privée, selon les rites de leur religion.

Elle rappelle que la liberté de religion, y inclus la liberté de la manifester par le culte et l’accomplissement des rites, relève d’abord du for intérieur. La Cour souligne sur ce point que le domaine du for intérieur est tout à fait différent de celui du droit privé, ce dernier concernant l’organisation et le fonctionnement de la société tout entière.

Personne ne conteste devant la Cour qu’en Turquie chacun peut suivre dans sa sphère privée les exigences de sa religion. En revanche, la Turquie, comme toute autre Partie contractante, peut légitimement empêcher que les règles de droit privé d’inspiration religieuse portant atteinte à l’ordre public et aux valeurs de la démocratie au sens de la Convention (par exemple les règles permettant la discrimination fondée sur le sexe des intéressés, telles que la polygamie, les privilèges pour le sexe masculin dans le divorce et la succession) trouvent application sous sa juridiction. La liberté de conclure des contrats ne saurait empiéter sur le rôle de l’Etat consistant à organiser d’une façon neutre et impartiale l’exercice des religions, cultes et croyances (paragraphes 91-92 ci-dessus). (...)

130.  La Cour considère que, quelle que soit l’acception que l’on donne à la notion de djihad (dont le premier sens est la guerre sainte et la lutte à mener jusqu’à la domination totale de la religion musulmane dans la société), invoquée dans la plupart des discours mentionnés ci-dessus, une ambiguïté régnait dans la terminologie utilisée quant à la méthode à employer pour accéder au pouvoir politique. Dans tous ces discours, l’éventualité et la possibilité d’avoir « légitimement » recours à la force afin de surmonter divers obstacles sur le chemin politique envisagé par le Refah pour accéder au pouvoir et y rester ont été mentionnées.

131.  Par ailleurs, la Cour fait sien le constat suivant de la chambre :

« 74.  (...)

S’il est vrai que les dirigeants du [Refah] n’ont pas appelé dans des documents gouvernementaux à l’usage de la force et de la violence comme moyen politique, ils ne se sont pas concrètement désolidarisés en temps utile des membres du [Refah] qui soutenaient publiquement le recours potentiel à la force contre des politiques qui leur étaient défavorables. Dès lors, les dirigeants du [Refah] n’ont pas supprimé l’ambiguïté caractérisant ces déclarations quant à la possibilité de recourir aux méthodes violentes pour accéder au pouvoir et y rester (voir, mutatis mutandis, l’arrêt Zana c. Turquie du 25 novembre 1997, Recueil 1997-VII, p. 2549, § 58). » (...)

PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNANIMITÉ,

1.  Dit qu’il n’y a pas eu violation de l’article 11 de la Convention ;

L'économie autrichienne en 2 min chrono

Rêvons qu'un jour, un homme politique français de premier plan soit capable d'expliquer les rudiments de l'école autrichienne d'économie en moins de 2 minutes ! On en est loin.



(via Lupus)

2012-07-20

Les économistes découvrent le marché

Au Royaume-Uni, le chômage baisse malgré la récession (Le Monde). Enigme, mystère, grande surprise pour certains "économistes" : un marché du travail flexible permet de réduire le chômage même en récession ! Incompréhensible pour les Français. Et pourtant, ce mécanisme simple, qui pourrait être mis en oeuvre en France pour reprendre le chemin du plein emploi, s'appelle : économie de marché libre (free market economy).

Le résultat : alors que nombre de Français croient que l'industrie automobile britannique a disparu dans les années 1980, les usines automobiles britanniques... existent et embauchent ! (source : Le Parisien libéral)



En réalité, le discours ambiant sur la "désindustralisation" est fondé sur des mythes et non sur des faits. La part relative de l'industrie a décru, certes, mais pas seulement en France : elle a décru au niveau global, du fait du développement des services. Comme l'écrit Georges Kaplan, la désindustrialisation massive est mondiale. Mais la production industrielle, en valeur absolue, a plus que doublé en France depuis les années 1970 !

2012-07-17

Henri Boulad sj à propos du printemps arabe en Egypte



Né au Caire en 1931, jésuite, égyptien, francophone, Henri Boulad donne un témoignage sur les bouleversements en cours en Égypte, loin de la version politiquement correcte française.

Liens : L'Égypte et les chrétiens d'Orient - AED Égypte - The Economist about Egypt

2012-07-15

2012-06-19

PLD : La droite a besoin des libéraux pour se reconstruire

"Au terme d’une campagne sans débat de fond, l'abstention confirme son statut de premier parti de France avec plus de 43% des inscrits, une première dans l’histoire de la Ve République. Le Front de Gauche est lourdement sanctionné pour ses provocations caricaturales. Les Verts représentent 2% des électeurs et obtiennent 18 élus, là où le FN qui représente 18% de l’électorat récupère 2 sièges. Le PS et l'UMP n’ont finalement réuni qu’un inscrit sur deux au premier tour. La justesse du mode de scrutin est donc sérieusement mise en question au moment où la crise ébranle notre modèle social. C’est pourquoi nous appelons François Hollande à introduire une dose importante de proportionnelle dans les scrutins à venir.

Après cette 5ème défaite consécutive depuis 2007, la droite est battue à tous les niveaux. La garde rapprochée de Nicolas Sarkozy a subi la colère des électeurs, comme l'indique la défaite de Nadine Morano, de Frédéric Lefebvre et de Claude Guéant. Par ailleurs, nous déplorons l’échec d’Hervé Novelli, qui prive les libéraux d’une voix claire au Parlement. Une page de l’histoire de l’UMP se tourne.

Le PS domine partout : grandes villes, Conseils généraux et régionaux, Sénat, Assemblée nationale et Présidence de la République. François Hollande a donc les pleins pouvoirs pour mettre en œuvre sa politique étatiste et dépensière, comme en atteste sa proposition d'un plan de relance par les fonds structurels et l’emprunt de 120 milliards d'euros à l’échelle européenne. Il met en péril notre avenir ainsi que celui de l’Europe qu’il ébranle un peu plus.

La droite doit se reconstruire sur des valeurs et un projet pour la France et l’Europe. Elle a besoin des libéraux pour avoir des réponses à la crise des Etats providence, au chômage endémique et à la panne de croissance.  La libéralisation des réglementations du travail, des professions protégées et des monopoles, l’alignement du statut de la fonction publique sur le droit privé, la simplification fiscale ou la lutte contre un Etat nounou, intrusif et surprotecteur sont autant de domaines où la droite peut se démarquer et démarrer un plan de sauvetage du pays lorsque la défiance générale nous rattrapera."

(Communiqué du Parti libéral démocrate)

2012-06-04

Blocage des loyers : les effets pervers #logement

Blocage des loyers : inégalité des territoires et mal-logement 



"Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit.

Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.

Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — D’où il suit que le mauvais économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d’une petit mal actuel.


Comme le disait ainsi Frédéric Bastiat, il y a "ce qu'on voit" : le blocage des loyers à la relocation, idée naïve pleine de bonnes intentions annoncée par la ministre de "l'égalité des territoires et du logement". Formidable, pense le quidam.

Mais il y a "ce qu'on ne voit pas" :
- une atteinte à la liberté contractuelle, à un moment où personne n'est lésé, personne n'étant obligé de contracter (on n'est pas dans le cas de la révision annuelle, où le locataire subit l'augmentation, à laquelle il ne peut échapper qu'en déménageant) ;
- cette restriction à la liberté de disposer de son bien est une atteinte à la propriété privée, garantie par l'article 17 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- les propriétaires auront intérêt à appliquer systématiquement l'augmentation maximale de la révision annuelle des loyers, ne pouvant plus rattraper un retard pris sur l'inflation lors de la relocation ;
- les investisseurs auront intérêt à ne pas investir dans la construction de logements neufs en France en vue de les louer, dès lors qu'ils perdent la possibilité d'ajuster le rendement du capital investi, par rapport à l'immobilier dans d'autres pays européens, ou à d'autres catégories d'actifs, comme les actions ou les obligations ;
- la construction d'une bureaucratie coûteuse et inquisitrice, pour obtenir toutes les données sur les loyers, et la définition arbitraires d'un zonage inégalitaire du territoire, propice aux pressions des intérêts particuliers;
- au total, on sait, depuis des décennies, pour l'avoir essayé, et abandonné par l'ordonnance Chirac du 1er décembre 1986, que le contrôle des prix ne fonctionne pas: il est contre-productif, c'est-à-dire qu'il produit les effets contraires à ceux qu'il recherche.


Avec le blocage des loyers, Cécile Duflot veut louer plus pour moins cher. Mais la réalité est qu'à cause du blocage des loyers, on louera moins pour plus cher.

2012-05-28

Une femme saoudienne libre



Cette femme saoudienne est un exemple de courage face à l'intimidation de la police religieuse musulmane.

2012-05-24

Travestissement intellectuel



Pauvreté de l'argumentation de Chantal Delsol (citée par La Lime), qui nous a habitués à mieux.

"Pourquoi les en empêcher puisqu'ils s'aiment? Avec ce raisonnement, on justifie n'importe quoi. Des Hollandais ont contracté un mariage à trois. Un jeune Australien s'est marié l'année dernière avec son chien. Des enfants de 10 ans pourraient se marier, s'ils s'aiment. Et aussi un père avec sa fille de 10 ans, s'ils s'aiment.", écrit-elle.

Il n'est pas question de faire n'importe quoi, comme le suggère cet amalgame digne de Brigitte Barèges, de l'UMP, le parti qui n'a pas exclu Christian Vanneste, devenu récemment président du RPF.

Le mariage civil, écrivait Libertas dans son article "À propos de l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe", n'est pas le mariage religieux. Mais il reste un mariage. C'est-à-dire l'union de deux adultes ayant une vie commune, au sens juridique du terme. La sociologie sans le droit fait dire n'importe quoi. Le mariage unit deux personnes capables, c'est-à-dire dotées de la capacité juridique. Ni les chiens, ni les enfants. Le travestissement intellectuel qui consiste à amalgamer l'union juridique de deux hommes ou de deux femmes avec des relations zoophiles ou pédophiles ou incestueuses est, au fond, assez scandaleux, indigne de Chantal Delsol comme du journal Le Figaro qui la publie.

"protéger l'avenir de la famille et de la filiation", écrit Chantal Delsol, pour conclure son article. En quoi le mariage civil de deux homosexuels compromettrait-il l'avenir de la famille et de la filiation ? Espérait-on que ces deux homosexuels contracteraient un mariage de convenance, et feraient des enfants de convenance au sein d'un couple hétérosexuel fondé sur le mensonge ? Ou craignait-on que ces deux homosexuels donnent un mauvais exemple à la jeunesse, comme Socrate condamné à la ciguë, alors qu'il y a aussi peu de chance de changer un hétérosexuel en homosexuel que l'inverse ?

Lien : À propos de l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe

2012-05-19

Prix Taxman

Le Taxman ou le Taxman Award est une élection annuelle belge qui consiste à remettre un prix à la personne (ou l'organisation) qui a fourni la contribution la plus remarquable à la fiscalité. Cette élection est une initiative de la société d'assurances ERGO Insurance et du magazine financier Tendances, en collaboration avec les Éditions Pelckmans et la Fédération des Entreprises de Belgique. Ce prix a été décerné pour la première fois en 2008.

Le gagnant est la personne qui, selon le vote du public et du jury, aura fourni la contribution la plus remarquable à la fiscalité. Cette contribution consiste à ce que les nominés aient soit diminué la pression fiscale, soit simplifié l'impôt, soit humanisé la fiscalité.

Entre-temps, le prix est devenu une valeur sûre du paysage fiscal et gagne chaque année en importance. Le Taxman est à la fiscalité ce qu'est la remise des Oscars à l'industrie du film, avec pour différence que les décisions fiscales prises au niveau national influencent directement toute la population. Ceci souligne l'importance de ce prix à un moment où le secteur financier est au cœur de toutes les attentions.

(source : JPO)

2012-05-11

À propos de l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe



1. Le mariage civil n'est pas le mariage religieux. Il n'est pas question, comme en Suède, d'ouvrir le mariage religieux. Le sujet concerne uniquement les institutions laïques, et non les autorités religieuses du pays. Cela fait 107 ans que les églises et l'Etat sont séparés, mais il semble nécessaire de le rappeler. Et cela en accord avec l'enseignement du Christ : rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

2. Le Christ a dit : "Aimez-vous les uns les autres", et non excluez-vous les uns les autres. De nombreux catholiques voudraient une église catholique plus inclusive, plus aimante. C'est le sens de la déclaration signée par une majorité de théologiens catholiques allemands. C'est le sens des mouvements qui animent les églises d'Irlande et d'Autriche, pays on ne peut plus catholiques...

3. L'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe est un exemple de la notion d'optimum de Pareto: on améliore le bien-être des couples concernés, sans détériorer en rien la situation des époux hétérosexuels.

2012-05-07

Appel au rassemblement des libéraux pour les législatives

Appel au rassemblement des libéraux
pour les législatives



La victoire plus faible qu’annoncée de François Hollande traduit une victoire de dépit, pas une victoire d’adhésion, d’autant que toute la campagne de François Hollande a été bâtie sur de l’anti-sarkozysme primaire. Pour sa part, l’électorat réformateur a définitivement tourné la page de Nicolas Sarkozy après s’en être progressivement éloigné à chaque élection depuis 5 ans. Non seulement les réformateurs issus des formations politiques, notamment libérales, ou de la société civile n’ont jamais été écoutés par le président sortant et la droite monolithique UMP-RPR, mais ce clan au pouvoir a fait le choix d’augmenter encore les impôts plutôt que de réformer notre modèle économique et social en déclin.

Le réveil va être douloureux dans une France dorénavant socialiste à tous les étages. Le discours de déni des réalités de cette gauche est à contrecourant du processus de réforme courageux engagé dans toute l’Europe. Hollande prône une augmentation de la pression fiscale et de la dépense publique tandis que l’Europe s’est engagée dans un mouvement de rigueur budgétaire et de réformes structurelles pour la croissance. Il ne reste qu’à espérer qu’il ne va pas porter un coup de plus à la construction européenne déjà fragilisée au moment où la crise des dettes souveraines ébranle gravement la Grèce et l’Espagne.

L’électorat réformateur attend un discours offensif sur le terrain de la croissance et de l’emploi. Dans un mois, les législatives détermineront les forces qui légitimeront le gouvernement socialiste, mais aussi celles qui devront reconstruire avec ardeur notre courant politique dans l’opposition. Nous appelons au rassemblement de tous les libéraux et des centristes pour promouvoir le renouvellement nécessaire des élus et des projets après tant d'années d'échec de la droite actuelle. Soyons ensemble le fer de lance des réformes structurelles dont le pays a tant besoin.

Communiqué du PLD

2012-05-05

Le PLD vote Bayrou mais pas Hollande

Communiqué du Parti libéral démocrate

Le Parti Libéral Démocrate prend acte de la décision de François Bayrou de voter à titre personnel pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle. Bien que ce choix intime ne soit pas une consigne de vote destinée aux électeurs, c'est un signal fort qui aura des conséquences importantes pour l'espace central de notre échiquier politique. Nous avons défendu la candidature de François Bayrou jusqu'au premier tour parce que ses thèmes de campagne étaient justes et qu'il était seul à les évoquer. Nous ne le regrettons pas, ces questions reviendront demain avec force lorsque la crise frappera notre pays.

Son choix du second tour nous apparait contradictoire avec sa volonté affichée d’assainir la situation financière de la France et d'engager des réformes de compétitivité. Le PLD ne s'est jamais privé de critiquer les errements graves de la politique menée par Nicolas Sarkozy. C'est notamment le cas avec la menace de fermer les frontières, le recul de nos libertés ou la multiplication de nouveaux impôts. Pour autant, nous nous opposons encore plus fermement à la politique économique irresponsable proposée par François Hollande consistant à poursuivre la course effrénée de la dépense publique, sans remise en question et sans réformes structurelles.

2012-04-27

Egalité

François Hollande a choisi le signe égal comme symbole de sa campagne. Et finalement, c'est très juste.

On pourrait d'ailleurs filer la métaphore :

- FDG : le Front de gauche veut soustraire aux riches
= PS : le PS veut l'égalité avant tout, fût-ce au prix de la liberté
+ UMP : le capitalisme de connivence en veut toujours plus
x PLD : les libéraux que travail et richesse ne s'opposent pas mais se multiplient
/ FN : et le FN applique la maxime diviser pour mieux régner

2012-04-17

Sondage présidentielle 2012

148 lecteurs de Libertas ont voté :

Selon 41 % d'entre eux, le prochain président sera François Hollande (PS).
Selon 31 % d'entre eux, le prochain président ne sera ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy.
Selon 27 % d'entre eux, Nicolas Sarkozy (UMP) sera réélu président de la République.

Alea jacta est.

2012-04-13

Dictionnaire du libéralisme

Mathieu Laine publie chez Larousse un Dictionnaire du libéralisme :


2012-04-03

John Deere célèbre ses 175 ans



John Deere célèbre ses 175 ans ; c'est l'occasion de relire le chapitre de Bastiat sur Les Machines.

2012-04-02

Les hommes du président Sarkozy piégés par leurs comptes suisses

François Pilet, dans Le Matin : Les hommes du président Sarkozy piégés par leurs comptes suisses

"A posteriori, les assauts lancés par la France contre le secret bancaire suisse passent pour un incroyable autogoal. Cet aveuglement n’était pas l’unique fait du chef de l’Etat. En 2009, Eric Woerth, alors ministre du Budget, avait brandi la liste des clients volée à HSBC. Des éléments suggèrent aujourd’hui que le ministre en aurait retiré le nom de l’avocat Patrice de Maistre, gérant de fortune de Liliane Bettencourt, qui était aussi l’employeur de son épouse."