Des voix en Russie se sont-elles élevées contre l'intervention russe en Géorgie ?
Sakharov, Soljenitsyne avaient vertement critiqué en leur temps l'intervention soviétique en Afghanistan.
Y a-t-il des voix dissidentes russes aujourd'hui ?
Journal libéral francophone
Deminuendus est sumptus publicus
« La Loi devenue l'instrument de toutes les cupidités, au lieu d'en être le frein ! » (Frédéric Bastiat)
2008-09-03
2008-09-02
2008-08-31
Socialisme et France
En transposant les lignes écrites (p. 12) par Claude Durand dans sa préface à L'erreur de l'Occident d'Alexandre Soljenitsyne (dont je parle dans mon avant-dernier billet), on pourrait écrire :
"Le socialisme est un mal universel et [on] s'interroge sur ce qui conduit les milieux influents, en Occident, à laisser croire que socialisme et France ne font qu'un, que l'idéologie et le système socialistes sont une spécificité française, comme la baguette ou le French cancan."
Post scriptum : Contrairement à ce que j'ai entendu de la bouche d'un responsable de l'UMP à la radio cette semaine (était-ce Jean-François Copé ?), il n'y a pas deux façons de financer le RSA, le déficit ou l'impôt, mais trois : la troisième possibilité est la réallocation d'une partie de la dépense publique, qui représente le niveau record en Europe de 52,6 % du PIB...
"Le socialisme est un mal universel et [on] s'interroge sur ce qui conduit les milieux influents, en Occident, à laisser croire que socialisme et France ne font qu'un, que l'idéologie et le système socialistes sont une spécificité française, comme la baguette ou le French cancan."
Post scriptum : Contrairement à ce que j'ai entendu de la bouche d'un responsable de l'UMP à la radio cette semaine (était-ce Jean-François Copé ?), il n'y a pas deux façons de financer le RSA, le déficit ou l'impôt, mais trois : la troisième possibilité est la réallocation d'une partie de la dépense publique, qui représente le niveau record en Europe de 52,6 % du PIB...
Commission des sondages
"La commission des sondages, spécificité française" : eh oui, en France on adore les commissions.
On voit, dans ce billet de l'excellent Tom Roud : Sondages 2007, quel bilan ?, que cette commission est semi-transparente ; translucide pourrait-on dire.
Au total, conclut-il : "la culture du secret empêche une évaluation scientifique des méthodes des sondeurs, et donc leur amélioration".
Pas un seul membre issu du secteur privé, évidemment (voir la liste des membres). On note tout de même heureusement la présence de deux chercheurs: un universitaire, prof de sciences politiques, et une directrice de recherche au Cevipof.
Mais il manque un mathématicien cependant : un statisticien serait probablement bienvenu pour éclairer ces débats entre éminents fonctionnaires, non ? A moins qu'ils figurassent parmi les 3 "experts indépendants" dont la qualité n'est pas précisée !
On voit, dans ce billet de l'excellent Tom Roud : Sondages 2007, quel bilan ?, que cette commission est semi-transparente ; translucide pourrait-on dire.
Au total, conclut-il : "la culture du secret empêche une évaluation scientifique des méthodes des sondeurs, et donc leur amélioration".
Pas un seul membre issu du secteur privé, évidemment (voir la liste des membres). On note tout de même heureusement la présence de deux chercheurs: un universitaire, prof de sciences politiques, et une directrice de recherche au Cevipof.
Mais il manque un mathématicien cependant : un statisticien serait probablement bienvenu pour éclairer ces débats entre éminents fonctionnaires, non ? A moins qu'ils figurassent parmi les 3 "experts indépendants" dont la qualité n'est pas précisée !
2008-08-30
Ânerie du jour
Aujourd'hui, Libertas inaugure une nouvelle rubrique : l'ânerie du jour.
Alain Juppé, ancien ministre des affaires étrangères, sur BFM : "la Russie a été humiliée, elle a perdu une grande partie de son territoire". Non, la Russie n'a pas perdu de territoire. Les États de l'ex-URSS ont repris leur indépendance, mais ils ne faisaient pas partie de la Russie soviétique !
Mise à jour 2008-08-31 : Alexandre Soljenitsyne, écrit, dans L'erreur de l'Occident : "Tout d'abord, on use à la légère du mot 'Russie', employé à tort à et travers : on dit 'Russie' pour 'URSS', et 'russes' pour 'soviétiques', en accordant toujours une certaine supériorité émotionnelle aux seconds". On ne saurait trop recommander à Alain Juppé de lire ce texte !
Alain Juppé, ancien ministre des affaires étrangères, sur BFM : "la Russie a été humiliée, elle a perdu une grande partie de son territoire". Non, la Russie n'a pas perdu de territoire. Les États de l'ex-URSS ont repris leur indépendance, mais ils ne faisaient pas partie de la Russie soviétique !
Mise à jour 2008-08-31 : Alexandre Soljenitsyne, écrit, dans L'erreur de l'Occident : "Tout d'abord, on use à la légère du mot 'Russie', employé à tort à et travers : on dit 'Russie' pour 'URSS', et 'russes' pour 'soviétiques', en accordant toujours une certaine supériorité émotionnelle aux seconds". On ne saurait trop recommander à Alain Juppé de lire ce texte !
2008-08-27
RSA = Revenu de Spoliation Active
La goutte d'eau qui fait déborder le vase :
16 % d'impôt sur les revenus du capital
+ 11 % de "contributions sociales"
+ 1 % pour le financement du "revenu de solidarité active", spoliation supplémentaire que Nicolas Sarkozy doit annoncer demain (source : Les Echos)
soit encore une hausse de 3,7 % de l'imposition des revenus du capital, qui atteindront ainsi 28 % !
Soit le RSA fonctionne, et il entraîne mécaniquement une hausse des recettes et une baisse des dépenses, ce qui rend une nouvelle hausse des impôts injustifiable. Soit il ne fonctionne pas, et il ne faut pas l'adopter.
Cet impôt supplémentaire, qui s'ajoute à une longue liste, est une nouvelle erreur économique du "gouvernement Sarkozy", qui va lui aliéner de nombreux électeurs à droite (cf. les commentaires des lecteurs du Figaro). Cette mauvaise nouvelle pour l'économie française va entretenir la fuite des investisseurs. Le taux de prélèvements obligatoires français était déjà de 43,5 % du PIB en 2007, pour une dépense publique de 52,6 % du PIB en 2007, la plus élevée en Europe !
Pour relever la France qui tombe, pour rendre du pouvoir d'achat aux citoyens, pour augmenter le revenu disponible de chaque Français, la voie est simple : il faut réduire la dépense publique.
Et vous, qu'en pensez vous ? Laissez un commentaire !
Mise à jour 2009-04-15 : Tout ça pour ça : Le RSA n'aura pas un impact significatif sur l'emploi
16 % d'impôt sur les revenus du capital
+ 11 % de "contributions sociales"
+ 1 % pour le financement du "revenu de solidarité active", spoliation supplémentaire que Nicolas Sarkozy doit annoncer demain (source : Les Echos)
soit encore une hausse de 3,7 % de l'imposition des revenus du capital, qui atteindront ainsi 28 % !
Soit le RSA fonctionne, et il entraîne mécaniquement une hausse des recettes et une baisse des dépenses, ce qui rend une nouvelle hausse des impôts injustifiable. Soit il ne fonctionne pas, et il ne faut pas l'adopter.
Cet impôt supplémentaire, qui s'ajoute à une longue liste, est une nouvelle erreur économique du "gouvernement Sarkozy", qui va lui aliéner de nombreux électeurs à droite (cf. les commentaires des lecteurs du Figaro). Cette mauvaise nouvelle pour l'économie française va entretenir la fuite des investisseurs. Le taux de prélèvements obligatoires français était déjà de 43,5 % du PIB en 2007, pour une dépense publique de 52,6 % du PIB en 2007, la plus élevée en Europe !
Pour relever la France qui tombe, pour rendre du pouvoir d'achat aux citoyens, pour augmenter le revenu disponible de chaque Français, la voie est simple : il faut réduire la dépense publique.
Et vous, qu'en pensez vous ? Laissez un commentaire !
Mise à jour 2009-04-15 : Tout ça pour ça : Le RSA n'aura pas un impact significatif sur l'emploi
2008-08-22
2008-08-18
Sarkozy défié
La Russie n'a de nouveau pas respecté sa promesse expresse et réitérée à Nicolas Sarkozy, à la France, à la présidence de l'Union européenne, de se retirer de Géorgie.
Jusqu'où l'Europe, 3 fois plus peuplée que la Russie, l'Allemagne et la France, plus peuplées à elles deux que la Russie, se laisseront-elles ridiculiser par une Russie brutale et sans parole ?
"Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer", dixit Nicolas Sarkozy ce matin dans Le Figaro.
Les Géorgiens, l'Europe, les peuples libres, les Etats de droit, attendent désormais ledit Conseil européen extraordinaire.
Jusqu'où l'Europe, 3 fois plus peuplée que la Russie, l'Allemagne et la France, plus peuplées à elles deux que la Russie, se laisseront-elles ridiculiser par une Russie brutale et sans parole ?
"Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer", dixit Nicolas Sarkozy ce matin dans Le Figaro.
Les Géorgiens, l'Europe, les peuples libres, les Etats de droit, attendent désormais ledit Conseil européen extraordinaire.
Fillon a des marges de manoeuvre
Le Monde titre : "Endettée et peu compétitive, la France n'a guère de marge de manœuvre face au ralentissement de l'activité". C'est vrai et faux à la fois.
Effectivement, la France ne peut pas dépenser plus sans mettre en péril sa propre signature. Et Dieu merci, le gouvernement Fillon n'a pas annoncé un plan de relance keynésien qui aurait creusé davantage les finances publiques déjà désastreuses de la France, mais plutôt la poursuite des ajustements structurels, pour adapter la configuration de la voilure du pays à des vents qui sont durablement contraires.
Hausse des prix des matières premières, notamment de l'énergie, crise du crédit, inadaptation grandissante de l'offre française de biens et de services, en quantité et en qualité, à la demande intérieure et extérieure, suradministration de la France associée à une dépense publique excessive et à une fiscalité exagérément lourde et complexe, insuffisance de l'investissement dans la recherche et l'enseignement supérieur.
Voilà les maux auquels le gouvernement doit s'atteler. Le moins que l'on puisse dire est que, contrairement à ce que laisse entendre le titre de l'article du Monde, le gouvernement dispose de considérables marges de manoeuvres dans nombre de ces domaines. Et que certaines de ces réformes peuvent être effectuées à coût constant, voire être immédiatement "relutives", comme diraient les financiers.
Effectivement, la France ne peut pas dépenser plus sans mettre en péril sa propre signature. Et Dieu merci, le gouvernement Fillon n'a pas annoncé un plan de relance keynésien qui aurait creusé davantage les finances publiques déjà désastreuses de la France, mais plutôt la poursuite des ajustements structurels, pour adapter la configuration de la voilure du pays à des vents qui sont durablement contraires.
Hausse des prix des matières premières, notamment de l'énergie, crise du crédit, inadaptation grandissante de l'offre française de biens et de services, en quantité et en qualité, à la demande intérieure et extérieure, suradministration de la France associée à une dépense publique excessive et à une fiscalité exagérément lourde et complexe, insuffisance de l'investissement dans la recherche et l'enseignement supérieur.
Voilà les maux auquels le gouvernement doit s'atteler. Le moins que l'on puisse dire est que, contrairement à ce que laisse entendre le titre de l'article du Monde, le gouvernement dispose de considérables marges de manoeuvres dans nombre de ces domaines. Et que certaines de ces réformes peuvent être effectuées à coût constant, voire être immédiatement "relutives", comme diraient les financiers.
2008-08-17
Manif pro-géorgienne
Nouvelle manifestation de soutien à la Géorgie envahie par la Russie mercredi 20 août 2008 à partir de 19 heures sur le parvis de Beaubourg, devant le Centre Pompidou, Paris 4e.
Cette initiative sera relayée au même moment dans tous les autres pays par les différentes communautés géorgiennes.
Source : Géorgiens à Paris
Cette initiative sera relayée au même moment dans tous les autres pays par les différentes communautés géorgiennes.
Source : Géorgiens à Paris
La Russie, combien de divisions ?
La Russie a envahi la Géorgie. L'Europe paraît craindre la Russie. Pourtant, la Russie est un tout petit pays. Elle est plus petite que la France et l'Allemagne réunies ! Elle est trois fois plus petite que l'Union européenne !
494 296 878 habitants dans l'Union européenne, soit 3,5 x plus qu'en Russie
302 074 000 habitants aux États-Unis, soit 2,1 x plus qu'en Russie
146 788 046 habitants en France + Allemagne
et seulement 142 400 000 habitants en Russie...
494 296 878 habitants dans l'Union européenne, soit 3,5 x plus qu'en Russie
302 074 000 habitants aux États-Unis, soit 2,1 x plus qu'en Russie
146 788 046 habitants en France + Allemagne
et seulement 142 400 000 habitants en Russie...
2008-08-16
Pillages en Géorgie occupée
La Russie ment effrontément. Elle ne s'est pas retirée, en violation de l'accord passé avec le président européen Nicolas Sarkozy, au contraire elle a avancé. Un porte-parole de l'armée niait toute présence à Poti alors que la BBC lui montrait des images montrant des chars russes dans le port géorgien. La Géorgie occupée par les Russes est le théâtre de pillages et de vengeances criminelles. Honte à Medvedev. Honte à Poutine.
2008-08-15
Mémoire des crimes du communisme
Deux livres apparemment intéressants chroniqués sur la chaîne Public Sénat, dans l'émision Bibliothèque Médicis de Jean-Pierre Elkabbach :
Anna Funder est l'auteur, australienne et francophone, d'un livre, Stasiland, sur la police politique communiste est-allemande, la Stasi.
Yves Pouliquen, de l'Académie française, a écrit un livre, Le médecin et le dictateur, sur Enver Hoxha, dictateur communiste d'Albanie, dont il a été l'ophtalmologue.
Anna Funder est l'auteur, australienne et francophone, d'un livre, Stasiland, sur la police politique communiste est-allemande, la Stasi.
Yves Pouliquen, de l'Académie française, a écrit un livre, Le médecin et le dictateur, sur Enver Hoxha, dictateur communiste d'Albanie, dont il a été l'ophtalmologue.
2008-08-12
Manifestation de soutien à la Géorgie mardi
Nouvelle manifestation de soutien à la Géorgie, envahie par la Russie, ce soir, mardi 12 août 2008 à 17 heures devant l'ambassade de Russie 40-50 boulevard Lannes à Paris 16e.
Source : Géorgiens à Paris
Source : Géorgiens à Paris
2008-08-10
!!!
"La Russie a demandé aux Nations unies de retirer ses observateurs du territoire situé entre la région séparatiste d'Abkhazie et celle de Zougdidi, dans l'ouest de la Géorgie, a annoncé le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili."
(source : AFP, citée par Le Figaro)
Le retrait des observateurs permettra à la Russie de mener ses opérations de guerre en Géorgie impunément... N'oubliez pas, manifestation ce soir à Paris (cf. billet précédent)
(source : AFP, citée par Le Figaro)
Le retrait des observateurs permettra à la Russie de mener ses opérations de guerre en Géorgie impunément... N'oubliez pas, manifestation ce soir à Paris (cf. billet précédent)
Imperialisme russe
"Les présidents des trois pays baltes (Lituanie, Estonie, Lettonie) et de la Pologne ont appelé l'UE et l'Otan à s'opposer à une 'politique impérialiste' de la Russie."
Source : Yahoo! Actualités
Source : Yahoo! Actualités
2008-08-09
Manifestation de soutien à la Géorgie dimanche
Lieu de rendez vous ( surtout ne vous regroupez pas devant l'ambassade tout de suite) :
croisement de la rue Adolphe Yvon et du boulevard Lannes (16ème arrondissement) à 16H45 précises !!
Munissez vous de drapeaux, pancartes, banderoles et pensez à diffuser l'information autour de vous !"
Source : Géorgiens à Paris
2008-08-08
Communiqué de l'Association géorgienne en France
Paris, 8 août 2008
COMMUNIQUE
Pour avoir exprimé, sans ambages, ses préférences pro-européennes et son souhait d’intégrer l’OTAN, la Géorgie est en proie aux agressions repétées du pouvoir russe.
A présent, la Russie, par un bombardement aérien du territoire géorgien, attaque militairement un pays indépendant.
Il ne s’agissait jusque là, par le biais d’une force d’interposition russe sous mandat, d’organiser une annexion rampante de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, il s’agit à présent d’annexer militairement ces territoires géorgiens par la force.
L’Association Géorgienne en France, dénonce de la manière la plus ferme l’aggression militaire russe contre la Géorgie et appelle les autorités françaises et européennes à dénoncer de la façon la plus claire les tentatives de colonisation militaires perpétrées par la Russie.
L’Association Géorgienne en France, apporte son soutien sans réserve à la Géorgie et au peuple géorgien. Elle reste persuadée que les solutions pacifiques proposées par la Géorgie constituent une vraie réponse pour l’avenir identitaires des ossètes et des abkhazes vivant sur le territoire géorgien. Seule la solution pacifique proposée par les autorités géorgiennes leur permettra d’échapper à la russification culturelle et linguistique conduite dans tous les territoires sous contrôle russe.
Le Comité Directeur de l’Association Géorgienne en France invite tous les Géorgiens, leurs amis et les associations géorgiennes hors de Géorgie à se mobiliser pour la défense des intérêts de la Géorgie et du peuple géorgien.
Pour le Comité Directeur
Othar ZOURABICHVILI
Président
COMMUNIQUE
Pour avoir exprimé, sans ambages, ses préférences pro-européennes et son souhait d’intégrer l’OTAN, la Géorgie est en proie aux agressions repétées du pouvoir russe.
A présent, la Russie, par un bombardement aérien du territoire géorgien, attaque militairement un pays indépendant.
Il ne s’agissait jusque là, par le biais d’une force d’interposition russe sous mandat, d’organiser une annexion rampante de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, il s’agit à présent d’annexer militairement ces territoires géorgiens par la force.
L’Association Géorgienne en France, dénonce de la manière la plus ferme l’aggression militaire russe contre la Géorgie et appelle les autorités françaises et européennes à dénoncer de la façon la plus claire les tentatives de colonisation militaires perpétrées par la Russie.
L’Association Géorgienne en France, apporte son soutien sans réserve à la Géorgie et au peuple géorgien. Elle reste persuadée que les solutions pacifiques proposées par la Géorgie constituent une vraie réponse pour l’avenir identitaires des ossètes et des abkhazes vivant sur le territoire géorgien. Seule la solution pacifique proposée par les autorités géorgiennes leur permettra d’échapper à la russification culturelle et linguistique conduite dans tous les territoires sous contrôle russe.
Le Comité Directeur de l’Association Géorgienne en France invite tous les Géorgiens, leurs amis et les associations géorgiennes hors de Géorgie à se mobiliser pour la défense des intérêts de la Géorgie et du peuple géorgien.
Pour le Comité Directeur
Othar ZOURABICHVILI
Président
La Russie en guerre avec la Géorgie
La Russie a savamment divisé les Ossètes en deux entités, l'une en Russie, l'autre en Géorgie. La Russie a soutenu les revendications des Sud-Ossètes pour l'indépendance, dont il n'est évidemment pas question pour les Nord-Ossètes en Russie. La Russie a envoyé des troupes en Géorgie au prétexte de maintien de la paix.
La Géorgie s'efforce de restaurer sa souveraineté sur son propre territoire. Saisissant le prétexte de la mort de Russes sur le territoire géorgien du fait de ces opérations militaires légitimes de l'Etat géorgien sur son propre territoire, la Russie conduit maintenant des opérations militaires en Géorgie même, violant sa souveraineté territoriale.
L'Union européenne doit exprimer sa solidarité à la Géorgie, David aux prises avec Goliath. Les Ossètes dans tout cela ? Ils sont les victimes de la politique machiavélique de la Russie. Une Géorgie dont la souveraineté sera restaurée saura protéger leurs droits et préserver leur culture.
Lecture recommandée :
La Géorgie s'efforce de restaurer sa souveraineté sur son propre territoire. Saisissant le prétexte de la mort de Russes sur le territoire géorgien du fait de ces opérations militaires légitimes de l'Etat géorgien sur son propre territoire, la Russie conduit maintenant des opérations militaires en Géorgie même, violant sa souveraineté territoriale.
L'Union européenne doit exprimer sa solidarité à la Géorgie, David aux prises avec Goliath. Les Ossètes dans tout cela ? Ils sont les victimes de la politique machiavélique de la Russie. Une Géorgie dont la souveraineté sera restaurée saura protéger leurs droits et préserver leur culture.
Lecture recommandée :
2008-08-05
Cours erratiques
Une explication de la hausse des cours du pétrole, du transport maritime, de l'acier, et de leur reflux, entendue de Louis-Vincent Gave de GaveKal (la société de Charles Gave) sur Bloomberg : le gouvernement de la Chine communiste aurait fermé 11 000 mines de charbon en 2007, pour des raisons de sécurité. Les entreprises chinoises se sont reportées sur des groupes électrogènes au diesel, faisant bondir le cours du diesel et du pétrole. Et la Chine a dû importer massivement du charbon, faisant bondir les prix du transport maritime. Les commandes de bateaux ont bondi à leur tour, faisant grimper le cours de l'acier... et les bénéfices de Lakshmi Mittal. (À cela il ajoute le fait que les usines chinoises ont accru leur production en début d'année en prévision des fermetures administratives pendant les Jeux olympiques de Pékin).
À la suite du tremblement de terre du Sichuan, le gouvernement communiste aurait autorisé la réouverture de 4000 mines. Ce qui expliquerait le reflux actuel des cours, qui pourrait se poursuivre, d'autant que la crise économique due à la conjonction des défaillances résultant d'un crédit excessif, de l'éclatement de la bulle immobilière résultant de ce crédit excessif et enfin de la hausse de certaines catégories de prix* (énergie, matières premières) réduit la demande.
Aviez-vous déjà entendu de parler de cette explication de ce saut des cours comme conséquence d'une décision politique chinoise ? J'aimerais en avoir confirmation.
* Il s'agit d'une modification de la structure des prix qui est distincte de l'inflation (et peut se cumuler avec elle) : l'inflation est un phénomène monétaire qui suppose une hausse générale des prix (y compris les salaires). La BCE freine l'économie en augmentant les taux, afin de réduire la demande et faire refluer les prix. Avec pour limite le risque de relever les rendements des rentiers obligataires au-dessus des rendements des investisseurs actionnaires.
À la suite du tremblement de terre du Sichuan, le gouvernement communiste aurait autorisé la réouverture de 4000 mines. Ce qui expliquerait le reflux actuel des cours, qui pourrait se poursuivre, d'autant que la crise économique due à la conjonction des défaillances résultant d'un crédit excessif, de l'éclatement de la bulle immobilière résultant de ce crédit excessif et enfin de la hausse de certaines catégories de prix* (énergie, matières premières) réduit la demande.
Aviez-vous déjà entendu de parler de cette explication de ce saut des cours comme conséquence d'une décision politique chinoise ? J'aimerais en avoir confirmation.
* Il s'agit d'une modification de la structure des prix qui est distincte de l'inflation (et peut se cumuler avec elle) : l'inflation est un phénomène monétaire qui suppose une hausse générale des prix (y compris les salaires). La BCE freine l'économie en augmentant les taux, afin de réduire la demande et faire refluer les prix. Avec pour limite le risque de relever les rendements des rentiers obligataires au-dessus des rendements des investisseurs actionnaires.
Александр Солженицын
Deux citations d'Alexandre Soljenitsyne :
- "Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes." (L'erreur de l'Occident, Alexandre Soljenitsyne, éd. Grasset, 1980, p. 46-47)
- "Le socialisme nous est odieux" (entrevue avec Bernard Pivot, 1983)
- "Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes." (L'erreur de l'Occident, Alexandre Soljenitsyne, éd. Grasset, 1980, p. 46-47)
- "Le socialisme nous est odieux" (entrevue avec Bernard Pivot, 1983)
2008-08-04
Tarifs des professionnels de santé
Avec l'annuaire des professionnels de santé sur Ameli.fr, service de l'assurance maladie de la Sécurité sociale française "que le monde entier nous envie", vous devriez trouver les tarifs de votre médecin ou de votre dentiste. Enfin un peu de transparence, un peu de concurrence, sur un marché médical dont l'opacité est entretenue depuis trop longtemps. Vous pouvez enfin comparer un peu avant de choisir.
Malheureusement, cela ne concerne encore que les prix (et la base de données a l'air d'être bien incomplète). Cela ne concerne pas encore une évaluation de la qualité des soins ou de la relation avec le patient. Ce serait pourtant bien le minimum, s'agissant de professionnels à qui on confie sa santé. Ainsi persiste l'inégalité entre ceux qui savent qui sont les bons médecins, les bons dentistes, et les autres...
Malheureusement, cela ne concerne encore que les prix (et la base de données a l'air d'être bien incomplète). Cela ne concerne pas encore une évaluation de la qualité des soins ou de la relation avec le patient. Ce serait pourtant bien le minimum, s'agissant de professionnels à qui on confie sa santé. Ainsi persiste l'inégalité entre ceux qui savent qui sont les bons médecins, les bons dentistes, et les autres...
Hommage à Soljenitsyne
Alexandre Soljenitsyne est mort hier. Il dénonça, par ses écrits, les camps de travail communistes.
Connus hier sous le nom de goulag dans l'Union des républiques socialistes soviétiques, ils existent encore sous le nom de laogai dans cette Chine communiste qui accueille les Jeux olympiques dans quelques jours.
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.
Post scriptum : On a toujours le sentiment que le PCF a un retard sur l'histoire. Par exemple, l'Humanité (journal qui survit grâce à la perfusion capitalistique de Bouygues et de Lagardère !) titrait à la mort du dictateur communiste : "Deuil pour tous les peuples qui expriment, dans le recueillement, leur immense amour pour le grand Staline", avant que le PCF doive finir par renoncer à la référence à Staline lorsque le mensonge n'était plus tenable. De même, le PCF critiquait Soljenitsyne, avant de devoir reconnaître la réalité du goulag, qui ne serait qu'un trahison de l'idéal, pourtant criminogène dans tous les pays où il a été mis en oeuvre.
Mais ce n'est pas un retard, c'est un décalage. Le PCF n'est pas derrière, il est à côté : sa conception utopique de l'homme nouveau nie la réalité de la personne humaine, sa dignité, son mouvement propre, son génie particulier. Le PCF apparaîtra toujours en retard, car il sera toujours dans le déni d'une réalité dont il voudra toujours se démarquer, jusqu'à ce que tel avatar du déni ne soit plus tenable. Aujourd'hui, même l'avatar "communiste" est devenu si difficilement tenable que les affiches communistes se sont métamorphosées, du rouge au jaune, du PCF à la "gauche populaire et antilibérale". Antilibérale ? Un mot qui fait froid dans le dos. Le libéralisme respecte éminemment votre vie, votre liberté, votre propriété. Un pouvoir antilibéral annonce clairement qu'il se réserve le droit d'y attenter. De quoi rendre Olivier Besancenot ou Arlette Laguillier soudain tellement moins sympathiques.
Liens :
Connus hier sous le nom de goulag dans l'Union des républiques socialistes soviétiques, ils existent encore sous le nom de laogai dans cette Chine communiste qui accueille les Jeux olympiques dans quelques jours.
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.
Post scriptum : On a toujours le sentiment que le PCF a un retard sur l'histoire. Par exemple, l'Humanité (journal qui survit grâce à la perfusion capitalistique de Bouygues et de Lagardère !) titrait à la mort du dictateur communiste : "Deuil pour tous les peuples qui expriment, dans le recueillement, leur immense amour pour le grand Staline", avant que le PCF doive finir par renoncer à la référence à Staline lorsque le mensonge n'était plus tenable. De même, le PCF critiquait Soljenitsyne, avant de devoir reconnaître la réalité du goulag, qui ne serait qu'un trahison de l'idéal, pourtant criminogène dans tous les pays où il a été mis en oeuvre.
Mais ce n'est pas un retard, c'est un décalage. Le PCF n'est pas derrière, il est à côté : sa conception utopique de l'homme nouveau nie la réalité de la personne humaine, sa dignité, son mouvement propre, son génie particulier. Le PCF apparaîtra toujours en retard, car il sera toujours dans le déni d'une réalité dont il voudra toujours se démarquer, jusqu'à ce que tel avatar du déni ne soit plus tenable. Aujourd'hui, même l'avatar "communiste" est devenu si difficilement tenable que les affiches communistes se sont métamorphosées, du rouge au jaune, du PCF à la "gauche populaire et antilibérale". Antilibérale ? Un mot qui fait froid dans le dos. Le libéralisme respecte éminemment votre vie, votre liberté, votre propriété. Un pouvoir antilibéral annonce clairement qu'il se réserve le droit d'y attenter. De quoi rendre Olivier Besancenot ou Arlette Laguillier soudain tellement moins sympathiques.
Liens :
J'irai revoir ma Normandie
Cela se passe entre Varaville et Cabourg et de commentaire :
- Anarchiland Cabourg
- Nativelle
Nos encouragements à ceux qui ont décidé de réagir à l'incurie des pouvoirs publics.
- Anarchiland Cabourg
- Nativelle
Nos encouragements à ceux qui ont décidé de réagir à l'incurie des pouvoirs publics.
2008-07-29
Citations antilibérales
Nous poursuivons notre collection de citations antilibérales :
Jean-Pierre Chevènement (MRC), en 2006, se présente comme le meilleur "candidat antilibéral républicain" (Le Figaro, 14 novembre 2006).
François Hollande (PS) : "Je suis moi aussi de gauche et antilibéral" (Libération, 6 novembre 2006).
Marie-George Buffet (PCF) était candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le parti communiste français" le 22 avril 2007.
Lien : citations antilibérales
Jean-Pierre Chevènement (MRC), en 2006, se présente comme le meilleur "candidat antilibéral républicain" (Le Figaro, 14 novembre 2006).
François Hollande (PS) : "Je suis moi aussi de gauche et antilibéral" (Libération, 6 novembre 2006).
Marie-George Buffet (PCF) était candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le parti communiste français" le 22 avril 2007.
Lien : citations antilibérales
Torture en Iran
Pourquoi sommes-nous libéraux ? Nous avons tendance à l'oublier, dans le socialisme soft qui nous berce. Mais nous le sommes d'abord parce que nos droits fondamentaux, la vie, la liberté, la propriété, sont réellement menacés, par les antilibéraux de tout bord. Notre liberté est fragile, sa flamme vacille, à nous de la ranimer chaque jour. Un exemple extrêmement violent de la dictature islamique iranienne, que vient de réussir à fuir Ahmad Batebi (je déconseille cette vidéo, trouvée sur Point de bascule, aux âmes sensibles ; elle donne la nausée) :
2008-07-28
À quoi joue la France ?
Il semble que Pascal Lamy soit parvenu à débloquer la négociation sur le cycle de Doha à l'OMC. Excellente nouvelle.
Nicolas Sarkozy vitupère Mandelson, négociateur européen, à un bien mauvais moment, affaiblissant sa position. Or les Européens, dont les Français, ont tout à gagner à une plus grande liberté à échanger leurs biens et services avec le reste du monde. La France est d'ailleurs minoritaire, dans son vain combat pour défendre des restes d'un protectionnisme qui lui nuit, et bien peu crédible, compte tenu de l'état de son économie et de ses finances.
À quoi joue la France ? Peter Mandelson, vous n'avez certes pas le soutien de Nicolas Sarkozy, mais vous avez, outre le mandat qui vous a été confié par l'Union européenne, dont nous sommes, le soutien des nombreux Français qui trouvent indécentes nos subventions agricoles et qui se réjouissent de l'abaissement des obstacles au commerce entre l'Europe et les autres régions économiques du monde.
Nicolas Sarkozy vitupère Mandelson, négociateur européen, à un bien mauvais moment, affaiblissant sa position. Or les Européens, dont les Français, ont tout à gagner à une plus grande liberté à échanger leurs biens et services avec le reste du monde. La France est d'ailleurs minoritaire, dans son vain combat pour défendre des restes d'un protectionnisme qui lui nuit, et bien peu crédible, compte tenu de l'état de son économie et de ses finances.
À quoi joue la France ? Peter Mandelson, vous n'avez certes pas le soutien de Nicolas Sarkozy, mais vous avez, outre le mandat qui vous a été confié par l'Union européenne, dont nous sommes, le soutien des nombreux Français qui trouvent indécentes nos subventions agricoles et qui se réjouissent de l'abaissement des obstacles au commerce entre l'Europe et les autres régions économiques du monde.
2008-07-25
Régime de la liberté
Gustave Courbet dans sa Lettre au ministre des beaux-arts, à propos de la Légion d'honneur (cité par Edwy Plenel dans son blog sur Mediapart) :"Souffrez donc, Monsieur le ministre, que je décline l'honneur que vous avez cru me faire. J'ai cinquante ans et j'ai toujours vécu libre. Laissez-moi terminer mon existence libre : quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi : celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est celui de la liberté."
2008-07-21
Une constitution pour la liberté 9/9
Générique de fin de cette neuvaine libérale, diffusée sur Channel 4, l'une des chaînes de la BBC, la télévision publique britannique. À quand un grand documentaire faisant la pédagogie du libéralisme (et non une soirée-débat sur les méfaits de l'ultralibéralisme) sur une chaîne publique française ? Ce serait une belle "rupture" !
Savez-vous, amis libéraux, s'il existe déjà un beau documentaire de 26 ou 52 minutes sur le libéralisme ? Sinon, ce serait un beau projet sur lequel nous pourrions travailler. Des volontaires ? Des pros de l'audiovisuel parmi nos lecteurs ?
Savez-vous, amis libéraux, s'il existe déjà un beau documentaire de 26 ou 52 minutes sur le libéralisme ? Sinon, ce serait un beau projet sur lequel nous pourrions travailler. Des volontaires ? Des pros de l'audiovisuel parmi nos lecteurs ?
2008-07-19
2008-07-18
Arrêt sur écran noir
Extrait de : La gazette d'@rrêt sur images, n° 29 :
"Tapie, quel beau sujet ! Quand Tapie récupère quelques centaines de millions, payés par le contribuable, dans des conditions obscures, ce pourrait être un sujet plus beau encore. Les journaux de 20 Heures pourraient faire une belle audience, en menant l'enquête sur les conditions dans lesquelles un étrange trio d'arbitres privés a tranché en faveur de l'homme d'affaires le litige qui l'oppose au Crédit lyonnais. Et la part prise par Sarkozy dans cette opération de court-circuitage de la Justice. Mais non. Rien. Les télés sont en vacances. Vive le pont du 14 juillet, qui a permis d'étouffer le pétard ! Il ne faut pas perturber l'estivant. Et TF1 a même réussi l'exploit, images d'archives à l'appui, de faire croire à ses téléspectateurs que ces « arbitres » étaient de vrais juges, ce qu'ils ne sont pas. Si vous voulez voir l'entourloupe, elle est là (1).
Ce n'est pas le seul sujet, passé à la trappe à la faveur de l'été. 30 000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2009 ? Rien au 20 Heures. 600 voitures brûlent pendant les festivités du 14 juillet ? Rien nulle part. Quatre jeunes sont condamnés pour l'exemple à des peines de prison ferme après ces violences ? Rien encore. Tout l'été, nous allons donc décerner aux 20 Heures les plus aveugles des « écrans noirs d'or ». Quelque chose me dit que les heureux lauréats ne vont pas manquer. Nos premiers écrans noirs sont là (2). (...)"
"Tapie, quel beau sujet ! Quand Tapie récupère quelques centaines de millions, payés par le contribuable, dans des conditions obscures, ce pourrait être un sujet plus beau encore. Les journaux de 20 Heures pourraient faire une belle audience, en menant l'enquête sur les conditions dans lesquelles un étrange trio d'arbitres privés a tranché en faveur de l'homme d'affaires le litige qui l'oppose au Crédit lyonnais. Et la part prise par Sarkozy dans cette opération de court-circuitage de la Justice. Mais non. Rien. Les télés sont en vacances. Vive le pont du 14 juillet, qui a permis d'étouffer le pétard ! Il ne faut pas perturber l'estivant. Et TF1 a même réussi l'exploit, images d'archives à l'appui, de faire croire à ses téléspectateurs que ces « arbitres » étaient de vrais juges, ce qu'ils ne sont pas. Si vous voulez voir l'entourloupe, elle est là (1).
Ce n'est pas le seul sujet, passé à la trappe à la faveur de l'été. 30 000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 2009 ? Rien au 20 Heures. 600 voitures brûlent pendant les festivités du 14 juillet ? Rien nulle part. Quatre jeunes sont condamnés pour l'exemple à des peines de prison ferme après ces violences ? Rien encore. Tout l'été, nous allons donc décerner aux 20 Heures les plus aveugles des « écrans noirs d'or ». Quelque chose me dit que les heureux lauréats ne vont pas manquer. Nos premiers écrans noirs sont là (2). (...)"
2008-07-16
Gilles Carrez & Alain Lambert
Voici ce que Gilles Carrez, député UMP, président du Conseil d'orientation des finances publiques, pense de la politique budgétaire du "gouvernement Sarkozy" (il répond aux questions du sénateur Alain Lambert) :
Vidéo trouvée sur Médiapart
Vidéo trouvée sur Médiapart
2008-07-14
2008-07-11
2008-07-10
2 citations du jour
"L'Etat n'a rien inventé et n'invente rien" (Paul Leroy-Beaulieu)
"Tandis que la règle du capitalisme américain est 'permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour', il semble que celle du capitalisme français soit 'permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir' ! Mais le capitalisme français ne peut obtenir ce résultat contre nature sans une intervention active de l'Etat. C'est ce qui doit changer" (Léon Blum)
Source : Augustin Landier & David Thesmar, Le grand méchant marché
Voir aussi : L'innovation essentielle pour l'emploi n'est pas technologique
"Tandis que la règle du capitalisme américain est 'permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour', il semble que celle du capitalisme français soit 'permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir' ! Mais le capitalisme français ne peut obtenir ce résultat contre nature sans une intervention active de l'Etat. C'est ce qui doit changer" (Léon Blum)
Source : Augustin Landier & David Thesmar, Le grand méchant marché
Voir aussi : L'innovation essentielle pour l'emploi n'est pas technologique
2008-07-09
2008-07-08
Tax, tax, tax...
Faute de réduire les dépenses publiques, le Parlement ne sait que taxer toujours plus (43,5 % du PIB) : cf. l'article d'Yves Mamou dans Le Monde : Le Sénat réclame la taxation des revenus que les particuliers tirent de la Toile.
2008-07-07
Une constitution pour la liberté 1/9
Une vidéo par jour, en forme toujours !
2008-07-02
La Cour des comptes refuse de certifier les comptes de l'ACOSS et de l'activité de recouvrement
"La Cour des comptes certifie avec des réserves que les comptes combinés des branches maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, et retraite sont réguliers, sincères et présentent une image fidèle. Il en va de même pour les comptes de la CNAMTS et de la CNAVTS."
"La Cour n’est toujours pas en mesure d’exprimer une opinion sur les comptes de la branche famille et de la CNAF, en raison de l’ensemble des limitations ainsi que des désaccords et
incertitudes affectant substantiellement les comptes. Il s’agit donc d’une impossibilité de certifier."
"La Cour des comptes refuse de certifier les comptes de l’ACOSS et de l’activité de recouvrement. Elle a constaté notamment trois désaccords avec le producteur des comptes et sa tutelle. L’audit des comptes a été affecté de limitations et il existe par ailleurs des incertitudes affectant les comptes."
Source : Cour des comptes, 30 juin 2008.
"La Cour n’est toujours pas en mesure d’exprimer une opinion sur les comptes de la branche famille et de la CNAF, en raison de l’ensemble des limitations ainsi que des désaccords et
incertitudes affectant substantiellement les comptes. Il s’agit donc d’une impossibilité de certifier."
"La Cour des comptes refuse de certifier les comptes de l’ACOSS et de l’activité de recouvrement. Elle a constaté notamment trois désaccords avec le producteur des comptes et sa tutelle. L’audit des comptes a été affecté de limitations et il existe par ailleurs des incertitudes affectant les comptes."
Source : Cour des comptes, 30 juin 2008.
2008-06-30
BCE & MINEFI
Mme Lagarde, ministre française de l'économie et des finances, appelle la BCE à ne pas relever ses taux.
Evidemment. C'est le contraire qui aurait été étonnant.
Vous n'entendrez jamais un ministre français demander à la BCE de monter ses taux : chaque montée des taux accroît la charge de la dette de 1200 milliards d'euros. Le ministre français est intéressé à la baisse des taux, quelle que soit la conjoncture économique. Plutôt que de demander vainement à la BCE de ne pas augmenter les taux, ce qui n'est pas en son pouvoir, Mme Lagarde devrait réduire les dépenses publiques de la France, ce qui est précisément en son pouvoir. En principe, c'est son travail.
Evidemment. C'est le contraire qui aurait été étonnant.
Vous n'entendrez jamais un ministre français demander à la BCE de monter ses taux : chaque montée des taux accroît la charge de la dette de 1200 milliards d'euros. Le ministre français est intéressé à la baisse des taux, quelle que soit la conjoncture économique. Plutôt que de demander vainement à la BCE de ne pas augmenter les taux, ce qui n'est pas en son pouvoir, Mme Lagarde devrait réduire les dépenses publiques de la France, ce qui est précisément en son pouvoir. En principe, c'est son travail.
Humeurs du jour
- Jean-François Copé ne veut pas que les opérateurs de télécommunications fassent clairement apparaître la nouvelle taxe destinée à subventionner la télévision d'Etat dans leurs factures aux clients. Restreindre la liberté du commerce et de l'industrie, c'est mal.
Il les menace d'autoriser un 4e entrant sur le marché. La concurrence, c'est bien.
Conclusion : il faudrait qu'il renonce à la première partie, et qu'il mette à exécution la seconde.
- eBay condamné en France : Autant on peut comprendre à défaut d'approuver la condamnation en ce qui concerne la contrefaçon, autant on ne peut que la désapprouver s'agissant de la revente de produits authentiques. Que les marques mettent en place un système de distribution sélective, soit. Mais ensuite, elle ne devraient pas pouvoir empêcher leurs clients de revendre. On m'offre un parfum que je n'aime pas, et je n'aurais pas le droit de le revendre sur eBay ? Quel scandale !
- L'article 433-21 du code pénal français interdit aux ministres du culte de marier religieusement sans mariage civil préalable. Certaines mosquées contournent cette règle, à laquelle se soumettent églises, temples et synagogues.
Il les menace d'autoriser un 4e entrant sur le marché. La concurrence, c'est bien.
Conclusion : il faudrait qu'il renonce à la première partie, et qu'il mette à exécution la seconde.
- eBay condamné en France : Autant on peut comprendre à défaut d'approuver la condamnation en ce qui concerne la contrefaçon, autant on ne peut que la désapprouver s'agissant de la revente de produits authentiques. Que les marques mettent en place un système de distribution sélective, soit. Mais ensuite, elle ne devraient pas pouvoir empêcher leurs clients de revendre. On m'offre un parfum que je n'aime pas, et je n'aurais pas le droit de le revendre sur eBay ? Quel scandale !
- L'article 433-21 du code pénal français interdit aux ministres du culte de marier religieusement sans mariage civil préalable. Certaines mosquées contournent cette règle, à laquelle se soumettent églises, temples et synagogues.
2008-06-27
Quel ministre demandait 1 M€ ?
Un ministre corrompu du gouvernement socialiste Bérégovoy, sous la présidence socialiste Mitterrand : lisez ce scoop livré par Richard Branson à Capital. C'est moche.
Le libertarien Richard Branson n'est pas soumis à l'omerta française, lui... Transparence International France a encore du travail.
Le libertarien Richard Branson n'est pas soumis à l'omerta française, lui... Transparence International France a encore du travail.
2008-06-22
Pourquoi je ne serai jamais communiste
De quoi avoir honte d'avoir encore en France un parti communiste français, une ligue communiste révolutionnaire, et toute cette gauche "antilibérale". De quoi être fier d'être libéral.
Par ailleurs, ces articles - Camp 22 (c'est ici) et Camp de concentration de Yodok (c'est là) - ne sont pas encore traduits en français (s'il y a une bonne âme), mais les partisans de la Corée du Nord (ils existent, même en France !) ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. Honte à eux. Notre liberté est un combat de chaque jour.
2008-06-20
Help !
Un jour ça va nous tomber dessus. Il faudra bien que le politique réaffirme son pouvoir sur la blogosphère qui le remet en question... Lisez cet article de Yahoo! : Pour l'Europe, les blogs sont une forme avancée de lobbying
Après, il ne vous restera plus qu'à courir adhérer à l'EFF ou à la Quadrature du Net ou mieux aux deux !
Après, il ne vous restera plus qu'à courir adhérer à l'EFF ou à la Quadrature du Net ou mieux aux deux !
2008-06-17
Sans commentaire, au sens propre
Curieux. Les articles du Monde.fr peuvent être commentés par les abonnés. Sauf ceux de la rubrique Proche-Orient, concernant notamment l'Iraq, Israël, la Palestine. Pourquoi ?
Trois exemples d'hier et aujourd'hui même :
- Une diplomate française retenue dix-sept heures au passage d'Erez, par Michel Bôle-Richard
- Le tracé de l'Etat palestinien vu par Israël, selon un négociateur, par Benjamin Barthe
- Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne, par Michel Bôle-Richard
Trois exemples d'hier et aujourd'hui même :
- Une diplomate française retenue dix-sept heures au passage d'Erez, par Michel Bôle-Richard
- Le tracé de l'Etat palestinien vu par Israël, selon un négociateur, par Benjamin Barthe
- Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne, par Michel Bôle-Richard
Ecole libre en France
3 liens sur l'école libre :
- Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL)
- Créer son école
- Fondation pour l'école
2008-06-13
Humeurs du jour 2/2
Révision générale des politiques publiques
On se demande ce que l'État français va faire dans la construction navale civile. Police, justice, défense, diplomatie si vous êtes libéral ; ajoutez la redistribution si vous êtes socialiste ; voilà les missions de l'État. La République française a cessé de construire des voitures, pour le plus grand bien de l'entreprise Renault ; voilà qu'elle a décidé de construire des paquebots de croisière. Magnifique n'importe quoi.
Lire aussi : État moderne, État modeste (bis), par Dramelay
On se demande ce que l'État français va faire dans la construction navale civile. Police, justice, défense, diplomatie si vous êtes libéral ; ajoutez la redistribution si vous êtes socialiste ; voilà les missions de l'État. La République française a cessé de construire des voitures, pour le plus grand bien de l'entreprise Renault ; voilà qu'elle a décidé de construire des paquebots de croisière. Magnifique n'importe quoi.
Lire aussi : État moderne, État modeste (bis), par Dramelay
Humeurs du jour 1/2
Délirant bulletin de paye
Le bulletin de paye français est déjà l'un des plus compliqués qui soit (21 lignes, en ce qui concerne l'auteur de ce billet). Comparez avec la simplicité du bulletin de paye luxembourgeois (3 lignes), et vous comprendrez pourquoi les entrepreneurs qui ont le choix vont s'établir au grand-duché. Alors qu'existe déjà une ligne de subvention pour les salariés utilisateurs de transports collectifs (écologiques), François Fillon veut créer une ligne de subvention pour les salariés utilisateurs dépendants du pétrole (pas écologiques). Bref, on subventionne tout le monde, sauf les piétons et les cyclistes (les plus écologiques, pourtant). Le financement se ferait par un tour de passe-passe : on tord le bras aux entreprises, qui auraient une compensation par de mystérieuses incitations fiscales. Magnifique n'importe quoi. Une suggestion au premier ministre : plutôt que d'ajouter une ligne "à payer", supprimer une des nombreuses lignes "à déduire" du bulletin de paye. Ce serait admirable.
Le bulletin de paye français est déjà l'un des plus compliqués qui soit (21 lignes, en ce qui concerne l'auteur de ce billet). Comparez avec la simplicité du bulletin de paye luxembourgeois (3 lignes), et vous comprendrez pourquoi les entrepreneurs qui ont le choix vont s'établir au grand-duché. Alors qu'existe déjà une ligne de subvention pour les salariés utilisateurs de transports collectifs (écologiques), François Fillon veut créer une ligne de subvention pour les salariés utilisateurs dépendants du pétrole (pas écologiques). Bref, on subventionne tout le monde, sauf les piétons et les cyclistes (les plus écologiques, pourtant). Le financement se ferait par un tour de passe-passe : on tord le bras aux entreprises, qui auraient une compensation par de mystérieuses incitations fiscales. Magnifique n'importe quoi. Une suggestion au premier ministre : plutôt que d'ajouter une ligne "à payer", supprimer une des nombreuses lignes "à déduire" du bulletin de paye. Ce serait admirable.
2008-06-12
2008-06-07
Le gouvernement veut filtrer vos communications
Le grand filtrage des internautes français va bientôt commencer : Le Monde publie l'un des plus effrayants articles qu'on ait pu lire sur la volonté des politiciens français d'asseoir leur contrôle sur un internet qui donne décidément trop de liberté au menu peuple...
Rappelons qu'en France on a un "Forum des droits sur l'internet" pro-réglementation trusté par les représentants de la sphère publique, et pas d'équivalent de l'Electronic Frontier Foundation américaine, adversaire de la réglementation, qui se bat pour une et une seule cause : la liberté d'expression.
Liens :
- EFF sur Facebook
- EFF sur Wikipédia
Rappelons qu'en France on a un "Forum des droits sur l'internet" pro-réglementation trusté par les représentants de la sphère publique, et pas d'équivalent de l'Electronic Frontier Foundation américaine, adversaire de la réglementation, qui se bat pour une et une seule cause : la liberté d'expression.
Liens :
- EFF sur Facebook
- EFF sur Wikipédia
2008-05-29
Pourquoi le PS n'arrive pas à penser le libéralisme
et deux autres articles sur le thème du libéralisme par le nouveau journal en ligne d'Edwy Plenel, Mediapart :
- Bien avant Delanoë, les riches tribulations et élucubrations du libéralisme à gauche
- Ce qui se cache derrière le libéralisme de Bertrand Delanoë: son jospinisme
- Bien avant Delanoë, les riches tribulations et élucubrations du libéralisme à gauche
- Ce qui se cache derrière le libéralisme de Bertrand Delanoë: son jospinisme
2008-05-28
Le liberalisme vu par 4 profs
Quatre profs exposent le libéralisme dans un billet de leur blog : Mention très bien : Le libéralisme.
La teneur de leur propos, à commencer par l'étymologie fausse en préliminaire, ne semble pas mériter la moyenne. N'hésitez pas à leur suggérer quelques lectures de remédiation !
La teneur de leur propos, à commencer par l'étymologie fausse en préliminaire, ne semble pas mériter la moyenne. N'hésitez pas à leur suggérer quelques lectures de remédiation !
Fondation pour l'investigation sur les crimes communistes
L'ancien premier ministre estonien Mart Laar crée la Foundation for the investigation of communist crimes.
Histoire soviétique
Encore un film qui ne va pas plaire à Annie Lacroix-Riz, et aux contempteurs du Livre noir du communisme :
Comme Jean-François Revel dans La grande parade, il ose comparer les deux grandes idéologies criminelles d'inspiration socialiste du vingtième siècle : national-socialisme et socialisme soviétique.
http://www.youtube.com/watch?v=xLawXNWdMU4
http://www.sovietstory.com/
http://www.economist.com/opinion/displayStory.cfm?story_id=11401983
Comme Jean-François Revel dans La grande parade, il ose comparer les deux grandes idéologies criminelles d'inspiration socialiste du vingtième siècle : national-socialisme et socialisme soviétique.
http://www.youtube.com/watch?v=xLawXNWdMU4
http://www.sovietstory.com/
http://www.economist.com/opinion/displayStory.cfm?story_id=11401983
2008-05-26
Bob Barr candidat libertarien
Bob Barr a été élu candidat du Parti Libertarien à l'élection présidentielle américaine de 2008 hier.
Liens :
- sa fiche sur Wikipédia
- son site de campagne
- son groupe Facebook
Liens :
- sa fiche sur Wikipédia
- son site de campagne
- son groupe Facebook
Plenel lance Mediapart
"If you believe in freedom of speech, you believe in freedom of speech for views you don't like" (Noam Chomsky). Evidemment, avec Edwy Plenel (ancien LCR) à sa tête, Mediapart n'a pas la même ligne éditoriale que les journaux libéraux anglophone The Economist ou francophone Libertas. Mais Libertas défend le pluralisme de la presse, et préfère le soutien privé aux jeunes pousses au maintien sous perfusion publique de gérontes comme l'Humanité communiste.Autoportrait de Mediapart :
"Mediapart, c’est quoi ?
Lancé le 16 mars 2008, Mediapart.fr est le premier quotidien d’information en ligne,
indépendant et payant sur abonnement.
Mediapart, c’est un journal et un club
Mediapart, le journal :
Sur un rythme de 3 éditions par jour, 7 jours sur 7, Mediapart propose à ses lecteurs :
· Des enquêtes d’investigation exclusives réalisées par une rédaction de journalistes professionnels
· L’essentiel de l’actualité, traitée et hiérarchisée
· Une revue de presse internationale sur le web
Mediapart.fr, le Club :
Un espace participatif totalement inédit pour ses contributeurs et lecteurs :
· Les blogs, lieu d’un débat de référence organisé et modéré, d’une qualité inégalée sur le web français
· Les éditions, journaux planifiés par thématique, mines d’informations inédites et originales
· Une conversation permanente et interactive avec la rédaction.
Pourquoi choisir Mediapart ?
· Parce qu’il est essentiel de construire de nouveaux médias indépendants des intérêts industriels et financiers ;
· Parce que le choix et la hiérarchisation des informations, à l’inverse des logiques de flux, est indispensable pour une meilleure appréhension du monde ;
· Parce qu’il est temps de remettre l’enquête a u centre, avec ses découvertes, ses surprises et ses révélations ;
· Parce qu’une relation constructive et transparente entre journalistes contributeurs et citoyens ouvre des horizons inédits pour le débat d’actualité.
Mediapart, combien ça coûte ?
9 euros par mois, soit 30 centimes par jour
Les abonnements sont à durée libre, par période minimum d’un mois, résiliable à chaque fin de mois.
Il existe aussi un abonnement étudiants, chômeurs et petites retraites à 5 euros par mois ainsi qu’un abonnement de soutien à 15 euros par mois.
Rendez-vous sur : http://www.mediapart.fr !
Société Editrice de Mediapart, 8 passage Brulon – 75012 Paris www.mediapart.fr
SAS au Capital de 1958 930 €
Siret : 500 631 932 0001"
2008-05-24
Socialisme & libéralisme
Bertrand Delanoë (socialiste) : "Je suis libéral" (De l'audace, mai 2008).
Elisabeth Guigou (socialiste) : "le libéralisme politique, c'est notre histoire" (Le Monde.fr, 24 mai 2008).
Ségolène Royal (socialiste) : "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche" (Le Point, 27 mars 2008).
La même Ségolène Royal (socialiste), deux mois après : "Bertrand Delanoë a déclaré 'je n'ai pas envie de pouvoir'. Ca tombe rudement bien, parce que moi, si (...) J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral. Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible" (Le Monde.fr, 24 mai 2008). "Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques, (...) synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence" (Libération, 26 mai 2008).
Pierre Moscovici : "Être socialiste dans le champ économique, comme dans la façon de voir la société, et être libéral sur le terrain politique, c'est 100 % compatible. Evidemment, ce qui doit être évité, c'est la dérive sociale-libérale dans laquelle le libéralisme économique contamine la pensée socialiste : le socialisme, c'est avant tout la recherche de l'égalité. Mais être socialiste et amoureux des libertés, oui. Historiquement, c'est dans nos gênes" (Le Parisien, 25 mai 2008).
Nous qui croyions que les socialistes s'étaient mis d'accord sur une "déclaration de principes" commune, il y a un mois (Le Monde, 22 avril 2008)... Incohérence dans le parti, incohérence dans les déclarations de Ségolène. Mais elle n'a pas tort sur l'incompatibilité entre socialisme (propriété collective des moyens de production) et libéralisme (dont un des principes est le respect de la propriété privée). À moins de dénaturer ces termes. Le social-libéralisme est un oxymore.
Lien : citations antilibérales
Elisabeth Guigou (socialiste) : "le libéralisme politique, c'est notre histoire" (Le Monde.fr, 24 mai 2008).
Ségolène Royal (socialiste) : "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche" (Le Point, 27 mars 2008).
La même Ségolène Royal (socialiste), deux mois après : "Bertrand Delanoë a déclaré 'je n'ai pas envie de pouvoir'. Ca tombe rudement bien, parce que moi, si (...) J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral. Ma conviction, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible" (Le Monde.fr, 24 mai 2008). "Je ne pourrais jamais dire : je suis libérale. Je ne crois pas qu’il faille réhabiliter ce mot et ce concept. C’est le mot de nos adversaires politiques, (...) synonyme de capitalisme débridé, d’écrasement des bas salaires, de violence" (Libération, 26 mai 2008).
Pierre Moscovici : "Être socialiste dans le champ économique, comme dans la façon de voir la société, et être libéral sur le terrain politique, c'est 100 % compatible. Evidemment, ce qui doit être évité, c'est la dérive sociale-libérale dans laquelle le libéralisme économique contamine la pensée socialiste : le socialisme, c'est avant tout la recherche de l'égalité. Mais être socialiste et amoureux des libertés, oui. Historiquement, c'est dans nos gênes" (Le Parisien, 25 mai 2008).
Nous qui croyions que les socialistes s'étaient mis d'accord sur une "déclaration de principes" commune, il y a un mois (Le Monde, 22 avril 2008)... Incohérence dans le parti, incohérence dans les déclarations de Ségolène. Mais elle n'a pas tort sur l'incompatibilité entre socialisme (propriété collective des moyens de production) et libéralisme (dont un des principes est le respect de la propriété privée). À moins de dénaturer ces termes. Le social-libéralisme est un oxymore.
Lien : citations antilibérales
2008-05-21
Amendements constitutionnels budgétaires
Deux amendements au projet de loi de modification des institutions de la 5e République ont été proposés présentés par MM. de Courson et Lagarde et les membres du groupe Nouveau Centre :
Le dix-neuvième alinéa de l’article 34 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans les conditions prévues par la même loi organique, les projets de loi de finances ne peuvent être présentés ni adoptés en déficit de fonctionnement, apprécié dans un cadre pluriannuel. »
Le vingtième alinéa de l’article 34 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans les conditions prévues par la même loi organique, les projets de loi de financement de la sécurité sociale ne peuvent être présentés ni adoptés en déficit, apprécié dans un cadre pluriannuel. »
Le dix-neuvième alinéa de l’article 34 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans les conditions prévues par la même loi organique, les projets de loi de finances ne peuvent être présentés ni adoptés en déficit de fonctionnement, apprécié dans un cadre pluriannuel. »
Le vingtième alinéa de l’article 34 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans les conditions prévues par la même loi organique, les projets de loi de financement de la sécurité sociale ne peuvent être présentés ni adoptés en déficit, apprécié dans un cadre pluriannuel. »
De l'audace de Bertrand Delanoë
Extrait de l'article de Nicolas Barotte, Delanoë invite la gauche à accepter le libéralisme, Le Figaro, 20 mai 2008, au sujet du livre de bertrand Delanoë, intitulé De l'audace :
"Accepter le libéralisme.
"Le «sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture, est profondément antilibéral». Bertrand Delanoë veut reconquérir le terrain perdu par la gauche sur le plan des idées en défendant la «liberté» au sens philosophique. «M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c'est le contraire, c'est la tolérance devant les démarches individuelles. Je suis libéral. La droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose.» Pour le maire de Paris, «libertaire» qui n'a «jamais été marxiste», la gauche doit adopter «une doctrine de la liberté et de la justice dans une société imparfaite et non une doctrine de la lutte des classes qui nous promet une société égalitaire et parfaite». Il va même jusqu'à employer des mots tabous : «Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de “compétition” pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Il faut choisir : la synthèse est morte. Voici venu le temps des différences assumées.»
"Revendiquant l'importance de l'impôt et la place de l'État, il nuance : «Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c'est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal avec ses corollaires, désengagement de l'État et laisser-faire économique.»"
Commentaire de Libertas :
La douche écossaise : un premier paragraphe réjouissant, un second paragraphe refroidissant. Le libéralisme sans désengagement d'un Etat tentaculaire et sans laissez-faire économique, ce n'est plus du libéralisme ! Si Delanoë l'emporte, soit la droite sarkozienne conservatrice se fait piquer le libéralisme qu'elle n'ose ou ne veut revendiquer par une gauche modernisée par lui ; soit la gauche prétend être libérale tout en restant interventionniste, et on assistera au même détournement du terme qu'aux Etats-Unis... Quoi qu'il en soit, Bertrand Delanoë a osé dire "je suis libéral", ce qui ne peut que réjouir ceux qui combattent, jour après jour, la démagogie antilibérale si répandue en France.
Lien : Quelques conseils de lecture pour les socialistes en général et Bertrand Delanoë en particulier
"Accepter le libéralisme.
"Le «sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture, est profondément antilibéral». Bertrand Delanoë veut reconquérir le terrain perdu par la gauche sur le plan des idées en défendant la «liberté» au sens philosophique. «M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c'est le contraire, c'est la tolérance devant les démarches individuelles. Je suis libéral. La droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose.» Pour le maire de Paris, «libertaire» qui n'a «jamais été marxiste», la gauche doit adopter «une doctrine de la liberté et de la justice dans une société imparfaite et non une doctrine de la lutte des classes qui nous promet une société égalitaire et parfaite». Il va même jusqu'à employer des mots tabous : «Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de “compétition” pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Il faut choisir : la synthèse est morte. Voici venu le temps des différences assumées.»
"Revendiquant l'importance de l'impôt et la place de l'État, il nuance : «Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c'est de hisser le libéralisme au rang de fondement économique et même sociétal avec ses corollaires, désengagement de l'État et laisser-faire économique.»"
Commentaire de Libertas :
La douche écossaise : un premier paragraphe réjouissant, un second paragraphe refroidissant. Le libéralisme sans désengagement d'un Etat tentaculaire et sans laissez-faire économique, ce n'est plus du libéralisme ! Si Delanoë l'emporte, soit la droite sarkozienne conservatrice se fait piquer le libéralisme qu'elle n'ose ou ne veut revendiquer par une gauche modernisée par lui ; soit la gauche prétend être libérale tout en restant interventionniste, et on assistera au même détournement du terme qu'aux Etats-Unis... Quoi qu'il en soit, Bertrand Delanoë a osé dire "je suis libéral", ce qui ne peut que réjouir ceux qui combattent, jour après jour, la démagogie antilibérale si répandue en France.
Lien : Quelques conseils de lecture pour les socialistes en général et Bertrand Delanoë en particulier
2008-05-20
Nous ne voulons pas subventionner les pêcheurs
Les pêcheurs ont déjà bénéficie de généreux plans d'aide publics par le passé. Confrontés à la hausse du pétrole, ils demandent de nouvelles subventions. Nous, contribuables, ne voulons pas subventionner les pêcheurs. Nous sommes, comme eux, chacun dans nos activités, confrontés à la hausse du prix du carburant (d'ailleurs composé essentiellement de taxes, dont les pêcheurs sont déjà dispensés !). Les pêcheurs sont-ils prêts à nous subventionner pour nos frais de carburants ? Au nom de quoi le transfert se ferait-il vers cette catégorie particulière de la population, aux dépens des autres ?
S'il s'agissait d'une mauvaise passe à traverser, on pourrait y songer, à titre temporaire, par pure générosité de l'Etat à nos dépens, en considérant que confrontés à une mauvaise passe nous serions aidés aussi, le temps de retrouver des circonstances plus favorables. Mais ce n'est pas le cas. La pêche française est dépendante de subventions permanentes, et l'activité de pêche est en déclin structurel, avec la baisse des stocks de poisson.
Si des exploitations de pêche ne sont pas rentables, elles doivent fermer. Cela laissera davantage de poisson en mer, et moins d'offre de poisson sur le marché fera monter les cours, permettant aux pêcheurs restants de redevenir bénéficiaires et de vivre de leur pêche. Comme au Canada, il ne faut pas empêcher les pêcheries condamnées de fermer. Elles pourront se recycler dans d'autres types de production de poisson : élevage, pêche à l'aide de technique moins énergivores (caseyage, senne...) que le chalut... Ou faire tout autre chose. Aller travailler dans les secteurs économiques qui se développent. La France doit cesser de soutenir ses industries déclinantes, pendant que ses concurrents encouragent les industries qui se développent.
Nous ne voulons pas subventionner les pêcheurs.
S'il s'agissait d'une mauvaise passe à traverser, on pourrait y songer, à titre temporaire, par pure générosité de l'Etat à nos dépens, en considérant que confrontés à une mauvaise passe nous serions aidés aussi, le temps de retrouver des circonstances plus favorables. Mais ce n'est pas le cas. La pêche française est dépendante de subventions permanentes, et l'activité de pêche est en déclin structurel, avec la baisse des stocks de poisson.
Si des exploitations de pêche ne sont pas rentables, elles doivent fermer. Cela laissera davantage de poisson en mer, et moins d'offre de poisson sur le marché fera monter les cours, permettant aux pêcheurs restants de redevenir bénéficiaires et de vivre de leur pêche. Comme au Canada, il ne faut pas empêcher les pêcheries condamnées de fermer. Elles pourront se recycler dans d'autres types de production de poisson : élevage, pêche à l'aide de technique moins énergivores (caseyage, senne...) que le chalut... Ou faire tout autre chose. Aller travailler dans les secteurs économiques qui se développent. La France doit cesser de soutenir ses industries déclinantes, pendant que ses concurrents encouragent les industries qui se développent.
Nous ne voulons pas subventionner les pêcheurs.
2008-05-06
LA LIBRAIRIE LIBERALE
En français :
Raymond Aron, L'opium des intellectuels
Frédéric Bastiat, La Loi
Frédéric Bastiat, œuvres disponibles en librairie
Stéphane Courtois etc., Le Livre noir du communisme
Milton Friedman, Capitalisme et Liberté
François Furet, Le passé d'une illusion
Vincent de Gournay, Considérations sur les compagnies, sociétés et maîtrises
Friedrich Hayek, La route de la servitude
Friedrich Hayek, Droit, législation et liberté
Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
Mathieu Laine, La grande nurserie
Mathieu Laine, Post politique
Mathieu Laine, Dictionnaire du libéralisme
Augustin Landier et David Thesmar, Le grand méchant marché
Alain Madelin, Aux sources du libéralisme français, Perrin
John Stuart Mill, De la liberté
Ludwig von Mises, Abrégé de L'action humaine, traité d'économie
Philippe Nemo, Histoire du libéralisme en Europe
Johan Norberg, Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, Plon (épuisé)
Robert Nozick, Anarchie, Etat et Utopie
George Orwell, 1984
José Piñera, Pour un système de retraite qui marche ! La réforme chilienne
Ayn Rand, La Grève
Ayn Rand, Hymne
Jean-François Revel, La grande parade
Murray Rothbard, L'Éthique de la liberté
Pascal Salin, Libéralisme
Jean-Baptiste Say, Cours d'économie politique
Ken Schoolland, Les aventures de Jonathan Gullible
Hernando de Soto, Le mystère du capital
Daniel Tourre, Pulp libéralisme
Turgot, Formation et distribution des richesses
En anglais :
Milton Friedman, Free to choose
Benjamin Graham, The intelligent investor
Friedrich A. Hayek, The Constitution of liberty, Chicago
Henry Hazlitt, Economics in one lesson ("de loin la meilleure vulgarisation sur l'économie")
Lew Rockwell, Why Austrian economics matters, Mises Institute, 1995.
D'autres livres, recommandés par Charles Gave :
Jésus, Les 4 Évangiles
Alexis Clérel de Tocqueville, De la démocratie en Amérique
Frédéric Bastiat, Harmonies économiques
Bertrand de Jouvenel des Ursins, Du pouvoir
Arnold J. Toynbee, L'histoire
Sir Karl Popper, La société ouverte
Jean-François Revel, La tentation totalitaire
René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde
Certains de ces livres sont disponibles sur eBay et sur Priceminister. Cette liste est régulièrement mise à jour : à suivre... Et vous, quels auteurs, quels livres, conseillez-vous ? Quel est votre livre libéral préféré ? celui que vous offririez à un ami ?
2008-05-02
Le dollar à quatre francs
Pourquoi le dollar US ne remontera-t-il pas ? Elémentaire mon cher Watson : les USA sont engagés dans une stupide guerre à 3000 milliards de dollars (chiffre : Stiglitz). Ils la financent par l'inflation, et la Fed ne publie plus son agrégat M3, afin que cela ne se voie pas trop. Beaucoup de dollars mis en circulation, contre une quantité modérée d'euros mis en circulation, grâce à la sage politique de Jean-Claude Trichet = chute du dollar, montée de l'euro. À ce phénomène presque mécanique s'ajoutent les anticipations : ceux qui anticipent ce mouvement de hausse relative de l'euro ont tout intérêt... à acheter de l'euro. Le mouvement est cumulatif, jusqu'à ce qu'on atteigne un prix d'équilibre. Les Européens deviennent plus riches en dollars, les Américains deviennent plus pauvres en euros. Rien que de très normal, tant que la guerre durera. Malgré les artifices (financement de la guerre par la planche à billets, chiffres occultés), les lois de l'économie peuvent être aussi dures que celles de la physique... Aux Européens de savoir en profiter et de faire leurs emplettes dans la zone dollar.
Laissez chuter l'immobilier
Le soutien à l'économie (immobilier et banques) pratiqué par les gouvernements et les banques centrales actuellement est immoral et économiquement malsain.
Imaginons un agent économique qui s'abstient d'acheter de l'immobilier parce qu'il estime qu'il est historiquement surévalué, et qu'il est donc raisonnable d'attendre un retour à des valorisations plus raisonnables. Son attitude est vertueuse, car elle permet de ralentir la formation d'une bulle, de réduire son ampleur.
Mais voilà que le gouvernement ou la banque centrale fausse son calcul économique, au motif que "il ne faut pas que l'immobilier baisse", "il ne faut pas qu'une banque fasse faillite". L'agent économique vertueux, clairvoyant, est donc empêché de toucher les gains de sa mise, qui consistait à s'abstenir de participer à l'exubérance irrationnelle. Tout penaud, il restera locataire et pauvre, incapable de se payer des locaux dont les prix sont artificiellement gonflés... à ses propres frais ! puisque le soutien public est financé par lui, directement (impôts) ou indirectement (inflation).
Laissez les canards boiteux faire faillite ! Laissez les agents économiques qui avaient misé sur l'existence d'une bulle racheter les actifs de ceux qui aujourd'hui touchent deux fois le pactole, en participant à la frénésie ascensionnelle de la bulle, et en étant soutenus ou rachetés lorsque la bulle aurait dû crever et les mener à la banqueroute...
Pour une fois que libéraux et socialistes peuvent être d'accord... Les socialistes critiquent un capitalisme qui privatise les gains et socialise les pertes (sous-entendu socialiste : il faut donc socialiser les gains). Mais nous pouvons nous accorder : ne socialisons pas les pertes !
La morale de cette histoire : l'agent économique participera à la prochaine bulle sans état d'âme, sûr d'être racheté par l'Etat lorsque la bulle crèvera. La bulle sera encore plus grosse et fera encore plus mal.
Imaginons un agent économique qui s'abstient d'acheter de l'immobilier parce qu'il estime qu'il est historiquement surévalué, et qu'il est donc raisonnable d'attendre un retour à des valorisations plus raisonnables. Son attitude est vertueuse, car elle permet de ralentir la formation d'une bulle, de réduire son ampleur.
Mais voilà que le gouvernement ou la banque centrale fausse son calcul économique, au motif que "il ne faut pas que l'immobilier baisse", "il ne faut pas qu'une banque fasse faillite". L'agent économique vertueux, clairvoyant, est donc empêché de toucher les gains de sa mise, qui consistait à s'abstenir de participer à l'exubérance irrationnelle. Tout penaud, il restera locataire et pauvre, incapable de se payer des locaux dont les prix sont artificiellement gonflés... à ses propres frais ! puisque le soutien public est financé par lui, directement (impôts) ou indirectement (inflation).
Laissez les canards boiteux faire faillite ! Laissez les agents économiques qui avaient misé sur l'existence d'une bulle racheter les actifs de ceux qui aujourd'hui touchent deux fois le pactole, en participant à la frénésie ascensionnelle de la bulle, et en étant soutenus ou rachetés lorsque la bulle aurait dû crever et les mener à la banqueroute...
Pour une fois que libéraux et socialistes peuvent être d'accord... Les socialistes critiquent un capitalisme qui privatise les gains et socialise les pertes (sous-entendu socialiste : il faut donc socialiser les gains). Mais nous pouvons nous accorder : ne socialisons pas les pertes !
La morale de cette histoire : l'agent économique participera à la prochaine bulle sans état d'âme, sûr d'être racheté par l'Etat lorsque la bulle crèvera. La bulle sera encore plus grosse et fera encore plus mal.
Défaite électorale du New Labour
Le parti néo-travailliste britannique, New Labour, celui de Tony Blair et Gordon Brown, paraît déjà très - trop - libéral aux Français, de gauche et même de droite. Et pourtant, il vient de prendre une sévère gamelle aux élections locales anglaises et galloises hier, son pire score depuis des décennies : loin derrière le parti conservateur de David Cameron et peut-être même derrière les libéraux démocrates de Nick Clegg. Gouverné par une gauche déjà "trop à droite" au goût des Français, le Royaume-Uni met la barre à droite.
Et ce soir, les résultats de l'élection municipale de Londres, qui pourrait passer à droite aussi, éjectant "Ken le Rouge".
Pendant que le Royaume-Uni soigne sa prospérité, la France qui tombe applaudit aux mesures qui ont plombé son économie : lisez ces commentaires affligeants...
Estimations de la BBC :
44 % Parti conservateur (Union démocrate internationale)
25 % Libéraux démocrates (Internationale libérale)
24 % Parti néo-travailliste (Internationale socialiste)
Et ce soir, les résultats de l'élection municipale de Londres, qui pourrait passer à droite aussi, éjectant "Ken le Rouge".
Pendant que le Royaume-Uni soigne sa prospérité, la France qui tombe applaudit aux mesures qui ont plombé son économie : lisez ces commentaires affligeants...
Estimations de la BBC :
44 % Parti conservateur (Union démocrate internationale)
25 % Libéraux démocrates (Internationale libérale)
24 % Parti néo-travailliste (Internationale socialiste)
2008-04-28
Rachida Dati, une journée remplie, studieuse et concentrée
2008-04-25
Voyage en Corée du Nord
Dans cette édifiante vidéo sur la dictature communiste, "Tourist snapshots from North Korea", Paul Koontz se demande ce que peut ressentir un Nord-Coréen en son for intérieur. La nouvelle intitulée Hymne (Anthem), d'Ayn Rand, peut peut-être en donner une idée.
2008-04-23
Nous ne sommes pas cela
Une chanson pakistanaise, disant "Yeh Hum Naheen", "Nous ne sommes pas cela" en ourdou. Ils sont musulmans, mais ne se reconnaissent pas dans le terrorisme pratiqué au nom de l'islam.
2008-04-15
Michel Barnier : Un trop grand libéralisme m'inquiète
Michel Barnier, ministre de l'agriculture, critique « un trop grand libéralisme, une trop grande confiance faite au marché, avec des phénomènes de spéculation internationale sur les matières premières qui sont nouveaux et qui (l)'inquiètent (...) On ne doit pas laisser l'alimentation des gens, question vitale, à la merci des seules lois du marché et de la spéculation internationale ».
Michel Barnier, Le Parisien, 14 avril 2008.
On reste stupéfait de tant de démagogie de la part d'un ministre pourtant pro-européen. On aurait apprécié au contraire qu'il mentionnât les efforts avortés de Turgot - auteur en 1770 des Lettres au contrôleur général sur le commerce de grains et en 1774 de l'arrêt du Conseil établissant la liberté du commerce des grains et des farines à l'intérieur du royaume et la liberté de l'importation - et de Loménie de Brienne, l'échec de la loi du maximum général, l'abolition des Corn laws, l'Anti-Corn Law League, l'école de Manchester, le cycle de Doha... Pour qui voter, si l'UMP défend des positions altermondialistes, protectionnistes, dignes du parti socialiste ? Michel Barnier n'a-t-il rien appris de l'histoire des lois agricoles ?
Lien : citations antilibérales
Addendum : Sabine Herold (AL) sur la hausse des prix agricoles (trouvé sur Sulfure et contre-culture)
Michel Barnier, Le Parisien, 14 avril 2008.
On reste stupéfait de tant de démagogie de la part d'un ministre pourtant pro-européen. On aurait apprécié au contraire qu'il mentionnât les efforts avortés de Turgot - auteur en 1770 des Lettres au contrôleur général sur le commerce de grains et en 1774 de l'arrêt du Conseil établissant la liberté du commerce des grains et des farines à l'intérieur du royaume et la liberté de l'importation - et de Loménie de Brienne, l'échec de la loi du maximum général, l'abolition des Corn laws, l'Anti-Corn Law League, l'école de Manchester, le cycle de Doha... Pour qui voter, si l'UMP défend des positions altermondialistes, protectionnistes, dignes du parti socialiste ? Michel Barnier n'a-t-il rien appris de l'histoire des lois agricoles ?
Lien : citations antilibérales
Addendum : Sabine Herold (AL) sur la hausse des prix agricoles (trouvé sur Sulfure et contre-culture)
2008-04-01
2008-03-31
Nicolas Hulot : C'en est fini du libéralisme
"Il ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire. Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants. (...) Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme. (...) Pardon de le dire mais je suis plus séduit quand je discute avec un Cohn-Bendit ou avec un Besancenot. Si ces gens-là pouvaient s'affranchir complètement de leur carcan idéologique, ils seraient vraisemblablement plus porteurs de nouveauté et de réalisme que les autres."
Nicolas Hulot, Journal du Dimanche, 30 mars 2008.
Lien : Citations antilibérales
Nicolas Hulot, Journal du Dimanche, 30 mars 2008.
Lien : Citations antilibérales
2008-03-30
2008-03-26
Ils quittent la Sécurité sociale
Laure Allibert, Eiria Tem, Faraj Chemsi et d'autres (Edouard Fillias, temporairement) ont tenté de quitter la Sécurité sociale française pour Amariz, International Health Insurance ou Swiss Life, exerçant une possibilité dont Claude Reichman ou Gontrand Cherrier plaident l'existence depuis longtemps.
Le débat juridique sur la possibilité de s'affilier au premier euro auprès d'une compagnie d'assurances européenne, et de récupérer ainsi les parts patronale et salariale des cotisations d'assurance maladie, et d'être exonéré de CSG et de CRDS, n'est pas encore clairement tranché : cf. cet historique et ces textes. La Sécurité sociale prétend qu'elle bénéficie toujours d'un monopole légal.
Le débat juridique sur la possibilité de s'affilier au premier euro auprès d'une compagnie d'assurances européenne, et de récupérer ainsi les parts patronale et salariale des cotisations d'assurance maladie, et d'être exonéré de CSG et de CRDS, n'est pas encore clairement tranché : cf. cet historique et ces textes. La Sécurité sociale prétend qu'elle bénéficie toujours d'un monopole légal.
2008-03-21
Cumul d'activités des fonctionnaires
Le statut de la fonction publique française comportait des restrictions d'inspiration socialiste assez datées (1936 et 1983) à l'encontre du cumul d'activités par les fonctionnaires.
Le gouvernement réforme et assouplit ce régime. Cf. "circulaire n° 2157 du 11 mars 2008 relative au cumul d'activités et portant application de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires modifiée, notamment son article 25, et du décret n° 2007-648 du 2 mai 2007 relatif au cumul d'activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissement industriels de l'Etat" du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique (c'est l'ubuesque titre complet de cette circulaire !).
Les fonctionnaires pourront - enfin - "travailler plus pour gagner plus" et, notamment, créer des entreprises.
Le gouvernement réforme et assouplit ce régime. Cf. "circulaire n° 2157 du 11 mars 2008 relative au cumul d'activités et portant application de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires modifiée, notamment son article 25, et du décret n° 2007-648 du 2 mai 2007 relatif au cumul d'activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissement industriels de l'Etat" du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique (c'est l'ubuesque titre complet de cette circulaire !).
Les fonctionnaires pourront - enfin - "travailler plus pour gagner plus" et, notamment, créer des entreprises.
2008-03-20
Le 93 passe du PC au PS
De deux maux, il faut choisir le moindre... Le conseil général de Saine-Saint-Denis échappe au parti communiste français et passe au parti socialiste. Il ne reste plus qu'un CG PCF en France, celui du Val-de-Marne (94). Parti communiste en France, bientôt la fin. Enfin.
2008-03-18
N'impose qui ne veut
"N'impose qui ne veut", équivalent français du célèbre "No taxation without representation" anglais. Ce principe est est cité au chapitre X de L'Ancien Régime et la Révolution, d'Alexis Clérel de Tocqueville, 1856. Il y évoque aussi "cette prodigieuse et malfaisante fécondité de l'esprit financier, qui caractérise si singulièrement l'administration des deniers publics" française, encore d'actualité !
2008-03-17
2008-03-15
Tibet libre !
- Groupe Facebook : Free Tibet !
- Etudiants pour un Tibet libre
- Qu'a fait la Chine du 11e Panchen Lama ?
2008-03-05
Pétition des fabricants de chandelles : joute oratoire
LES CAUSERIES INSOLITES DES BELLES LETTRES
Joute oratoire du jeudi 13 mars 2008
Sujet imposé : « Pétition des fabricants de chandelles et généralement de tout ce qui concerne l’éclairage […] demandant au gouvernement qu’il ordonne la fermeture de toutes fenêtres et lucarnes […] en un mot de toutes les ouvertures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner à une lutte si inégale. »
(Extrait de Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, Éd. Les Belles Lettres, 2005, p. 89)
Règlement : Chaque orateur aura la parole pendant dix minutes exactement pour répondre à la Pétition des fabricants de chandelles, en argumentant soit pro, soit contra.
Le jury, présidé par Me Olivier Sers, sera composé des plus éminentes personnalités de l’art oratoire national.
Le vainqueur recevra une couronne de lauriers bien méritée sous les applaudissements du public enthousiaste.
Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse email : saladin-jc@noos.fr, ou déposées à la Librairie des Belles Lettres, 95 bd Raspail, 75006 Paris.
Le texte complet de la Pétition peut être consulté sur le blog des causeries :
http://lescauseriesinsolites.hautetfort.com/
Joute oratoire du jeudi 13 mars 2008
Sujet imposé : « Pétition des fabricants de chandelles et généralement de tout ce qui concerne l’éclairage […] demandant au gouvernement qu’il ordonne la fermeture de toutes fenêtres et lucarnes […] en un mot de toutes les ouvertures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner à une lutte si inégale. »
(Extrait de Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, Éd. Les Belles Lettres, 2005, p. 89)
Règlement : Chaque orateur aura la parole pendant dix minutes exactement pour répondre à la Pétition des fabricants de chandelles, en argumentant soit pro, soit contra.
Le jury, présidé par Me Olivier Sers, sera composé des plus éminentes personnalités de l’art oratoire national.
Le vainqueur recevra une couronne de lauriers bien méritée sous les applaudissements du public enthousiaste.
Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse email : saladin-jc@noos.fr, ou déposées à la Librairie des Belles Lettres, 95 bd Raspail, 75006 Paris.
Le texte complet de la Pétition peut être consulté sur le blog des causeries :
http://lescauseriesinsolites.hautetfort.com/
2008-03-04
Liechtenstein
Lutter contre les paradis fiscaux ? Quel est l'objectif ? Par déduction, je suppose que les thuriféraires de l'harmonisation, opposés à la pourtant saine compétition, voudraient faire de l'Europe un enfer fiscal. Les zélotes fiscaux ne répondent jamais à la question : pourquoi les contribuables fuient-ils leurs paradis collectivistes ?
Le débat actuel sur le vol par l'Allemagne de fichiers de clients d'une banque du Liechtenstein, qui a ensuite fait l'objet de recel, notamment par la France, donne lieu à des confusions, des amalgames, qui servent la cause des partisans du socialisme fiscal et budgétaire, entre blanchiment d'argent sale (lié au crime, au grand banditisme, au terrorisme...), fraude fiscale (tricherie, illégale) et évasion fiscale (transfert légal de capitaux, optimisation, usage de moyens légaux pour réduite une imposition excessive, que les parlementaires dont c'est l'office ne contrôlent guère).
Rappelons deux évidences : premièrement, il n'y a en principe plus de contrôle des changes (même si en réalité la France maintient un régime déclaratif), et deuxièmement, le Liechtenstein, comme le Luxembourg, la Suisse ou Monaco, sont des États souverains. Ils sont libres de se priver de rentrées fiscales importantes, en prévoyant des régimes fiscaux avantageux. Être lourdement imposé ne fait pas partie des droits naturels et imprescriptibles de l'homme.
Lien : concurrence fiscale
Le débat actuel sur le vol par l'Allemagne de fichiers de clients d'une banque du Liechtenstein, qui a ensuite fait l'objet de recel, notamment par la France, donne lieu à des confusions, des amalgames, qui servent la cause des partisans du socialisme fiscal et budgétaire, entre blanchiment d'argent sale (lié au crime, au grand banditisme, au terrorisme...), fraude fiscale (tricherie, illégale) et évasion fiscale (transfert légal de capitaux, optimisation, usage de moyens légaux pour réduite une imposition excessive, que les parlementaires dont c'est l'office ne contrôlent guère).
Rappelons deux évidences : premièrement, il n'y a en principe plus de contrôle des changes (même si en réalité la France maintient un régime déclaratif), et deuxièmement, le Liechtenstein, comme le Luxembourg, la Suisse ou Monaco, sont des États souverains. Ils sont libres de se priver de rentrées fiscales importantes, en prévoyant des régimes fiscaux avantageux. Être lourdement imposé ne fait pas partie des droits naturels et imprescriptibles de l'homme.
Lien : concurrence fiscale
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